Choisissez votre Atelier Canopé préféré

Vous pourrez ainsi :


  • Visualiser rapidement les horaires et coordonnées de votre Atelier Canopé
  • Découvrir les événements et services proposés près de chez vous
  • Bénéficier de la livraison gratuite dans votre Atelier Canopé

Pour choisir votre Atelier Canopé, sélectionnez votre académie ou saisissez votre code postal

OU

Valider
list
Ajouter à une liste

Créez et partagez vos listes de ressources avec d'autres utilisateurs

Se connecter

L'école, laboratoire innovant de formation

Réseau Canopé- 2016

  • vidéo en ligne
Les enseignants de l’école Claude-Monet à Neufchâtel-en-Bray participent à des pratiques pédagogiques nouvelles alliant les principes de l’école apprenante et la méthodologie de la vidéoscopie.
Ce témoignage a été réalisé dans le cadre des Journées de l’innovation 2016.
Les objectifs
  • Accompagner les enseignants dans une démarche de développement professionnel en s’appuyant sur la recherche et sur une formation hybride (M@gistère).
  • Mettre en place un dispositif d’école apprenante pour fédérer une équipe d’enseignants.
  • Utiliser une modalité innovante : la vidéoscopie au service de la démarche réflexive.


La mise en œuvre

Dans le cadre de ce projet, les conseillers pédagogiques changent de posture : de « formateurs », ils deviennent des « accompagnants » au service de l’équipe enseignante et mettent leur expertise au service de la transmission des savoirs à enseigner et des savoirs pour enseigner.

Janvier à mai 2015 : acculturation de l’équipe de circonscription

  • Réunions d’équipe régulières avec lectures communes d’ouvrages de recherche, de projets innovants repérés sur la base Expérithèque.
  • Mise en relation avec des chercheurs universitaires (ESPE, IFE...) pour solliciter une recherche-action.

Mai à juillet 2015 : définition du projet d’expérimentation d’école apprenante et choix du public cible (accompagnement par la cellule innovation)

Le choix d’une seule école comme terrain d’expérimentation est décidé suite à l’absence de chercheurs. La circonscription s’appuie sur ses ressources propres pour mener le dispositif, avec des conseillers pédagogiques débutants sur cette modalité de formation.

L’école répond à des critères repérés par l’équipe (cf. Caroline Letor, laboratoire GIRSEF de l’Université de Louvain) :

  • difficultés scolaires importantes auprès d’un public défavorisé en milieu rural,
  • appui de la direction,
  • capacité à travailler en autonomie,
  • stabilité de l’équipe,
  • climat de franchise,
  • présence d’enseignants ayant une culture du questionnement des pratiques et d’innovation.

En parallèle à ce projet d’école apprenante, l’ensemble du parcours de formation de la circonscription est retravaillé pour gagner en cohérence et construire des parcours hybrides longs.

Juin 2015 : présentation du dispositif à l’équipe

Rencontre informelle avec l’équipe enseignante pour présenter le dispositif, convaincre et amorcer une réflexion sur la thématique qui sera auto-déterminée par les enseignants.

Septembre 2015 à juin 2017 : mise en place de la formation



Les effets sur les pratiques des enseignants
  • Transformation des gestes professionnels.
  • Changement de posture d’enseignants qui acceptent plus facilement le regard extérieur (d’un collègue, d’un CPC, dans l’objectif de l’auto-confrontation) pour aider à une analyse réflexive.
  • Enseignants davantage investis dans les formations.
  • Réflexion commune qui permet de mobiliser des savoirs construits collectivement, dans le but d’instituer de nouvelles pratiques.

Astrid Mazari, conseillère pédagogique.
-Ce projet prend sa source sur deux formes de constat.
D'une part, une observation dans les classes qui montrait la difficulté des enseignants à analyser leurs pratiques au quotidien.
Parallèlement à ça, nous nous sommes intéressés aux travaux de la chaire Unesco "Former les enseignants au XXIe siècle" et en particulier à l'utilisation de la vidéo comme outil de formation.
Nous avons dégagé une problématique qui était : "Comment s'appuyer sur l'observation du réel dans les classes pour aider les enseignants Astrid Mazari, conseillère pédagogique, puis Pierre Martin, conseiller pédagogique.
à analyser leur travail ?"
-Nous nous sommes attachés à capter au maximum et au mieux l'oral dans toutes les dimensions de l'activité de classe.
Nous avons filmé en utilisant deux appareils.
Il s'agit du téléphone portable et d'une petite caméra de poing.
La qualité du son et de l'image étaient finalement suffisante pour pouvoir analyser les séquences vidéo.
Céline Octau, professeur des écoles classe d'Ulis, puis Anne Dandre, maître E.
-Une fois que je l'ai dit, je l'écris.
-Voilà.
Céline Octau, professeur des écoles classe d'Ulis, puis Wilfrid Gourdin,professeur des écoles.
-Mais...
-Il y a une difficulté, c'est Wilfrid Gourdin, professeur des écoles, puis Céline Octau, professeur des écoles classe d'Ulis.
qu'on ne parle pas comme on écrit.
-Exactement.
Anne Dandre, maître E.
-En co-intervention, on a essayé de se mettre davantage en retrait et de laisser la parole aux élèves.
Le fait qu'il y ait aussi la vidéo, on s'est rendu compte que les élèves s'expliquaient très bien entre eux les choses et que c'était important, que ces échanges-là étaient vraiment précieux.
Du point de vue du maître E, j'essaie d'aller plus loin dans, justement, l'importance du langage, pour expliquer ce qu'on apprend.
Céline Octau, professeur des écoles classe d'Ulis.
-Vous vous rappelez ?
C'était cette image-là.
Céline Octau, professeur des écoles classe d'Ulis, puis un élève.
Qui va le manger ?
-Lézard, canard, puce, ours.
Céline Octau, professeur des écoles classe d'Ulis, puis un autre élève.
-Les chèvres ne mangent pas de soupe ?
-On ne la voit pas.
Céline Octau, professeur des écoles classe d'Ulis.
-Ah, on ne la voit pas !
Est-ce que si on ne la voit pas, ça veut dire qu'elle n'est pas là ?
Ce qui est perturbant, c'est le fait d'avoir eu la sensation de ne pas être aussi présente que ça ce matin, alors qu'en fait, quand je vois la vidéo, je me rends compte que je suis hyper présente.
Donc, comme quoi...
Je ne suis pas toujours très objective sur le travail que l'on fait.
Sophie Beaumont, inspectrice de l'Éducation nationale.
-On a réussi, je pense, à concilier à la fois une approche personnalisée qui permet à chaque enseignant de s'y retrouver et de s'appuyer sur le collectif.
Et le travail d'équipe s'en est retrouvé renforcé.
C'était notre premier objectif.
Ils se sont plus approprié l'information, et du coup, ça enrichit vraiment leur pratique et on peut s'attendre à un résultat, à l'avenir, sur les résultats scolaires ou peut-être aussi, tout simplement, sur le bien-être à l'école.
Stéphanie Lagnel-Leflamand, professeur des écoles.
-La chose qui a été la plus intéressante au niveau des enseignants, ça a été d'augmenter la proportion des échanges entre nous sur nos pratiques.
Une enseignante.
-On avance petit à petit.
Mais je vois l'oral, que je ne voyais pas avant.
Wilfrid Gourdin, professeur des écoles.
-Moi, c'est ma réflexion, que je vois différente.
Parce que le fait de se voir permet de voir à la fois les écueils, les mauvaises choses dans notre pratique, forcément, mais ça permet quand même de voir les bonnes choses.
Comme le dispositif est inédit et complètement nouveau pour nous, il nous déstabilise.
Et je pense que de déstabiliser quelqu'un, c'est lui permettre d'évoluer positivement ou de créer une émulation, une motivation...
Là, ce qui me vient, c'est le reflet objectif et authentique de notre pratique, afin d'installer une analyse et une pratique plus riche et évoluée.


Durée : 00:04:19

Date de production : 2016

Réalisateur : Pascal Hamel

Producteur : Réseau Canopé