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Truculent, ente
- 2018
- vidéo en ligne
Haut en couleur, qui étonne et réjouit par ses excès.
Source › Le Petit Robert 2017
Contenus associés
La chronique Truculence (LSF)
La chronique d’Yvan Amar interprétée en langue des signes française (LSF).
Truculent, ente (version LSF)
Pour l’édition « Dis-moi dix mots sur tous les tons », nous vous proposons une version adaptée en langue des signes française (LSF) de l’animation « Truculence ».
Transcription
À quoi pense-t-on d’abord quand on parle de truculence, d’un style truculent, d’un récit truculent, d’une histoire truculente ? Eh bien, en premier lieu, on pense forcément à Rabelais ! Dans la culture française, c’est la première référence qui vient à l’esprit : des repas de géants, des plaisirs de géants, des voix de géants qui évoquent bien sûr Pantagruel ou Gargantua.
Car la truculence s’exprime d’abord avec une voix forte, un rire qui fait trembler les murs !
S’agit-il d’une langue qui dépasse la mesure ? C’est un peu ça. La truculence déferle, et même, elle déborde : on est à l’opposé de ce que l’on appelle l’euphémisme ou même la litote, c’est-à-dire parler moins pour en dire plus !
Avec la truculence, on parle fort, et on parle beaucoup. Les adjectifs se multiplient, les verbes se succèdent, et parfois les mots s’inventent lorsque le dictionnaire classique ne suffit plus, comme dans ce grand combat imaginé par le poète Henri Michaux* :
« Il l'emparouille et l'endosque contre terre ;
Il le rague et le roupète jusqu'à son drâle […]
Enfin il l'écorcobalisse.
L'autre hésite, s'espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C'en sera bientôt fini de lui… »
Ça, c’est une vraie truculence ! On le voit, cela n’a rien à faire avec la pudeur ou la timidité : les images sont crues, pittoresques, éclatantes. Est-ce qu’elles choquent ? Oui, parfois, mais souvent dans un grand éclat de rire !
Et même le mot de « truculence » peut faire sourire. De quoi parle-t-on avec cette truculence ? De tout ce dont on hésite souvent à parler, de tout ce dont on a tant envie de parler : l’appétit, la violence, le désir !
Henri Michaux, Le Grand Combat, coll. « Une œuvre, un portrait », , Gallimard, 1927.
Fiche détaillée
Durée : 00:01:59
Date de production : 2018