Sophie Combelas est professeur d’EPS au lycée Camille Guérin de Poitiers. Depuis plusieurs années, elle co-anime l’option « tennis et danse » de la seconde à la terminale et initie des élèves doués en sport à la pratique de la danse contemporaine. Un pied dans la technique, l’autre dans l’expression artistique, l’enseignante et ses élèves abordent une matière pédagogique où chacun se révèle à lui-même et prend confiance dans le regard des autres.

Quelle est donc la signification de ce jeu de balle qui se pratiquait chez les Aztèques ? Un affrontement entre dieux, une partie de football ancestrale, un rituel religieux ? Un peu de tout cela à la fois. Le dessin datant de l’époque de la conquête espagnole met en relief les règles et les rites associés à cette partie de tlachti qui nous plonge, de façon saisissante, dans les croyances d’une civilisation disparue.

Sur un tatami, les décisions de l’arbitre s’imposent, la règle est souveraine. Frédérique Jossinet en sait quelque chose, elle qui a été plusieurs fois championne d’Europe de Judo et médaillée d’argent aux Jeux olympiques d’Athènes en 1994. Pour elle, ancienne sportive de haut niveau, aussi bien dans que hors des stades, respecter les codes, éviter le « hors-jeu », c’est se respecter soi-même et respecter les autres. C’est d’une certaine manière faire œuvre de civilisation.

La pratique du sport doit avant tout être plaisante pour trouver, dans le dépassement de soi, la volonté d’aller plus loin, d’explorer, de mieux maîtriser ses gestes et ses relations aux autres. Le sportif qui court après la médaille perd le sens de ce qu’il fait. Ce qui compte, c’est le chemin parcouru.

Laurent Bonelli, maître de conférences en sciences politiques à l'université de Paris-Ouest, met en avant le rôle crucial des institutions dans les processus de radicalisation.