L'énergie est disponible dans la nature. On parle d'énergie primaire. Elle doit être convertie en énergie finale que nous pourrons consommer pour nous déplacer, nous chauffer, faire fonctionner nos usines, ou stocker nos données. C'est cette opération de conversion de l'énergie primaire en énergie finale que nous évoquons quand nous parlons de production de l'énergie.
Pour un pays, la répartition entre les différents moyens de production de l'énergie constitue le mix énergétique.
Les énergies primaires ont chacune leurs caractéristiques, avec des avantages et des inconvénients. On distingue les énergies renouvelables, comme le solaire, l'éolien, l'hydraulique, des énergies non renouvelables, telles que les énergies fossiles et le nucléaire.
La variété des énergies primaires au sein du mix énergétique contribue à assurer la disponibilité en énergie finale.
Dans le cas de l'électricité, l'objectif est de maintenir, en permanence, l'équilibre entre la consommation et la production.
Le mix électrique, c'est-à-dire la répartition entre les différentes sources d'énergies primaires disponibles pour produire de l'électricité, permet d'assurer cet équilibre, par complémentarité des sources. Les énergies intermittentes, le solaire, l'éolien, ne sont pas disponibles en permanence. D'autres énergies, au contraire, peuvent être mobilisées très rapidement pour répondre à une variation de la demande en électricité. On parle d'énergies pilotables, comme la géothermie.
L'utilisation de certaines énergies primaires, le nucléaire, le charbon, permet de fournir une très grande quantité d'électricité pour couvrir la consommation de base. Ces énergies sont pilotables dans la mesure où il est possible de réguler leur utilisation. En revanche, elles sont difficilement mobilisables pour répondre à une variation rapide de la demande.
La répartition géographique de la production d'énergie dans un pays permet également de diminuer l'impact de l'intermittence. Si la météo est nuageuse dans une région, elle peut être ensoleillée ailleurs.