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Hip Hop Tom !

Thomas Ramires, professeur d’EPS au collège

Réseau Canopé- 1970

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Thomas Ramires est professeur d’EPS au collège André Citroën de Paris. Depuis quelques années, il a introduit la pratique de la danse Hip Hop dans ses cours. Deux fois par semaine, de la 6e à la 3e, filles et garçons se pressent dans le gymnase de l’établissement pour apprendre de nouveaux pas et livrer des « battles » mémorables. Plus qu’une pratique physique, c’est un moyen d’expression et une culture commune qu’ils partagent avec énergie…


Thomas Ramires, professeur d'EPS, collège André Citroën, Paris.
Bonjour, tout le monde. On attaque ?

Premièrement, on va s'échauffer ensemble.

Espacez-vous, la largeur des bras.

Je suis agrégé d'EPS, et ma spécialité est la danse hip-hop.

Ça fait une dizaine d'années que je rode les sols des gymnases en EPS avec cette activité.

(Musique douce.)

Un et deux, trois et quatre, cinq et six, sept et huit.

Allez, on bouge !

Il faut qu'il y ait du kif.

Et... Ça n'a pas été tout tracé dès le début.

Les premières années, on était un peu pirates, avec certains enseignants, à faire cette activité.

La danse existe dans les programmes d'éducation physique et sportive, mais ce n'était pas estampillé danse hip-hop ou contemporaine.

Du coup, au début, c'était un peu de façon cachée.

On arrivait à greffer quelques pas, quelques techniques de danse hip-hop dans un cycle de danse plus contemporaine.

Et peu à peu, ça a tellement pris de l'importance, les gamins ont tellement accroché... Plusieurs enseignants spécialisés en EPS et en danse hip-hop se sont greffés autour de ce projet, et cette activité a pu voir le jour de façon officielle dans les programmes.

(Chanson hip-hop.)

Nasrine Amady, une élève.
C'est un cours très épanouissant. On apprend plein de choses et c'est du partage.

Verkyss Ahoué, un élève.
C'est cool et il n'y a pas de stress.

C'est parfait.

Majila Chonville, une élève.
Quand on voit d'autres danseurs, on peut prendre des pas et les mettre à notre sauce.

Thomas Ramires, professeur d'EPS, collège André Citroën, Paris.
Voilà. Là... Tu crochètes.

Tu remontes et tu ramènes.

Cinq, six, sept et... Et... Et...

Nasrine Amady, une élève.
On va être avec des gens de différents âges et on va tout partager, tout mélanger.

Quand on va faire une chorégraphie, on va l'apprendre aux autres, qui vont l'apprendre à d'autres.

On va partager nos pas.

Un élève.
Cinq, six... Cinq, six, sept et huit.

(Morceau hip-hop.)

Thomas Ramires, professeur d'EPS, collège André Citroën, Paris.
On a un public très hétérogène.

On a un public qui va de la sixième, pour les petits débutants, jusqu'à la troisième, pour les spécialistes.

En termes de mixité, j'ai autant de filles que de garçons.

J'ai 60 % de filles et 40 % garçons dans mes effectifs.

OK, on s'associe à un groupe.

Battle time !

Et on a l'attitude pour répondre derrière.

Allez, hop là, en dedans !

(Morceau hip-hop.)

Allez ! Encore !

C'est pas grave !

Allez, Julie, allez !

L'énergie, les filles, allez !

La danse hip-hop est un art avant tout.

Il y a le mot "danse" donc on ne peut pas réduire ça au domaine sportif.

Verkyss Ahoué, un élève.
Pour moi, ce n'est pas du sport.

Le sport, ça épuise les gens.

Moi, le hip-hop, je pourrais danser ça toute ma vie.

Thomas Ramires, professeur d'EPS, collège André Citroën, Paris.
Il y a toujours ce côté artistique, ce côté musicalité, ce côté échange.

Nasrine Amady, une élève.
Pour moi, le hip-hop, c'est d'abord une culture.

C'est faire partie d'un mouvement.

Ce n'est pas seulement danser pour faire du sport, c'est partager et vivre surtout.

(Morceau de hip-hop.)

Thomas Ramires, professeur d'EPS, collège André Citroën, Paris.
Monte !

(Morceau de hip-hop.) La danse hip-hop permet aussi de montrer ses émotions, de travailler sur le corps et sur l'échange entre les jeunes au niveau corporel.

Ce n'est pas facile au collège.

C'est quelque chose qui est très intéressant, sur lequel on joue, et là, c'est vrai qu'on est loin des schémas sportifs classiques.

Encore !

Et cinq, six... Et...


Durée : 00:04:11

Date de production : 1970

Producteur : Réseau Canopé