Vous êtes ici :

Bruit documentaire

  • Google+
  • Imprimer

Bruit documentaire

I. On parle de bruit documentaire lorsque les résultats retournés par l'outil de recherche viennent parasiter l'activité et retarder l'obtention de la réponse soit par le trop grand nombre de ces résultats, soit par leur faible qualité. Le bruit documentaire est de nature sémantique puisqu'il est lié à un déficit de pertinence (Lamizet & Silem, 1997). Il peut traduire ainsi la mauvaise qualité de la base de données. Cependant, la non pertinence des résultats peut avoir deux causes distinctes, selon qu'elle provienne, en amont, d'une indexation déficiente ou erronée des documents, ou selon qu'elle naisse, en aval, d'une requête maladroite opérée par l'utilisateur. Celui-ci, pour réduire le bruit documentaire, doit alors préciser les termes et la syntaxe de sa requête.

II. Didact. Lors d'une activité de recherche d'information, l'apparition du bruit documentaire, s'il constitue une nuisance certaine pour l'économie de l'activité elle-même, peut au contraire s'avérer bénéfique pour échafauder les concepts connexes d'indexation et de requête.

Du point de vue de l'usager, le bruit documentaire peut avoir trois causes : la première provenant du système, la seconde désignant l'usager lui-même en tant que sujet de l'activité, et la troisième pointant l'outil de recherche choisi comme interface.

Dans le premier cas, l'occasion pourra être saisie pour faire apparaître le concept de mot-clé, ainsi que celui d'indexation, par confrontation du contenu de la requête au contenu des résultats. Le «mot-clé», ayant servi à la formulation de la requête, et compris comme responsable de la réponse obtenue, est à concevoir, dés lors qu'il est confronté à un système documentaire, comme étant le produit d'une indexation a priori, qu'elle soit humaine (répertoire de sites, descripteurs sur un logiciel documentaire) ou automatique (moteur de recherche, recherche en plein texte). Si le bruit documentaire résulte d'une erreur, alors cette erreur renvoie ici à une indexation défectueuse.

Dans le cas où la cause du bruit est orientée vers l'usager, le regard se porte sur la formulation de la requête, toujours à partir de la confrontation entre requête et résultats obtenus. La requête prend alors une dimension conceptuelle lorsqu'elle est saisie en tant qu'expression permettant d'entrer en interrelation avec un système documentaire. Le concept de mot-clé apparaît de nouveau, et la requête se décline en «simple» et en «complexe» selon qu'une syntaxe est requise ou pas. De même, le concept d'opérateur (dont les booléens) trouvera là l'occasion d'être consolidé.

Enfin, dans le cas où l'attention est portée sur l'outil  interface qui permet et induit cette interrelation, deux directions peuvent encore être prises. Soit il apparaît que c'est l'outil de recherche qui se révèle peu performant (index insuffisant, syntaxe pauvre ou compliquée) et il conviendra d'en changer - il sera alors opportun de conceptualiser l'idée d'outil interface au croisement de ses multiples matérialisations, en l'occurrence les différents moteurs disponibles. Soit il apparaît que c'est l'élève qui ne maîtrise pas suffisamment l'outil et l'effort portera sur la connaissance des fonctions avancées et sur celle de la syntaxe, toujours dans une approche articulant souci d'opérationnalité et savoir théorique.

Termes corrélés

Pertinence - Base de données - Indexation documentaire - Requête - Mot-clé - Système documentaire - Opérateur

Recherche avancée