Temps de récupération pour mieux apprendre

Niveau : 1er degré  2nd degré 
Types de besoins :
  • Structuration du temps

Description

Un élève peut avoir besoin de temps de récupération dans la journée y compris pendant les temps d’apprentissages. Les pauses vont permettre de régénérer les capacités attentionnelles et cognitives (mémorisation, raisonnement…). Les formes de récupération peuvent être variées.


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Tout travail engendre une dépense énergétique y compris celui du cerveau. Il en résulte un besoin de récupération qui se manifeste chez certains élèves par un sentiment de surcharge, de l’irritabilité, un repli sur soi, un manque d’énergie ou des performances moindres.

Image illustrative

Cerveau humain
© Hein Nouwens/Shutterstock

Les travaux récents en neurosciences nous rappellent que les temps de récupération sont utiles à la mémorisation.

Durant tous les temps de récupération (tous les moments d’une journée consacrés à d’autres activités que l’apprentissage) le cerveau continue de « travailler ». Il œuvre inconsciemment sur la réflexion amorcée antérieurement. Un élève peut avoir besoin de temps de récupérations plus fréquents que les autres. Il est important de pouvoir en tenir compte pour leur permettre de continuer à apprendre.

Pour Stanislas Dehaene, l’apprentissage est plus efficace lorsqu’il est réparti en plusieurs séquences espacées. Dans ses interventions au Collège de France, il nous dit que « De nombreuses études montrent qu’à temps total constant, l’apprentissage distribué améliore la rétention en mémoire. » Il est par exemple plus efficace d’apprendre en quatre fois une heure qu’en une fois quatre heures.
À consulter : Stanislas Dehaene, « La mémoire et son optimisation », sur le site du Collège de France, 17 février 2015.

Combien de temps ?

La durée du temps de récupération peut varier : de deux à trois minutes à un quart d’heure, le temps de récupération s’adapte en fonction du moment de la journée, de la disponibilité de l’élève et de son âge. En ce qui concerne la fréquence, il s’insérera autant de fois que nécessaire dans l’emploi du temps d’une journée, ou même à l’intérieur d’une séance.

Quelles modalités ?

Certains élèves auront simplement besoin de ne rien faire pendant quelques instants avant de pouvoir reprendre les apprentissages, mais pour d’autres cela pourra être par exemple :

  • se lever et marcher quelques pas ;
  • s’apaiser avec un objet sensoriel, un jeu discret ;
  • utiliser un casque ;
  • s’isoler derrière un paravent, un coin bibliothèque ;
  • se déplacer vers le fond de la salle et retourner sa chaise.

Quelle organisation ?

Le temps de récupération peut s’insérer dans l’emploi du temps de l’élève. C’est important qu’il puisse l’anticiper et donc qu’il soit matérialisé : symbole pause, pictogramme représentant la forme de la pause (coin bibliothèque, jeu, casque…) ou « billet de pause », par exemple.

Image illustrative

Lieu pour le temps de récupération
Source : Education Funding Partners

S’il est prévisible, il rassure l’élève qui sait qu’il aura ce temps pour récupérer. Il est important d’en planifier la durée à l’avance avec l’horloge de la classe, un sablier ou un time-timer, ainsi que d’en décider la modalité en amont avec l’élève.

On peut envisager également que l’élève puisse solliciter ce temps de récupération « à la demande », quand il se sent en difficulté ou qu’il en éprouve le besoin.

Ces dispositifs flexibles (billets de pause, pictogrammes…) seront avantageusement utilisés pour tout élève dont les difficultés pourraient être liées à un besoin de récupération.

Image illustrative