Dans un atelier de couture, de 1947 à 1952, des employés travaillent et se rappellent leurs souvenirs de la guerre et de l’Occupation, entre rires et larmes : une ouvrière dont le mari est déporté, un Juif qui a vécu en zone occupée, une autre en zone libre, etc. Autant de destins différents qui se croisent et soulèvent tous la même question : comment vivre après le traumatisme de la guerre et de la Shoah ?
Paris, années 1950.
Contrairement aux pièces classiques, L’Atelier ne se divise pas en actes, mais en dix scènes, portant un titre, renvoyant à la vie de l’atelier. Ainsi, l’auteur met l’accent sur la fracture plutôt que sur l’unité de l’intrigue : les scènes pourraient presque être jouées séparément. L’Atelier est une suite d’instants de vie, et se présente comme une chronique des années 1950.
Déportation, camps, Seconde Guerre mondiale, atelier de couture, après-guerre.
Hélène, Simone, Gisèle, Marie, Madame Laurence, Mimi, Léon, premier presseur, Jean (deuxième presseur), Max, deux mécaniciens, l’enfant.
Les scènes se déroulent à l’intérieur de l’atelier de couture, lui-même situé dans un immeuble : les ouvrières peuvent regarder par la fenêtre pour observer la cour. Une porte permet de passer dans d’autres pièces que l’on ne voit pas et à l’escalier que l’on ne voit pas non plus. Le décor se compose des éléments qu’on peut trouver dans un atelier de couture des années 1950 : une table de presse, un vestiaire et un portant, une table pour bâtir la toile, etc. Au centre de la scène se trouvent la table et les tabourets des ouvrières.
Maman revient pauvre orphelin, Jean-Claude Grumberg (1992)
Vers toi Terre promise, Jean-Claude Grumberg (2006)