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Défi Scratch en Aveyron
Réseau Canopé- 2016
- vidéo en ligne
Ce témoignage a été réalisé dans le cadre des Journées de l’innovation 2016.
Synthèse
D’octobre 2015 à juin 2016, le « Défi Scratch en Aveyron » a proposé un parcours sur les voies de la programmation et de la création numérique, pour aborder les savoirs par la résolution de problèmes, comprendre les concepts logiques de base (séquence, itération, condition), apprendre à organiser sa pensée de façon claire, imaginer, créer et partager.
Ainsi, 6 défis ont été lancés avec les élèves de 15 classes de cycle 2-3 et de SEGPA de l’académie de Toulouse. Ces défis ont permis aux élèves de s’approprier l’interface du logiciel Scratch en ayant pour supports des éléments du programme du cycle 3 en mathématiques, géographie, conjugaison, musique, arts plastiques.
La mise en place
Le « Défi Scratch Aveyron 2015 » a fait l’objet d’une présentation à toutes les écoles du département au mois de septembre. Durant cette période, le premier défi a été testé avec une classe. Cela a permis d’identifier les éléments de la démarche qui pouvaient poser questions aussi bien au niveau des connaissances (repère orthonormé) que des compétences numériques (manipulation de médias comme le son ou l’image).
Fin septembre, le premier « vrai » défi a pu être soumis à 11 classes volontaires. Sur le site académique, une page est dédiée au défi afin que les écoles y trouvent les défis et les tutoriels qui les accompagnent. Le rythme de présentation des défis est d’environ un mois et demi.
Au 18 décembre, 2 défis ont été réalisés, puis le défi 3 a suivi à la rentrée de janvier. Les écoles ont eu la possibilité de partager leurs réalisations via le site : https://scratch.mit.edu/ ou en les envoyant par mail à l’IEN de Saint-Affrique.
Les compétences mises en œuvre
La loi du 8 juillet 2013 pour la refondation de l’École de la République met en avant l’impératif de faire entrer l’Ecole dans l’ère du numérique. Les nouveaux programmes de l’école élémentaire qui sont entrés en application à la rentrée 2016 intègrent ces évolutions. Par exemple, au cycle 3, en mathématiques : « La maîtrise des techniques et la connaissance des règles des outils numériques se construisent... [Les élèves] apprennent à utiliser des logiciels de calculs et d’initiation à la programmation. »
La plus-value du dispositif
Contrairement à ce qui était redouté, l’appropriation du logiciel de programmation Scratch a été rapide pour la majorité des élèves. Leur motivation est importante et durable. Ils attendent le prochain défi avec impatience. Certains élèves réinvestissent en dehors de l’école des compétences acquises dans la classe en devenant producteurs d’objets numériques. Peu d’élèves sont en échec sur cette activité, tous les groupes arrivent à créer une production qui répond à tout ou partie des attentes.
Transcription
Lucas, un élève.
-Le maître nous a dit : "Pour la techno, on va faire Scratch."
Donc, au début, on ne savait pas ce que c'était.
On n'avait même pas l'idée que ça...
Chloé, une élève, puis Lucas.
-Existait.
-Ouais.
Et au bout, on a trouvé ça super.
Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique.
-Aujourd'hui, cinquième défi.
C'est un défi sciences.
C'est un petit jeu sur les ovipares et les vivipares.
Vous vous rappelez que c'était un "mot du jour", en plus.
Qui me rappelle la différence entre un ovipare et un vivipare ?
Lucas ?
Lucas, un élève.
-Ovipares, c'est ceux qui pondent des œufs et vivipares, c'est ceux qui sont Lucas, puis Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique.
dans le ventre.
-Et qui naissent comment ?
Lucas, puis Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique.
-Qui naissent...
-Qui naissent vivants.
Début...
Vous choisissez le personnage que vous voulez, vous le faites parler.
Quand je clique sur "Jouer", le jeu va démarrer.
Le personnage va revenir.
Elle nous donne la consigne, parce que celui qui ne connaît pas le jeu, il faut bien qu'il voie comment on joue, et c'est parti.
Un tuto par ordi, ordi numéro 3.
Une élève.
-Va dans "Costume".
Marque "Copier".
Delphine, une élève.
-Avant, on ne faisait pas de programmation à l'école.
Maintenant, je trouve que c'est mieux.
Par exemple, en défi de géographie, on a appris les territoires d'outre-mer français, alors, c'est bien aussi.
Une élève, puis Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique.
-Mais on ne l'a pas encore mis.
-Il faudrait commencer par ça.
L'élève, puis Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique.
-Ah oui.
-Oui.
Parce qu'avant de mettre les animaux sur lesquels on va cliquer, il faut commencer Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique, puis l'élève.
à mettre le premier personnage.
-Bon.
"Annuler".
Une deuxième élève.
-Il faut peut-être choisir les autres animaux.
Chloé, une élève.
-Moi, je m'amuse bien à le faire.
Donc, j'aime bien y aller dessus.
Je l'ai installé même chez moi, parce que j'en fais tout le temps.
C'est pour ma sœur aussi.
Elle aime bien que je fasse des petites histoires.
Noémie, une élève, puis Paola, une autre élève.
-De la fille.
-Je trouve qu'on apprend mieux.
On apprend plein de choses avec Scratch.
Paola, puis Noémie, une élève.
Par exemple...
-On devait tracer un carré en rectangle, sur Scratch.
Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique, puis un élève.
-C'est bon ?
-Non.
Nina, une élève.
-C'est pour nous aider, il y a marqué les choses qu'on doit faire en premier et puis les choses qu'on doit faire vers la fin.
Du coup, après, c'est plus facile pour nous.
Et si ça ne marche pas, on l'enlève, on refait, jusqu'à ce qu'on y arrive, et si on n'y arrive vraiment pas, on demande au maître.
Chloé, une élève.
-Des fois, je sais quelque chose, je vais les aider parce qu'elles ne savent pas.
Des fois, c'est le contraire.
Frédéric Fesquet, IEN Saint-Affrique.
-Une fois qu'ils sont rentrés dans Scratch et dans le défi, ils se rendent comptent qu'ils ont un plaisir à résoudre une difficulté et ils se rendent compte que...
Ils bloquent sur une chose, et quand on les fait réfléchir, ils avancent.
On a pu se rendre compte en déroulant les défis qu'il y a des notions mathématiques qui étaient importantes à avoir aussi, des fois, en amont.
Par exemple, le premier défi, le repère orthonormé...
Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat,Saint-Affrique.
-Ça ne rentre qu'au collège, au niveau des mathématiques, donc, on s'est dit : "Ça va être compliqué, c'est abstrait."
Et finalement, vu comment l'interface est construite dans Scratch, Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique, puis Chloé, une élève.
ça n'a pas été un écueil pour eux.
-Là, il faut prendre...
"Quand OK3 pressé".
Et tu fais tous les petits.
Une autre élève.
-D'accord.
Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique, puis Delphine.
-Ça, c'est très bien.
-C'est de la technologie, parce qu'il faut que tu mettes les coordonnées et mettre...
Pour que le jeu marche.
Mais le jeu, c'est de la science, parce que c'est sur les ovipares et les vivipares.
On apprend aussi bien sur le cahier, mais là, on apprend bien quand même, parce que quand tu joues, tu dois savoir, par exemple, l'abeille, si c'est un ovipare ou un vivipare.
Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique.
-Comme d'habitude, "Fichier", "Enregistrer"...
Frédéric Fesquet, IEN Saint-Affrique.
-L'ordinateur, il arrête le face-à-face Frédéric Fesquet, puis Jacques Portelli.
cahier-élève.
Parce que...
-Échec élève, surtout !
Difficultés rencontrées, facilités, etc.
Chloé, une élève.
-Il fallait trouver, quand on appuie sur "Jouer", "Envoyer", tout ça.
Ça, je n'avais pas encore trouvé, donc, je cherchais.
Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique.
-Donc, la difficulté, c'est enchaîner les actions.
Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat, Saint-Affrique, puis des élèves.
Sinon, tout le monde a fait le début ?
-Oui.
Jacques Portelli, enseignant en CM2, école primaire Blanchard-et-Caussat,Saint-Affrique.
-En une séance, on ne va pas terminer le défi cinq.
Si tout le monde arrive à le finir en trois semaines, ce sera bien.
Donc, l'autre groupe attaquera la même chose lundi après-midi.
C'est bon ?
Fiche détaillée
Durée : 00:04:35
Date de production : 2016
Réalisateur : Pascal Gaudry
Producteur : Réseau Canopé