- vidéo en ligne
Ce témoignage a été réalisé dans le cadre des Journées de l’innovation 2016.
Vous pourrez ainsi :
Pour choisir votre Atelier Canopé, sélectionnez votre académie ou saisissez votre code postal
Pas encore d'Atelier Canopé préféré ?
Choisir mon Atelier CanopéCréez et partagez vos listes de ressources avec d'autres utilisateurs
Se connecter
Stéphane Gort, Christophe Clouet, Mikaël Landec, Morgane Durocher
Synthèse
Le collège Sophie-Germain est intégré à un projet de ville qui valorise la mixité sociale à deux pas du centre-ville de Nantes. Le levier coopératif doit permettre de mettre en valeur les qualités et les compétences propres à chacun pour permettre les réussites de tous.
A la rentrée 2014, le collège Sophie-Germain situé à Nantes, a créé des classes coopérantes sur l’ensemble du niveau 6e. Dans cet établissement classé REP+ et accueillant un public très diversifié, l’ensemble des équipes a opté pour un apprentissage basé sur l’échange. Toute une série de mesures a donc été prise, au niveau de l’organisation, du fonctionnement et de la posture professionnelle pour favoriser la réussite chez chacun des élèves par ce biais.
Inscrit dans le projet de l’établissement, le levier coopératif est actionné à tous les niveaux : entre les élèves et les enseignants, entre adultes (personnel, parents), entre les parents et leurs enfants et entre les élèves. De nouveaux temps, de nouveaux espaces de formation et de nouvelles structures ont été aménagés pour permettre une action coopérative stimulante, ambitieuse et efficace. La différenciation pédagogique est facilitée, le rapport élève/adulte est modifié pour développer la responsabilisation, l’autonomie, l’esprit d’entraide sans altérer les ambitions légitimes de chacun.
Dans chaque classe, est dispensée une éducation à la coopération (1 heure hebdomadaire par 2 enseignants) où les élèves apprennent à coopérer, de manière réflexive et souvent ludique.
Chaque classe est dotée d’un Conseil coopératif qui se réunit également 1 heure par semaine avec les deux mêmes enseignants. Il s’agit d’un temps de régulation, dans lequel les sujets abordés trouvent leur solution dans l’altruisme, l’échange de savoirs, le débat d’idées.
Une salle est dédiée à la classe pour l’ensemble du temps scolaire (hors disciplines spécifiques), ce qui permet une meilleure appropriation du lieu par les élèves et leurs professeurs. Cet espace est un lieu de partage pédagogique : affichage commun et spécifique. L’aménagement de la salle a fait l’objet d’une réflexion d’équipe en lien avec les élèves eux-mêmes.
La formation des élèves s’appuie sur les compétences transversales et disciplinaires (bulletin trimestriel revu, abandon de l’évaluation chiffrée). Des rites sont institués, des rôles sont confiés (dans la classe et à l’échelle du collège), des représentants sont élus dans les instances (CESC, FSE, Conseils des délégués). La coopération est instituée comme mode d’apprentissage dans la classe, ce qui suppose un travail de concert dans chaque équipe pédagogique. Chaque journée de classe se termine par une heure d’accompagnement personnalisé pendant laquelle chaque élève, muni de son plan de travail individuel et de son agenda-planning, effectue son travail et ancre ainsi des habitudes, développe sa responsabilité, son organisation et ses méthodes d’apprentissage. Les professeurs s’obligent ainsi à des pratiques pédagogiques cohérentes et concertées.
Le dispositif repose en partie sur la cohérence commune des attentes pédagogiques. Cela induit une collaboration étroite des membres des équipes et un suivi attentif du coordonnateur. Des réunions fréquentes sont organisées pour en garantir l’efficacité.
Ce dispositif novateur doit être accompagné régulièrement auprès des familles : lecture du résultat des évaluations et du bulletin, accompagnement de la scolarité, collaboration dans le cadre des aides individualisées.
On note un impact indéniable sur les pratiques des enseignants, notamment dans l’aspect collectif et concerté qu’impose le dispositif. Même si les dispositifs sont mis en place à différents degrés selon les personnels, les attendus de mise en place de la coopération dans les séquences pédagogiques disciplinaires créent des besoins de formation et des demandes de construction d’outils communs et convergents. La coopération interpersonnelle sur le sujet du travail personnel a modifié et clarifié les attendus de tous les collègues sur ce point et a permis l’émergence d’objectifs et d’une organisation cohérents.
Fiche détaillée
Éditeur :
Auteurs : Stéphane Gort, Christophe Clouet, Mikaël Landec, Morgane Durocher
Réalisateurs : Pierrick David, Bernard Taillat
Producteur : Réseau Canopé
Date de parution : 01/12/2016