
Egalité, mixité
Présentation d’ouvrages sur les questions d’égalité et de mixité. Sélection d’associations de recherches.
Introduction
La mixité dans les métiers est-elle en voie d’amélioration ?
Entretien avec Dominique Epiphane, sociologue, ingénieure de recherche au Céreq.
Concepts en jeu
« Égalité et mixité. État des lieux et pistes d’action au collège et au lycée »
Les deux extraits de l’ouvrage proposent de faire le point sur quelques notions et concepts régulièrement utilisés dans le champ de l’égalité entre les femmes et les hommes. Sans chercher à simplifier ce qui ne peut pas l’être, il s’agit de rendre accessibles certaines distinctions essentielles à la compréhension de situations d’inégalités, et donc à la formulation de projets visant à y remédier. Dans le premier extrait (p. 17-24), il est ainsi question de la notion même d’égalité, qui peut revêtir différents sens et donner ainsi lieu à des finalités d’action elles-mêmes différentes, de la notion de discrimination, de la distinction entre parité et mixité et des différences entre sexe et genre. Le second extrait (p. 47-53) développe les différentes finalités possibles pour guider les projets en faveur de l’égalité, et les tensions qui traversent inévitablement toute action conduite dans le champ de l’égalité entre les femmes et les hommes, la lutte contre le sexisme et les discriminations de genre.
Masculin et féminin dans les violences entre pairs
Devant le constat de forts décalages perceptifs entre divers acteurs des établissements scolaires et dans l'opinion publique, il est nécessaire de construire une connaissance précise de la mixité au quotidien dans ses pratiques et ses représentations. Certaines conduites, notamment langagières, relèvent-elles ou non de la violence ? Ce sont sans doute les modèles du genre qui permettent de comprendre ces conduites.
Les résultats d'une série d'entretiens auprès de 39 chefs d'établissement interrogent certains décalages entre jeunes et adultes, et le rôle de l'école dans la validation de normes de genre, normes elles-mêmes partiellement en crise.
Depuis les décrets Haby qui, en 1975, ont ordonné la réalisation de la mixité des sexes dans les établissements d'enseignement publics et sous contrat, celle-ci semble un acquis pour les membres de l'institution scolaire et la quasi-totalité de la société. Lorsque nous proposons des actions de formation sur l'idée de promouvoir une égalité plus complète des filles et des garçons dans et à partir du système éducatif aux professeurs et personnels ( est relatée ici l'expérience des formateurs et formatrices du groupe GEM (Genre Égalité Mixité) de l'IUFM de l'académie de Lyon, groupe organisateur d'un colloque en juin 2010, intitulé « Genre et éducation : de la formation à l'enseignement »), qu'ils soient débutants ou déjà en exercice ils sont très surpris, voire réticents, se déclarant parfaitement à l'aise avec le principe de cette mixité et convaincus de traiter leurs élèves de manière si rigoureusement identique qu'ils affirment ne pas même s'apercevoir que ces élèves sont des filles et des garçons, ils n'imaginent pas que leurs pratiques puissent requérir une réflexion particulière (Baurens, 2010, Collet, Grin, 2011 ; Petrovic, 2011). De même, sur les 39 chefs d'établissement interrogés au cours de la recherche qui sera présentée ici, 32 déclarent que dans leur collège ou leur lycée « la mixité des sexes n'est pas un problème ».
On observe pourtant que l'institution scolaire elle-même met en place certains dispositifs pour mieux œuvrer à l'égalité des filles et des garçons, dispositifs rassemblés dans la convention interministérielle de 2006, en accord avec l'impulsion des institutions européennes. Et dans cet effort en vue de l'égalité des sexes, la lutte contre les violences entre élèves est systématiquement mentionnée. Celle-ci est par ailleurs intégrée, sous le thème du « respect », dans les dispositifs d'éducation à la sexualité, ainsi que dans l'éducation à la santé, notamment à travers les comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté, sous le thème de l'éducation à la citoyenneté, ce qui ne laisse pas d'être un peu étonnant, car la santé ne peut être qu'une norme, alors que la citoyenneté, y compris dans sa dimension civile de respect, comme rapport non pas à des normes, mais à des lois, est avant tout une question de liberté - l'éducation à la citoyenneté risque donc d'être fort réduite dans cette inclusion dans l'empire de la santé. Par leur existence, ces dispositifs de mobilisation des équipes éducatives semblent bien indiquer que certaines questions se posent particulièrement, porteuses d'enjeux conséquents en termes éducatifs, sociaux et politiques. Mais ces questions sont-elles bien perçues par les différents acteurs de l'institution scolaire et de notre société ?
Décalages dans les perceptions, nécessité de comprendre
La recherche dont nous présentons ici les principales hypothèses et des éléments de résultats est partie du constat d'un certain nombre de décalages perceptifs.
Dans les établissements scolaires, les décalages sont forts entre, d'une part, les personnels éducatifs, souvent submergés par les faits que leur soumettent les élèves et, d'autre part, certains autres personnels se déclarant peu au courant de violences entre élèves dans leur établissement : enseignants tombant des nues lorsque ces mêmes faits leur sont relatés, certains CPE, certains chefs d'établissement. Une première enquête, réalisée à partir d'entretiens auprès de 140 personnes, infirmiers et infirmières scolaires, assistant-e-s de service social scolaire, CPE et quelques enseignant-e-s de collèges et lycées entre 2006 et 2008, fait état d'un sentiment de fatigue, voire d'usure, face à des conduites parfois « petites » mais constantes, parfois généralisées et qui leur semblent pour le moins agressives, parmi lesquelles, massivement, un langage ordurier et sexualisé, et dont ils se demandent s'il ne s'agit pas de violences qui apparaissent immédiatement comme sexualisées, voire sexistes.
Dans l'opinion, l'existence de violences entre élèves semble évidente, sans doute parce qu'on assiste de manière récurrente à la publication de chiffres en termes de victimation (la dernière, à l'école primaire, par l'Observatoire de la violence à l'école, 2011), suivie de l'annonce de nouveaux trains de mesures par le ministre de l'Éducation nationale. Mais dans le débat public existe aussi la critique d'une instrumentalisation spécieuse de ce thème en vue d'une politique sécuritaire (Robbes, Bride, 2011).Et on peut aussi s'interroger sur une autre utilisation du thème des violences entre élèves pour une mise en cause plus ou moins avouée de la mixité sexuée à l'école (de Fize, 2003, à Auduc, 2009, en passant par certains mouvements religieux ou politiques).
Enfin, il n'y a pas de véritable construction sociale et politique du « problème » car il apparaît que le problème des violences de genre à l'école est traité comme une dimension secondaire, soit des violences scolaires, soit des violences de genre. De telle sorte qu' « on peut s'interroger sur les processus sociaux qui mènent les principaux acteurs (principalement politique, du côté du législatif comme de l'exécutif) croisant les problématiques des violences scolaires et de sexisme à occulter l'école en tant que lieu particulier où peuvent s'exercer des violences de genre structurelles ». Le paradoxe de l'universalisme et du particulier inscrit dans la pensée féministe semble revêtir une dimension encore plus aiguë lorsqu'il s'agit de l'école, lieu d'émancipation par l'instruction (Albenga, 2011).
Une mixité plus problématique qu'elle en à l'air
Nous venons de rendre publics les éléments de résultat de la première phase de notre enquête, constituée par des entretiens semi-directifs auprès de 39 chefs d'établissement d'enseignement secondaire, collèges, lycées généraux et lycées professionnels de l'académie de Lyon. Parmi eux 20 sont des femmes, 19 sont des hommes, 7 dirigent des établissements privés. Les questions portaient sur la mixité au quotidien, les comportements et attitudes entre filles et garçons, la culture des jeunes, les éventuelles violences entre élèves, le contexte institutionnel et les pratiques éducatives.
La mixité, tant des sexes que des groupes sociaux, est affirmée comme un principe fondamental pour tous les chefs d'établissement public (certains chefs d'établissement privé se détachent assez nettement des autres sur ce point, dans la mesure où, soutenant un projet éducatif de la personne globale organisé selon les conceptions du genre et de la sexualité propres aux religions monothéistes, la mixité des sexes n'est pas vue comme un idéal), et elle ne fait pas partie des causes des situations de violence qu'ils peuvent rencontrer, du moins dans leurs premiers éléments de réponse. Mais la suite de l'entretien révèle dans leur perception de la cohabitation des garçons et des filles un quotidien plus ambigu qu'ils ne le déclaraient au premier abord. Dans l'ensemble, les chefs d'établissement de collège trouvent plutôt normal que garçons et filles aient du mal à se mélanger, que l'espace de la cour soit occupé par les garçons, que la présence des filles puisse pacifier les relations. Certes, il faut « faire attention que les petits garçons ne tapent pas trop les petites filles » mais ces brutalités de « jeunes chiots » sont une manière de s'approcher et de séduire. Les mêmes préoccupations sont énoncées, sous une formulation un peu moins directe, dans les lycées. Des éléments de culture machiste sont plus explicitement déplorés par certains proviseurs de lycées professionnels.
La domination masculine dans la population des élèves est évoquée par tous à plusieurs reprises : les garçons décident, les filles doivent suivre. L'emprise des garçons sur les filles serait vécue comme naturelle par les élèves, et si les chefs d'établissement le déplorent dans l'ensemble, d'un autre côté l'ordre et le calme sont plus faciles à maintenir si les filles ne se révoltent pas trop violemment contre cette emprise. Les agressions qu'elles subissent sont souvent banalisées, surtout les agressions verbales, et les autres sont rapportées à des éléments individuels ou« culturels». Dans tous les types d'établissement, les interviewés évoquent la place de la rumeur, de la« réputation ». Partout la sexualité et le corps féminins devraient, selon eux, s'effacer pour survivre et faire face au déploiement de la virilité, ou bien ne s'exhiber qu'avec modération, pour faciliter la vie de tous et de toutes.
Car presque tous les interviewés évoquent une sexualité qui fait irruption dans l'univers scolaire sur le mode, le plus souvent, du « trop » : trop visible (les vêtements, les contacts physiques, la séduction), trop cru (le langage des jeunes filles qui dans leurs SMS aux garçons parlent de leur « petite culotte », la familiarité supposée ou manifeste des élèves avec la pornographie, le thème récurrent entre eux de la fellation, le filmage des relations sexuelles), et, pour certains, trop tôt.
La vie sexuelle des jeunes gens, telle qu'elle est perçue par nos interlocuteurs, nous met parfois en face d'une réalité très crue, voire quelquefois sordide, qui les interroge en tant qu'éducateurs, se préoccupant du «manque de mots » et de ressources de ces jeunes, surtout les garçons, qui seraient « davantage dans la désespérance, et encore plus dans la violence » que les filles. D'une manière générale, les interviewés insistent surtout sur ce que font les fllles : les comportements des garçons semblent moins attirer leur attention, alors que ceux des filles sont évalués à l'aune des effets (perturbateurs, excitants) qu'elles produisent sur les garçons. En revanche, une moitié des chefs d'établissement évoque la présence de « petits couples » comme plutôt rassurante, signe de normalité d'un établissement dans lequel une « tenue correcte » demeure constamment exigée.
Sans être généralement nommée comme telle, la dimension sexiste des relations entre filles et garçons est présente dans un bon tiers des entretiens. Les interviewés notent bien la violence subie par les filles, parfois d'ailleurs de la part d'autres filles, au nom d'un contrôle de leur comportement notamment sexuel et de leur conformité plus ou moins forte aux stéréotypes d'une féminité convenable, mais sans utiliser de termes comme « sexisme » et « machisme ». Certains de ceux et celles qui les évoquent les lient à la culture» de certains élèves, parfois explicitement désignés comme « étrangers », voire « méditerranéens », ou parfois à la coutume de ne guère parler de la séduction dans les cultures populaires.
Quant aux violences entre élèves, peu de chefs d'établissement disent qu'il y a de la violence. Pourtant quasiment tous décrivent en cours d'entretien des conduites qu'ils qualifient de violentes, même quand les élèves le nient. Ce décalage peut sans doute s'expliquer d'une part par le souci de l'image de leur établissement, par le fait qu'ils ne nomment a priori comme «violence » que les bagarres et les coups physiques, dont le critère serait d'ailleurs la sanction, ainsi que l'irrespect à l'égard d'un professeur ou d'un adulte, rabattant en ce cas la violence sur l'indiscipline. La violence physique – bousculades fréquentes, bagarres, plutôt exceptionnelles – est évoquée par tous les principaux de collège, et par la plupart des proviseurs de lycée. Elle serait reconnue comme telle par les élèves, mais avec des nuances en fonction de ses conséquences et des personnes impliquées. La violence physique des filles semble de plus en plus saillante, étonne et souvent choque. Les harcèlements par moqueries et humiliations, dans l'établissement par contact direct ou sur téléphone portable, voire sur des « sites de victimation » sur internet d'un tel ou une telle, l'isolement et l'exclusion d'un-e élève par les autres sont moins souvent mentionnés par les chefs d'établissement, mais ceux qui le font (environ un tiers d'entre eux) s'en inquiètent beaucoup, notamment à cause de la banalisation pratiquée par les élèves auteurs – garçons ou filles – inconscients des risques éventuellement pénaux qu'ils encourent (les conséquences sur les victimes sont peu évoquées). Enfin, les plus mentionnées de ces conduites, les conduites verbales, sont pour tous les chefs d'établissement l'objet d'une énigme radicale : elles semblent se généraliser et être présentes dans tous les établissements – un seul ne les mentionne pas – sous forme d'insultes, de remarques insultantes sur le corps d'autrui et surtout de langage vulgaire et ordurier.
Mais tous évoquent un problème de codes langagiers : les collégiens et lycéens, garçons et filles, emploient constamment un vocabulaire qui est totalement banal pour eux, et ordurier pour les adultes, empli de connotations sexuelles, et en réalité insultant (« grosse pute », « tu me casses les couilles », « va te faire enculer » sont des termes constamment cités). Néanmoins, plusieurs remarquent combien ce qui fonctionne comme un code de communication banal induit de tension permanente. Ce langage est banalisé par les élèves, y compris par celles et ceux à qui il s'adresse, qui le qualifient de jeu, de rigolade ou de mode normal de communication, à l'exception notable de l'insulte à la mère. Les interviewés s'interrogent sur cette banalisation, ont du mal à prendre position devant elle et cherchent à la comprendre – et notre équipe aussi : est-elle une justification après coup pour éviter les sanctions, une soumission à la loi du groupe d'appartenance et au pacte dénégatif qu'il entraîne, ou la traduction d'une réelle méconnaissance des normes adultes? Certains doutent aussi de leurs propres critères de qualification du langage des élèves comme violence verbale.
Garçons et filles à l'école : des décalages entre les adultes et les jeunes
Nous ne pouvons donc pour le moment indiquer d'éléments de réponse tranchés aux questionnements concernant la nature des conduites entre garçons et filles dans les collèges et lycées, et la part du genre dans les conduites entre élèves ; mais ces premiers éléments nous incitent à poursuivre la recherche, tant ils indiquent l'importance des enjeux actuels de la mixité sexuée dans les établissements scolaires, non seulement en termes éducatifs, mais aussi en termes sociaux.
Globalement, les interviews montrent un vacillement dans les modèles de relations entre garçons et filles : si les principaux modèles masculins sont peu remis en question ici, ceux qui concernent les filles deviennent bien incertains, comme il est révélé par les questionnements portant sur leur façon de s'habiller, de parler, sur leurs conduites en général. Par ailleurs, le sexisme est explicitement réprouvé quand il est perçu comme tel, mais la domination masculine quand elle reste modérée et quand elle est acceptée par les filles, peut fonctionner comme garante de l'ordre dans l'établissement. Les comportements violents des filles suscitent davantage de commentaires que ceux des garçons, vécus comme plus naturels ; de même, en matière de sexualité, ce sont les comportements des filles qui posent question aux éducateurs, comme aux élèves. Soucieux de traitement égalitaire, les chefs d'établissement se révèlent assez perplexes devant des évolutions qui posent au fond la question de savoir ce que devient le genre dans une société à visée égalitaire, mais où se font jour de nombreuses résistances à l'égalité.
Le thème récurrent de ces entretiens est celui du décalage entre les adultes et les jeunes, qui ne parleraient plus le même langage et ne s'appuieraient plus sur un socle de références culturelles communes, d'où ce questionnement partagé : une insulte, est-ce une violence, comme souhaitent le penser les adultes, ou un jeu, comme le disent les jeunes ? N’apparaît que pour les chefs d'établissement, le principal régulateur des conduites des élèves est le contrôle social exercé par les pairs, plus puissant que les injonctions institutionnelles relayées par la génération des adultes : difficulté éducative qui peut aller jusqu'au constat d'impuissance, mais qui nécessite surtout la mise en place de mesures nouvelles et éventuellement l'appel à des spécialistes. L'institution scolaire apparaît alors comme fortement paradoxale : vouée à faire accéder les jeunes à la culture, elle s'organise finalement comme terrain d'élaboration d'une « culture des jeunes » qui ne reprend que très partiellement les valeurs qu'elle cherche explicitement à transmettre, mais exprime peut-être celles qu'elle transmet à son insu.
Références bibliographiques
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- ROBBES B., BRIDE P. (2011), « Quelle violence ? Quelle école ? », in Cahiers pédagogiques, n° 488, mars-avril 2011.
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- VIENNE P. (2011), « Au risque des expertises », in Cahiers pédagogiques, n° 488, mars-avril 2011.
Les groupes de recherches
Plusieurs structures ou associations universitaires se sont créées pour fédérer les équipes de recherche sur le genre et donner une meilleure visibilité aux travaux conduits en ce domaine. Bien que conçus pour des spécialistes, leur site permet de suivre l’actualité de la recherche sur le genre, et notamment les publications (articles, ouvrages, rapports, actes de colloque).
La Fédération de recherche sur le genre (Fédération Ring)
Créée en 2001 à l’initiative d’un collectif d’enseignantes-chercheuses de différentes équipes et universités, la Fédération de recherche sur le genre se présente comme la fédération d’équipes qui « partagent une même problématique scientifique qui implique la reconnaissance du caractère sexué de l’organisation des sociétés humaines et la prise en compte de la construction sociale et symbolique des catégories de sexes et des rapports entre les sexes. L’étude des rapports de genre traversant tous les domaines, des pratiques politiques aux représentations sociales, de la formation des disciplines à leur institutionnalisation, elle exige une approche pluridisciplinaire. »
On y trouvera notamment une page de liens recensant des pôles de recherche universitaire, des associations et des revues spécialisées
L’Institut du genre
Fondé en 2012 à l’initiative de l’Institut des sciences humaines et sociales du CNRS, l’Institut du genre est un Groupement d’Intérêt scientifique qui réunit 34 partenaires institutionnels. « S’appuyant sur des unités de recherches et des équipes explicitement engagées dans la recherche sur le genre, il constitue un lieu de coordination, de référence et d’accueil scientifique des recherches françaises sur le genre et les sexualités. L’Institut du Genre se donne pour mission de contribuer à la reconnaissance scientifique et à l’extension de ces recherches, à favoriser l’émergence de nouvelles formes de collaboration scientifique, y compris avec des partenaires étrangers et à encourager les recherches. »
Il est possible de s’abonner à la newsletter de l’IDG.
Site officiel de l'Institut du genre
L’Association nationale des études féministes (Anef)
Créée en 1989, l’Anef « a pour objectif de développer les études féministes et d’en favoriser la diffusion en France et à l’étranger. Elle regroupe des enseignantes, des chercheuses, des étudiantes et d’autres femmes qui effectuent, dans diverses disciplines, des recherches et des enseignements féministes dans et hors institution. Elle favorise la mise en place de programmes de recherche, de séminaires, de colloques, et œuvre au développement de cursus universitaires en études féministes. »
La rubrique « Ressources » du site de l'association propose des liens vers des publications et des captations vidéos de conférences.
Mnémosyne : association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre
Créée en 2000, Mnémosyne est spécialisée sur le champ de l’histoire. Elle publie la revue Genre & histoire, et a publié un ouvrage très accessible et abondamment illustré,La Place des femmes dans l’histoire ? Une histoire mixte (Belin, 2010).
Voir notamment, sur le site Mnémosyne , les rubriques « Nos adhérent-e-s publient » et les revues de presse
Document associé : Rapport au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche portant sur les orientations stratégiques pour les recherches sur le genre (2012).