Miss Potter

Imaginez-vous à l’époque de l’Angleterre victorienne. Londres au tournant du XXe siècle. Beatrix Potter, jeune femme trentenaire issue de la nouvelle classe moyenne, et dont la famille a fait fortune dans le coton pendant la révolution industrielle, est toujours célibataire. Elle a pourtant bénéficié d’une éducation conforme à celle réservée aux jeunes filles de son rang ; à savoir, une nourrice en guise de chaperon et des gouvernantes pour parfaire son instruction. À sa mère, dignement enfermée dans son carcan bourgeois, qui s’inquiète du fait qu’aucun jeune homme digne de ce nom ne prendrait pour épouse une jeune fille au visage maculé de boue (résultat d’une course effrénée à la poursuite d’un lapin), elle rétorque qu’elle ne se mariera jamais. En effet, Beatrix n’a qu’une chose en tête : les animaux et le dessin. Elle se passionne pour l’histoire naturelle, les sciences et la peinture. Il ne se passe pas une journée sans qu’elle ne dessine et peigne ceux qui deviennent ses amis de la faune et de la flore. Ils sont son univers intérieur. Ils deviennent ses protégés. Elle sera leur protectrice jusqu’à la fin de sa vie et au-delà.


