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Synopsis

The Wind That Shakes the Barley - Photo 9

Irlande, comté rural de Cork, 1920. Un après-midi de printemps. Un match de hurling (sorte de hockey sur gazon) entre paysans se joue dans la lande sauvage et verdoyante, noyée dans les herbes hautes et caressée par « le vent qui agite l’orge », titre original du film. Un vent qui semble insuffler de la joie, de la fraternité et de la liberté. Ici, pas de frontière. Pas d’enjeux. Juste un jeu réunissant des hommes en chemise, bretelles et béret qui courent, crient et se taquinent dans une ambiance bon enfant.

Voici le tableau des premiers plans du film qui montre un paysage chatoyant et paisible, à la fois témoin et complice de la vie d’hommes ordinaires, mais qui dépeint aussi à travers ces hommes un pays plein de vigueur et d’entrain. Seulement cette vision bucolique et pacifique va être ternie par l’arrivée d’autres hommes, animés d’une violence brute et gratuite : les redoutables Black and Tans, combattants engagés par le gouvernement britannique en soutien à la police royale irlandaise (the Royal Irish Constabulary), pour la plupart des vétérans de la Première Guerre mondiale, qui vont faire souffler un vent de terreur sur la modeste ferme des Sullivan, puis dans tout le comté.

The Wind that Shakes the Barley s’inspire de faits réels : la guerre d’indépendance irlandaise (1919-1921) et la guerre civile irlandaise (1922-1923) qui vont précipiter ces paysans, deux frères notamment (Damien et Teddy O’Donovan), dans les méandres d’une histoire plus grande qu’eux, aux conséquences irrémédiables et fratricides, où la raison n’aura plus de cœur, ni de famille, ni d’amis. Ainsi, celui des deux frères qui était destiné à une brillante carrière de médecin à Londres se retrouvera dans la lutte armée au sein d’une colonne volante (Flying Column) – une unité de combat de l’IRA –, et s’opposera à celui qui embrassera la cause unioniste. Au cours de sa croisade idéaliste, juste avant de donner la mort à un jeune de dix-sept ans et alors que l’un de ses compagnons d’infortune s’insurge : “He’s your own fellow! He’s one of your own!” il confiera à un autre : “I studied anatomy for five years, Dan. And now, I’m going to shoot this man in the head. […] I hope this Ireland we’re fighting for is worth it”, offrant un regard bouleversant et douloureux sur le dilemme éthique qui doit le tarauder à ce moment-là. Est-ce que la violence employée comme moyen de revendication politique et les atrocités et actes de barbarie qu’elle ne manque pas de générer se justifient dans le combat au service d’une identité ?

Nul doute que le vent de l’histoire souffle sans ménagement sur ces héros-bourreaux d’une cause, les bousculant comme les épis de l’orge, pour mieux les diviser et les confondre dans leurs motivations et leurs contradictions.


Les auteurs
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