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La philosophie au lycée, en tant que questionnement du monde, de l’homme, des hommes dans leurs rapports mutuels, dépasse désormais le seul cadre de son enseignement en classe de terminale par le biais de l’enseignement des spécialités. Dès la classe de première, la philosophie se trouve ainsi réunie de manière explicite avec le domaine des lettres dans la spécialité Humanités, littérature et philosophie. Christian Godin, dans les extraits suivants, précise ce que l’on entend par « philosophie », « philosophe » et « action de philosopher ».
En tant que discipline humaniste, la philosophie s’inscrit dans une dimension transversale tout en ayant ses spécificités. Elle forme au jugement critique et incite à un certain regard sur le monde.
« Y a-t-il des lieux pour philosopher ? » interroge la salle de cours en tant que lieu idéal pour le développement du « philosopher » chez les jeunes. C’est un lieu fermé, gage de sérieux et dans lequel « l’esprit peut passer » afin de favoriser l’apprentissage de l’universel en sortant de soi. Cela peut entrer en écho avec les objets d’études en classe de terminale centrés sur « La relation des êtres humains à eux-mêmes et la question du moi » et « l’interrogation de l’Humanité sur son histoire, sur ses expériences caractéristiques et sur son devenir ».