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Le dispositif PILAR

Réseau Canopé- 2017

  • vidéo en ligne
Des praticiens, chercheurs de leurs pratiques autour des usages numériques, présentent le dispositif Pilar à Toulouse (Projet d’initiative local adossé à la recherche).
La présentation

Cette expérimentation consiste à développer le dispositif des « Projets d’initiative locale adossée à la recherche » (PILAR) auprès des établissements de l’académie. Sur la base d’un diagnostic d’EPLE, ce projet de développement professionnel s’élabore avec un chercheur et un formateur. Il dure un an, soit 8 à 10 journées de formation/recherche collaborative, en partie à distance. Le PILAR aboutit à un écrit professionnel de l’EPLE et à un écrit de recherche. Le référent « recherche » est désigné par la SFR-AEF (structure fédérative de recherche au sein de l’ESPE) pour coordonner et participer en binôme à l’accompagnement du projet de l’EPLE. Un référent « formation » DAFPEN ou ESPE constitue l’autre partie du binôme.



Les axes de travail des PILAR
  • La nouvelle posture de l’enseignant induite, dans le cadre de la réforme des collèges, par la construction du Socle de connaissances, de compétences et de culture et l’accompagnement de l’élève dans l’élaboration de son projet personnel.
  • La relation entre la connaissance du développement cognitif de l’enfant et de l’adolescent et les techniques pédagogiques.
  • La mobilisation du numérique au service des usages pédagogiques.

"Des praticiens chercheurs de leurs pratiques autour des usages numériques.
Le dispositif PILAR à Toulouse (Peojet d'Initiative Local Adossé à la Recherche)"

Sébastien Chaliès, professeur des universités (SFR, AEF), chargé de l'innovation de l'Éspé Toulouse-Midi-Pyrénées.
-On a demandé aux enseignants, collectivement, d'inventer des usages nouveaux des tablettes numériques pour surmonter des difficultés liées Sébastien Chaliès, puis Nathalie Joffre, professeur de mathématiques.
à l'apprentissage des élèves.
-Dans le chemin individuel de l'élève, dans sa construction de nouveaux savoirs, nous avions un manque.
La formation Pilar nous a permis de repérer ce manque et on y pallie, grâce à l'outil numérique.
Corinne Dumont, professeur de mathématiques.
-Au lieu d'utiliser la tablette pour utiliser la tablette, je me suis dit qu'elle était là, si j'en avais besoin, et je me pose alors la question quand et pourquoi j'en ai besoin.
Quand on a eu les tablettes, au début, tous les professeurs, on est partis à la recherche de nouveaux outils, et on partait dans tous les sens.
On s'est rendu compte qu'on ne réfléchissait pas forcément à la bonne utilisation de l'outil pour faire apprendre à l'élève.
Sophie Galtié, professeur de français.
-Rapidement, on s'est posé la question de la validité de ce qu'on faisait.
On a demandé une formation pour essayer d'avoir une utilisation plus raisonnée, plus spécifique et pédagogique de cet outil.
Florence Canet, ingénieur formation Dafpen.
-Nous avons engagé une réflexion avec la Cardie, et puis la structure fédérative de recherche, pour justement arriver à trouver un dispositif qui permet un accompagnement sur une durée plus longue et qui puisse étayer la démarche réflective des enseignants, afin de les mettre en mouvement pour un effet transformatif des pratiques.
Éric Billottet, enseignant en lettres et formateur.
-On amène les collègues à prendre un peu de recul par rapport à leurs pratiques ou problèmes du quotidien pour leur faire prendre conscience que le point qui pose problème, on peut le résoudre non pas en l'affrontant de façon frontale, mais en faisant un petit détour par la recherche.
Une fois qu'ils ont pris le temps de la réflexion, on revient sur le problème de départ et des choses vont se débloquer.
Sébastien Chaliès, professeur des universités (SFR, AEF), chargé de l'innovation de l'Éspé Toulouse-Midi-Pyrénées.
-À partir de là, il y a une spécificité du projet Pilar : essayer de faire un pas de côté.
Corinne Dumont, professeur de mathématiques.
-Ça nous a chamboulés.
Ils sont arrivés avec un vrai questionnement.
Sophie Galtié, professeur de français.
-C'est une alternance entre un questionnement, des tentatives en classe, des essais de mise en pratique avec un regard entre collègues.
Puis, un retour avec un chercheur qui amène un autre regard en profondeur, et sur une année complète.
Nathalie Joffre, professeur de mathématiques.
-Voilà ce qui ressort de vos réponses.
On va mettre en place une propriété que certains ont pu démontrer.
Donc, les angles consécutifs ont une somme qui fait...?
Les élèves puis Nathalie Joffre.
-180 degrés.
-180 degrés.
On va prendre le cahier de leçons et on va mettre tous les mots importants.
On peut éteindre les tablettes.
Florence Canet, ingénieur formation Dafpen.
-C'est un temps plus long qui est réclamé par les collègues et avec des modalités différentes.
On retrouve l'importance du suivi par les corps d'inspection qui peuvent aller dans les classes suivre leurs enseignants.
Annie Bousquet, IA-IPR Sciences de la vie et de la terre.
-L'idée, ensuite, c'est de travailler avec le chef d'établissement pour voir comment on peut donner vie à ce Pilar et de façon plus longue.
Par exemple, mettre en place dans l'établissement des temps de partage de pratiques qui peuvent être animés par ces collègues qui ont vécu le Pilar et qui peuvent transmettre à leurs collègues des pratiques, des outils...
Là, ça leur appartient, pour le coup.
L'accompagnement se fait entre eux, c'est un échange entre pairs.

Durée : 00:03:47

Date de production : 2017

Producteur : Réseau Canopé

Réalisateur : Pascal Gaudry