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L’intérieur du pavillon de verre de Saint-Gobain, exposition internationale de Paris en 1937

Jacques Adnet, 1937, ©ADAGP, Paris 2015/© René Coulon/DR/Archives Saint-Gobain. 

En 1898, le directeur de la manufacture de Saint-Gobain, Jules Henrivaux, imaginait que la construction d’une « maison de verre » était désormais à portée de main : « Partout l’air, la lumière, les lavages rendus faciles, les impuretés des parois rendues visibles, telles sont les conditions que l’emploi du verre permet de réaliser et qui établissent le rôle que peut et doit jouer cette merveilleuse matière dans notre monde moderne. » Ce rêve mêlant utopie, haute technicité et exigence esthétique est en passe de se réaliser dans les années 1920-1930 : le développement de nouveaux usages du verre dans l’architecture lui permet de se faire une place parmi les matériaux qui incarnent la modernité comme l’aluminium et le ciment armé.
L’architecture de fer et de verre, triomphante à la fin du XIXe siècle, est supplantée après la Première Guerre mondiale par l’alliance du béton et du verre. Celle-ci trouve ses expressions les plus avant-gardistes dans les villas construites par de grands architectes, tels que le pavillon de verre de Bruno Taut à l’exposition du Werkbund de Cologne en 1914 ou la maison de verre de Pierre Chareau en 1930.
L’aboutissement de ces recherches est le pavillon tout en verre de Saint-Gobain à l’Exposition internationale de Paris en 1937, exemple spectaculaire de l’alliance de l’art et de la technique.