Réalisateur
Le réalisateur : Ken Loach

Kenneth Loach, plus connu sous le nom de Ken Loach, est un réalisateur britannique de cinéma et de télévision qui a dirigé de nombreux films et documentaires à thème social et au contenu politique engagé sur des questions sociales (Cathy Come Home en 1966 qui révélait les ravages du chômage et l’engrenage du mal-logement dans le quotidien d’une famille), historiques (Land and Freedom en 1995 qui explorait la lutte antifasciste pendant la guerre d’Espagne et ses traumatismes) ou politiques (Route Irish en 2010 qui dénonçait la privatisation de la guerre en Irak). Dans cette entreprise, il est accompagné depuis plus de dix ans par son scénariste et alter ego, Paul Laverty.
Son travail, très reconnu en France, a été récompensé par deux César et trois Prix du jury à Cannes où il a également obtenu la Palme d’or pour son film The Wind That Shakes the Barley (« Le Vent se lève ») en 2006. Son engagement à gauche et ses prises de position publiques pour plus de justice sociale, de reconnaissance statutaire et identitaire, qui ne sont pas sans causer de vives polémiques outre-Manche, ont fait sa renommée.
En digne héritier du Free Cinema, Nouvelle Vague britannique de 1956 à 1963, par analogie à la Nouvelle Vague française, Ken Loach n’aura eu de cesse, au cours de ces quarante dernières années, de pratiquer un art qui incarne un cinéma britannique indépendant de nature documentaire et contestataire. The Wind That Shakes the Barley n’échappe pas à cet art du réel (décors naturels, acteurs non professionnels issus du contexte géographique et sociofamilial dans lequel ils jouent, accents authentiques, histoire chronologique), de la mise à distance (monologues, voix off), de la transgression (représentation cinématographique de la violence et de la barbarie) et du militantisme (modélisation de l’histoire par la fiction, parti pris du réalisateur pour ses personnages). Concernant la direction de ses acteurs, soucieux d’obtenir d’eux une expression des sentiments aussi vraie que nature afin que leur performance d’acteur ne soit pas surjouée, il veille à les garder dans l’ignorance de certains dialogues et de certaines didascalies de façon à ce qu’à l’écran la surprise, la tristesse ou le choc soient vécus réellement par l’acteur.
Quelques-uns de ses films :
- Kes (1969)
- Regards et sourires / titre original : Looks and Smiles (1981)
- Ladybird / titre original : Ladybird, Ladybird (1994)
- Land and Freedom (1995)
- My Name is Joe (1998)
- The Navigators (2001)
- Sweet Sixteen (2002)
- Just a Kiss / titre original : Ae Fond Kiss (2004)
- Le Vent se lève / titre original : The Wind that Shakes the Barley (2006)