En busca de la novia perdida
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Nombre de séances prévues : 4 séances
Niveau visé : B1
Approche culturelle en lien avec les programmes :
- représentation de soi et rapport à autrui (classe de seconde)
- le passé dans le présent (classe de seconde)
- identités et échanges (cycle terminal)
- territoire et mémoire (cycle terminal)
- diversité et inclusion (cycle terminal)
Problématique : le mélange des genres filmiques (comédie, parodie, etc.) peut-il traduire des spécificités culturelles ?
Projet de fin de séquence : créer le doublage (voix off) de l’épopée parodique du personnage de Rafa.
Médias
Extrait vidéo
En busca de la novia perdida
Extraits audios
Las vascas no se maquillan
Los ocho apellidos vascos de Rafa
Séance 1
Objectifs :
- définir et identifier des préjugés, des stéréotypes
- déceler des spécificités phonologiques régionales
Activités langagières :
- compréhension de l'écrit
- compréhension de l'oral
- expression orale
Objectifs linguistiques :
- l’emploi de Pedir et Preguntar
- quelques emplois du subjonctif (expression de la crainte, d’un sentiment)
Support utilisé : extrait audio : “Las vascas no se maquillan” + script
Support annexe : annexe 1 : script (extrait)
Propositions d’activités
Contextualisation
Rafa, jeune Andalou qui n’a jamais quitté sa région d’origine, est tombé amoureux d’une jeune fille basque, prénommée Amaia, lors d’une soirée sévillane fortement arrosée. Mais dès le lendemain de leur rencontre, Amaia a regagné précipitamment son village basque, ne laissant à Rafa que le souvenir de leurs émois et un sac, oublié dans l’appartement où ils ont passé la nuit. Aussi, Rafa est décidé à retrouver Amaia, quitte à « s’expatrier » pour la rejoindre, et ce non sans quelques craintes, bien ancrées dans l’imaginaire andalou.
Activité 1
La première séance repose sur l’entraînement à différents types d’activités qui seront réalisées à partir de l’extrait audio “Las vascas no se maquillan” . L’exploitation du support conduira à sensibiliser les élèves aux préjugés associés à certaines régions d’Espagne, en l’occurrence au Pays basque. Ces préjugés véhiculés par les Espagnols eux-mêmes, ici les Andalous, renvoient à une vision stéréotypée, poussée à l’extrême de la caricature tout au long du film Ocho apellidos vascos. Le travail mené sur ce dialogue entre les trois amis andalous permettra également de faire découvrir la particularité de leur accent. Ce sont donc ces différences linguistiques et culturelles, souvent outrées ou exacerbées, que nous nous proposons de faire percevoir.
Il convient cependant de faciliter l’accès des élèves à ces spécificités en travaillant tout d’abord une partie du dialogue sous forme d’une compréhension de l’écrit pour fixer/préciser les lieux depuis lesquels ces différences s’observent (Sevilla-Despeñaperros VS Euskadi), déterminer les différences linguistiques et culturelles autour desquelles les clichés se cristallisent et les lieux emblématiques où ils abondent et s’expriment : les bars. C’est précisément là que se tient le dialogue choisi. Toutes choses qu’il serait difficile de mettre à la portée de la classe par la seule écoute de l’intégralité du dialogue dans sa version audio, sans quelques étapes préalables indispensables.
Le professeur travaillera donc tout d’abord à partir de la transcription du début du dialogue (annexe 1) et diffusera l’extrait audio jusqu’à “… si no has pasado nunca de Despeñaperros.” (0’ 34”). Il sera demandé aux élèves de déterminer le lieu où se déroule la scène et le sujet de la conversation (Vamos a determinar dónde están los personajes y de qué están hablando). Le professeur recueillera les premières informations suivantes :
- Los tres compañeros están en un bar, se ve en la entradilla y también en la foto.
- Están hablando del bolso de una chica. Sabemos que la muchacha ha vuelto a su pueblo.
- Rafa tiene intención de llevarle el bolso allí.
On pourra alors relever les différents lieux évoqués dans l’extrait et demander aux élèves de les relier aux personnages (présents ou évoqués), puis ce que l’ailleurs évoqué (“Allí”) suscite parmi les personnages :
- Rafa y sus compañeros son andaluces y están en Andalucía, se nota porque cuando Rafa comenta que tiene la intención de llevarle el bolso a la chica, Curro le recuerda que nunca ha ido más allá de Despeñaperros, o sea, de Andalucía.
- Según Rafa, la chica podría ser Miss Euskadi, ya que es vasca.
- Refiriéndose a la chica, Curro añade que las vascas no se maquillan, lo cual permite deducir también que es vasca.
- Joaquín teme que haya una bomba dentro del bolso/que el bolso explote.
- Lo relacionado con el “allí” despierta miedo, es un lugar peligroso.
- Las chicas de allí no pueden ser Miss, o sea no pueden ganar premios en un concurso de belleza.
Rappelons que certains des éléments de sens mentionnés ci-dessus n’apparaissent pas explicitement formulés dans le dialogue. Ils relèvent donc de l’implicite et d’une compréhension fine. Aussi, le professeur n’hésitera pas ici à s’assurer de la bonne compréhension de tous ses élèves, lors d’une phase récapitulative pour laquelle il sollicitera un (ou plusieurs) d’entre eux pour reformuler ce qui a été dit.
On procédera à une dernière écoute de ce fragment en demandant à la classe de réagir quant aux intonations et à l’accent andalou peu articulé, caractérisé notamment par l’omission de la prononciation des « s » dans les mots, mais également du « d ». On proposera d’en relever quelques exemples et l’on pourra attirer l’attention sur la drôlerie du double sens contenu dans la remarque de Curro : “La(s) va(s)ca(s) no se maquillan” prononcée à l’andalouse.
Activité 2
On poursuivra le travail amorcé sur le dialogue, cette fois sans l’aide de la transcription, mais en diffusant la suite du support audio de façon fragmentée, afin d’accompagner la compréhension. La diffusion, depuis “Es que me he enamorado” (0’ 39”) jusqu’à “que seguro ha puesto algo de nosotros allí” (0’ 52”), sera précédée de la consigne suivante :
Vamos a escuchar la continuación del diálogo en el bar y vamos a determinar qué les revela Rafa a sus compañeros y cómo reaccionan.
- Rafa les revela que se ha enamorado de Amaia y que quiere proseguir la historia que ha empezado con la chica.
- A sus compañeros les cuesta creer que Rafa pueda enamorarse de una vasca. O sea, les parece incomprensible, se nota por la pregunta de Joaquín.
- Además, a Joaquín le preocupa que la chica haya podido apuntar datos sobre él en su agenda. Le pide a Curro que busque en la agenda para ver si encuentra algo.
- Por lo visto, recela de la chica, sin conocerla y quiere que Curro borre todo cuanto figure en la agenda.
Les élèves seront ensuite invités à réagir à partir de l’audition de la dernière partie du support audio, depuis “Lo que hay que hacer es…” (0’ 52”) jusqu’à “…es incapaz de irse a las Vascongadas, incapaz.” (2’ 10”) suivant la même consigne d’écoute (ou objet d’écoute), à savoir les réactions et commentaires des compagnons de Rafa au sujet de la jeune Basque, Amaia. C’est le téléphone de la jeune fille qui est tout d’abord l’objet de la défiance des Andalous, puis la langue jugée incompréhensible. S’ensuit le goût supposé des Basques pour la destruction des biens d’autrui, et leurs principes éducatifs sectaires et violents, aux dires des amis de Rafa :
- A Curro le extraña la palabra “Aita” que encuentra entre los contactos del teléfono móvil.
- Le pregunta a otro compañero del bar qué significa.
- Significa “padre” en vasco.
- Viene luego la advertencia de Pedro acerca del peligro que corre Rafa si coge el coche para ir a Euskadi.
- Los vascos no pueden ver a los andaluces sentencia Curro. E incluso, según él, educan a sus hijos en estos “valores” (violencia, rechazo) y les aprenden a hacer cócteles molotov.
On conduira la classe à déduire qu’il s’agit là d’une liste de clichés, de préjugés infondés ou, plus exactement, qui se fondent sur la méconnaissance totale des réalités linguistiques et culturelles de leurs voisins du Nord, les Basques ; clichés dont l’accumulation et l’exagération ont pour but de faire sourire et souvent même rire.
Activité 3
La dernière étape de la séance sera consacrée à une synthèse collective des clichés associés au Pays basque qui émaillent la scène du bar. Cette synthèse prendra, par exemple, la forme d’un nuage de mots permettant de recenser quelques-uns des préjugés relevés lors de l’étude du dialogue, quelques expressions qui traduisent la crainte suscitée par cet « ailleurs » que constitue le Pays basque, crainte qui n’épargne pas ses habitants, loin s’en faut. Nous proposons ici une possible production pouvant être réalisée en classe (à partir du site de création de nuages de mots, Tagxedo, ou tout autre site permettant la création de ce type de support).
Travail à la maison
Les élèves prendront appui sur le nuage de mots élaboré en classe pour la réalisation de la consigne de travail. Ils devront être capables de prendre la parole devant la classe pour citer trois exemples de préjugés associés au Pays basque et la réplique du dialogue ou l’expression employée qui les montre. Le nuage de mots servira en cela d’aide-mémoire. Par ce type d’exercice, le professeur favorisera un entraînement gradué à la prise de parole en continu.
Annexe 1
Script
En el bar, está Rafa con dos amigos suyos, Curro y Joaquín. Rafa ha traído el bolso que Amaia ha olvidado coger antes de regresar al País Vasco, su región de origen.
Joaquín:¡Cuidado, Currito, no vaya a haber un artefacto explosivo ahí dentro, hijo!
Curro:Para allá. ¿Tú estás seguro de que este bolso es de una mujer? Porque aquí no hay ni pintalabios, ni rímel, ni nada.
Joaquín:¡Si las vascas no se maquillan!
Rafa:Joaquín, que tú viste a la muchacha, podía ser perfectamente Miss Euskadi1.
Joaquín:¿Miss Euskadi? Eso allí no hay, no hay. Venga, dile, díselo. Mira, Currito, no lo te pierdas.
Rafa:Que... que quiero llevárselo.
Curro:¿A quién? ¿A la policía?
Joaquín:No, a ella.
Curro:Pero tú ¿No me habías dicho que esa criatura estaba ya en su pueblo?
Rafa:Claro, pues allí.
Curro:¿Pero tú estás majareta2? Si tú no has pasado nunca de Despeñaperros3.
1 Euskadi = País Vasco
2 Estás loco.
3 Despeñaperros: desfile montañoso que separa Andalucía del resto de España. Parque natural.
Séance 2
Objectifs :
- établir des liens entre les différents supports de la séquence
- décrire et comprendre des émotions, des sentiments
- repérer quelques-uns des procédés de la parodie
- reconnaître quelques traits phonologiques et expressions de la langue basque
Activités langagières :
- compréhension de l'oral
- expression orale et expression orale en continu
- expression écrite
Objectifs linguistiques :
- le lexique lié à l’expression des sentiments
- l’emploi du verbe Resultar
- les aspects de l’action Seguir + gérondif
- les tournures exclamatives (¡Vaya…!, ¡Menudo…!, ¡Qué… más…!)
Support utilisé : extrait vidéo : “En busca de la novia perdida”
Support annexe : annexe 2 (fiche de travail)
Propositions d’activités
Contextualisation
En dépit des avertissements de ses amis et du tableau pour le moins sombre qu’ils ont brossé du Pays basque, Rafa a quitté Séville en autobus, à la recherche de la jeune Amaia. L’Andalou s’est aventuré dans le Grand Nord péninsulaire ; on le retrouve à son arrivée en terres basques. L’extrait vidéo choisi fait suite à la scène du bar (travaillée lors de la séance 1).
Activité 1
L’exploitation de l’extrait vidéo “En busca de la novia perdida” se déroulera en deux temps. On visionnera d’abord un premier fragment (jusqu’à 0’ 56”, avec arrêt sur écran lorsque le panneau BIENVENIDOS AL PAIS VASCO apparaît). Il aura été demandé à la classe de regarder avec attention l’extrait afin d’être capable d’établir des liens avec le document audio travaillé lors de la séance précédente : Mirad con atención el fragmento de película para ser capaces de relacionarlo con el audio trabajado anteriormente. On laissera les élèves réagir librement car la compréhension de l’extrait est aisée à la simple lecture des images.
- El personaje es Rafa y comprendemos que ha tomado el autobús para ir a Euskadi, se ve en la señal de tráfico que indica la llegada al País Vasco.
- Este fragmento es la continuación del audio estudiado anteriormente.
- El viaje de Rafa ha sido largo desde Andalucía a Euskadi y ha tardado bastante en llegar (ya que viaja de noche y de día).
- Se le ve muy asustado/espantado ya que sale de Andalucía por primera vez.
- El miedo que siente tendrá también que ver con lo que le han comentado sus compañeros acerca del País Vasco.
- Resulta divertido ver que se ha comprado “El euskera sin miedo” como si estuviera en el extranjero.
- La situación es tanto más graciosa cuanto que se ve que está preocupado y no concilia el sueño de verdad durante el trayecto. Tiene pesadilla y se acuerda de la advertencia de su amigo Curro (“Los vascos no nos pueden ver a los andaluces ni en pintura”) que le atormenta y le retumba en la mente/en los oídos.
- Frase que establece el vínculo (punto común) entre los dos fragmentos.
Lors de la deuxième diffusion de cet extrait (jusqu’à 0’ 56”), on s’attachera à montrer comment la peur de Rafa y est mise en scène. Les élèves repéreront sans mal les mimiques autant que le réflexe de protection de Rafa, caché derrière le siège de l’autobus, comme si son voyage l’avait conduit aux confins de territoires inhospitaliers, vers un monde de ténèbres (matérialisé par le long tunnel sombre), fait de fureur et de bruits. Et la musique, entraînante, enjouée jusque-là, se fait inquiétante, à la mesure de l’hostilité d’un territoire qui laisse présager de potentiels dangers. Cette vision d’épouvante est celle ressentie par notre Andalou, héros aventurier, transporté sur fond de bande dessinée dans un décor qui semble même receler sa part de fantastique ou de science-fiction. Ici, le mélange des genres filmiques n’a pour autre but que de tourner en ridicule notre parodie de héros à son arrivée en terres basques.
Activité 2
Avant de visionner la suite de l’extrait vidéo pour découvrir la teneur des aventures de Rafa, le professeur exploitera plus avant, s’il le souhaite, la richesse des images autant que la créativité des élèves, et leur demandera d’imaginer quelques-unes des pensées qui accompagnent l’effroi de Rafa, l’« apprenti voyageur ». Le professeur favorisera ainsi l’emploi de tournures exclamatives dans leur contexte d’usage. Pour ce faire, il se connectera au site Phrase.it (ou tout autre site de création de bulles et/ou de répliques) et, collectivement, on mettra en mots l’effroi de Rafa, en ajoutant donc une bulle à partir d’une capture d’écran. Nous en proposons ici une des possibles réalisations :

“¡Qué lugar más espantoso ! ¡Vaya infierno ! Seguro que hay artefactos esplosivo‘s’ aquí…”
Activité 3
Le contraste entre la vision chimérique de Rafa et la réalité paisible du port côtier que l’on découvre dès les premières images de la deuxième partie (de 0’ 59” à la fin) est très nettement marqué dans cette deuxième phase de l’exploitation de l’extrait et sera immédiatement perçu par les élèves. On les laissera réagir librement pour dire ce qu’ils ont compris.
- Se ve el contraste entre lo que imaginaba Rafa y la realidad.
- El lugar que descubrimos poco tiene que ver con lo que el andaluz imaginaba.
- Es un pueblo costero muy tranquilo y la música que acompaña la llegada ha vuelto a ser muy placentera y llevadera.
On orientera les interventions de la classe sur l’attitude de Rafa (comment s’explique-t-elle ?) et sur la rencontre avec la passagère de l’autobus (Merche) :
- Pero Rafa sigue sintiendo miedo y parece incómodo.
- Visión que deforma tanto el espacio como a la gente que le rodea.
- No quiere que los pasajeros del autobús se den cuenta de que no es vasco.
- Cuando suena el teléfono con la musiquilla que lo traiciona (“Sevilla tiene un color especial”, -Cf.: se creó la canción con motivo de la Exposición universal de Sevilla en 1992-), se empeña en decirle, a Merche que le pregunta de dónde es, que es vasco de toda la vida.
- Incluso se mosquea cuando la mujer insiste dándole a entender que no pasa nada si no es vasco y que tampoco ella lo es. Es “forastera” de Cáceres.
- Rafa aparenta ser “paisano vasco” tomando acento y expresiones lingüísticas de la región (“por favores”, “aúpa”, “agur”).
- Merche tampoco ahorra tópicos asociando Sevilla con la Exposición universal que tuvo lugar allí en el 92.
Travail à la maison
Il sera demandé aux élèves de proposer d’autres variantes linguistiques pour exprimer l’effroi, la surprise, la peur de Rafa en complétant la fiche de travail (annexe 2).
Annexe 2
Fiche d’activités
Completa el siguiente globo expresando la sorpresa de Rafa al llegar a Euskadi:
Expresa también el terror de Rafa:
Séance 3
Objectif : comprendre le sens du titre du film
Activités langagières :
- compréhension de l'oral
- expression orale
Objectifs linguistiques :
- le lexique lié aux liens de parenté
- l’autre aspect de l’action Ir + gérondif
Support utilisé : extrait audio : “Los ocho apellidos vascos de Rafa”
Propositions d’activités
Contextualisation
Rafa a bien retrouvé Amaia dans son village du Pays basque. Il est présenté au père de la jeune fille, lequel est très attaché à la culture et aux traditions basques, et lui dit se prénommer Antxón (nom typiquement basque). Cependant, Rafa va se voir également contraint, dans cette scène, de compléter sa nouvelle identité basque d’emprunt.
Activité 1
L’exploitation de l’extrait audio “Los ocho apellidos vascos de Rafa” permettra aux élèves de découvrir une partie de la suite des aventures de Rafa l’Andalou en terres basques et d’assister notamment à la création pour le moins improvisée de l’ascendance du pauvre Rafa, poussé à se créer une généalogie basque de toutes pièces afin de convaincre son beau-père. Avant la diffusion de l’extrait, il sera précisé à la classe que Rafa rencontre le père d’Amaia pour la première fois et que celui-ci souligne d’emblée l’importance d’un élément, lequel ? (Presenciamos el encuentro entre Rafa y el padre de Amaia, vamos a determinar qué elemento le parece determinante al padre.). L’extrait audio sera alors diffusé jusqu’à : “… con kas. Muchas.” (0’ 16”).
- Al padre de Amaia, le parece determinante que el novio de su hija tenga sus ocho apellidos vascos.
- Rafa le contesta que él hasta tiene dieciséis o sea el doble de lo que se requiere.
On reviendra sur la transmission traditionnelle des noms de famille en Espagne (deux noms de famille : en premier lieu vient le premier nom de famille du père, suivi du premier de la mère.) Le professeur conduira la classe à déduire que les huit patronymes réclamés par le père d’Amaia correspondent aux ancêtres de Rafa qui doit démontrer la pureté de son ascendance basque (ser vasco por los cuatro costados/es vasco de pura cepa).
La seconde diffusion complète de l’extrait sera centrée sur les hésitations de Rafa et le ton ferme de Koldo, le père.
- Rafa enumera los primeros apellidos con bastante facilidad pero le cuesta encontrar ocho.
- El andaluz va inventando la identidad de sus supuestos abuelos, bisabuelos y tatarabuelos vascos por eso se oyen pausas, vacilaciones en la voz.
- Se justifica diciendo se siente mucha emoción al evocar a sus antepasados.
- El padre le comenta con tono muy seco y rotundo que el último apellido que ha dado no es nada vasco (“¡Clemente no es vasco, ni pa’ Dios!”) y Rafa finge descubrirlo con sorpresa.
Les élèves n’étant pas en mesure de comprendre la drôlerie de cette filiation hétéroclite, le professeur les y aidera dans l’activité suivante.
Activité 2
L’enseignant projettera au tableau la supposée lignée de Rafa et invitera la classe à réagir. Les élèves commenteront aisément le caractère invraisemblable et drôle de cette généalogie de composition que Rafa improvise dans le seul but de correspondre aux critères du gendre idéal (selon les vœux de Koldo).
Iñaki Gabilondo → periodista muy conocido entre los españoles
Iñaki Urdangarín → famoso jugador de balonmano del equipo español y marido de la hija de don Juan Carlos I
Andoni Zubizarreta → famoso futbolista (portero) jugó con la selección española
Karlos Arguiñano → famoso cocinero (tiene un programa en televisión)
Ane Igartiburu → famosa presentadora de televisión
Mikel Erentxun → músico y cantante de origen vasco
Arnaldo Otegi → dirigente político en la lucha por la independencia del País Vasco
Javier Clemente → entrenador de fútbol nacido en el País Vasco
Travail à la maison
L’exercice donné en vue de la réalisation de la tâche finale visera à travailler la prononciation, mais également les intonations, par l’écoute en autonomie du dialogue étudié en cours (“Los ocho apellidos vascos de Rafa”). Pour ce faire, le professeur déposera l’extrait accompagné de sa transcription sur l’ENT (Espace numérique de travail) ou sur Padlet. Les élèves s’entraîneront à imiter la prononciation autant que les intonations des personnages du dialogue. Rappelons que les transcriptions des supports sonores (audio ou vidéo) n’ont pas vocation à être distribuées aux élèves sauf à répondre aux besoins particuliers de la réalisation d’une consigne de travail. C’est le cas ici : les élèves ne pourraient reproduire de façon fidèle les répliques du dialogue s’ils n’en disposaient pas.
Séance 4 : réalisation du projet de fin de séquence.
Créer le doublage (voix off) de l’épopée parodique du personnage de Rafa
Il s’agit de créer la bande-son (enregistrement sonore) d’une partie de l’extrait vidéo “En busca de la novia perdida” travaillé lors de la séance 2. Les images montrent le personnage de Rafa en route pour le Pays basque : sa lecture de El euskera sin miedo, ses cauchemars durant son sommeil, sa vision effrayante des lieux à son réveil puis le paysage paisible qu’il découvre. Les élèves vont avoir à « mettre en mots » les pensées et les cauchemars du personnage pour en constituer le doublage en voix off.
Modalités
La première étape du travail sera consacrée à la rédaction du script du doublage. Les élèves, en binômes ou par groupes de trois, le rédigeront en tenant compte des consignes suivantes qui leur seront données :
Redacta el guión del fragmento que corresponde a los pensamientos de Rafa durante estos cuatro momentos de su viaje:
| 1) la lectura_ de El euskera sin miedo, | (tres particularidades lingüísticas) |
| 2) sus pesadillas durante la noche, | (dos recuerdos de la escena del bar) |
| 3) la visión de espanto de noche, | (expresión del miedo Cf. sesión de clase 2) |
| 4) el lugar placentero que descubre de día. | (contraste con lo anterior) |
Emplearás la primera persona del singular y volverás a usar giros aprendidos a lo largo de las sesiones de clase.
Le professeur explicitera ces consignes en donnant les conseils appropriés, du type de ceux mentionnés ci-dessus entre parenthèses, afin d’aider à la réalisation du travail. Il circulera entre les différents groupes pour apporter aide et correction.
La deuxième phase du travail consistera pour chaque groupe à prévoir quel sera le ton le plus adapté à chacune des parties du script qu’il a rédigé. Le professeur accordera le temps nécessaire à cet entraînement.
Enfin, la phase de doublage proprement dite donnera lieu à quelques-unes des productions. On visionnera l’extrait vidéo (sans le son) et les groupes proposeront, à tour de rôle, leur propre doublage en direct.
Autre possibilité : les élèves enregistreront leur production sur Audacity. Les enregistrements seront écoutés en même temps que défilent les images de l’extrait vidéo.
Autre variante : on utilisera le logiciel Windows Movie Maker (ou tout autre logiciel permettant de remplacer la bande-son d’une vidéo par une création personnelle pour en faire un doublage). Cette possibilité offre des productions d’élèves plus abouties mais requiert des manipulations techniques plus importantes.


