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Eric Flageul, moniteur de planche à voile
- 2015
- vidéo en ligne
- Agir
Retrouvez prochainement la fiche d'accompagnement pédagogique de cette vidéo.
Transcription
Éric Flageul, moniteur de planche à voile.
Sur l'eau, on est dans une autre dimension.
Il n'y a plus de dimension de temps, d'heure, ce n'est plus qu'une dimension de vent, de marée.
On est sur un autre monde, on déconnecte complètement.
J'ai découvert la voile sur un plan d'eau intérieur parisien, où j'ai appris à faire de la planche à voile, du dériveur, du catamaran.
Ensuite, j'ai passé mon monitorat.
Ça commençait à vraiment m'intéresser de transmettre ma passion aux autres, pour en arriver au brevet d'État de voile et à en faire mon métier.
Tu prépares ton matos pour aller en rivière et on fait comme hier.
Vous pouvez prendre des cinq mètres... Il faut être multifonction.
Il y a tout ce qui est encadrement.
C'est le propre du métier.
On est amenés à encadrer différents supports, la planche à voile, le catamaran, l'optimiste, différents types de publics, des gens qui font de la compétition, des gens qui sont là en loisir pour se balader sur la rivière.
C'est seulement la partie sur l'eau.
Après, il y a toute l'organisation du système, je ne suis pas tout seul à travailler.
On est une dizaine.
Il y a huit moniteurs dans le lot et plein d'aide moniteurs.
Donc il faut organiser le système.
Il y a du maille. Bon ben voilà.
Vous noterez, quatre minutes pour réparer un moteur.
On appartient à une tribu.
C'est la tribu des planchistes, avec des codes vestimentaires, des codes de langage.
Globalement, un tricks, c'est une figure.
Il y a plein de trucs comme ça. Il y a toute cette tribu qui se met en route avec pour objectif, une fois sur l'eau, d'aller le plus vite possible.
Je fais partie des 5 %, c'est un truc du style des enfants qui naissent avec un handicap.
Ce n'est pas lié à une prise de médicament de ma maman, il n'y a eu aucune complication. Il y avait moins d'échographies à l'époque, donc ça a été une surprise.
Je l'ai toujours vécu de façon plus que naturelle.
Ça n'a jamais été un obstacle, j'ai fait du vélo, de l'escalade... Oui, on part sur l'eau.
Par rapport à la voile, au début, ce n'était pas facile pour moi de faire de la planche, mais on a élaboré une prothèse avec un crochet au bout, permettant de m'accrocher au wishbone, pour faire de la planche à voile.
J'ai quand même fait deux championnats de France et je n'étais pas mauvais.
À partir de là, dans mon milieu professionnel, ça a plutôt été une force.
Quand on arrive devant un jury de brevet d'État pour devenir éducateur sportif voile, les mecs ouvrent grand les yeux.
En allant sur l'eau, en voyant ce qu'on a dans la tête, ça s'est très bien passé.
Éric à tous les moniteurs.
Je rappelle à tout le monde... Je serais ravi que le Fun Camp fonctionne sans moi.
Il y a eu quelque chose de fait.
On a mis des choses en place et en plus, on les a transmises.
On ne les a pas gardées pour nous pour partir avec.
On met des choses en place, on diffuse aux autres, et quand quelqu'un s'en va, il y a des gens derrière prêts à renouveler le projet, à remettre les choses en place et à faire que ça tourne.
Fiche détaillée
Durée : 00:03:38
Date de production : 2015
Réalisateur : Canopé Rennes
Contributeur : Eric Flageul