Vous êtes ici :

  • Google+
  • Imprimer

Qu'est ce qu'une cote ?

Une cote est une adresse

La recherche à partir d'une base de données documentaires conduit à sélectionner les documents selon les sujets ou les thèmes de notre recherche. On trouve également les ouvrages de fictions selon des critères objectifs : nom de l’auteur, titre de l’œuvre, date d’édition, sujet ou genre du roman…
Ensuite il faut pouvoir localiser l’ouvrage en question dans les rayonnages. La cote ne sert qu’à le localiser.
Si le centre de documentation est en accès indirect avec un magasin, rien ne nous empêche de donner comme cote, comme adresse, le numéro d’arrivée ou de classer les documents par taille ou même par couleur et de donner comme cote le numéro de l’étagère où il est rangé.
Lorsque le centre de documentation est en accès libre, il se produit un autre processus de recherche : le lecteur va, au fil des rayonnages, chercher le document dont il a besoin.
Pour l’aider dans sa démarche, on peut alors organiser le fonds documentaire selon une classification thématique et ranger ensemble les ouvrages traitant du même sujet.

Une cote n’est pas une indexation

La limite à ce classement par thèmes, c’est la complexité même des documents  : rares sont les ouvrages ne traitant que d’un seul et unique sujet. En outre, un même sujet est souvent décliné selon divers points de vue dans le même documents . A contrario on aura parfois tendance à vouloir classer ensemble des documents  de sujets proches mais traités sous l’angle de disciplines scientifiques différentes par exemple la télévision qui peut être traitée sous son aspect sociologique ou artistique.
Donc la cotation n’est pas synonyme d’indexation : on ne peut pas réduire le contenu intellectuel d’un documents à un seul indice.

Une cote est un ensemble d’éléments

La cote est donc constituée d’un indice et d’une initiale. Par exemple :

R                 N              599

HUG           POE            DES

L'indice est un code normalisé qui donne une indication sur le contenu d'un document.
L’initiale est constituée des trois ou quatre premières lettres du nom de l’auteur ou du titre de l’ouvrage s'il est anonyme.
Certains font le choix d’indiquer en troisième ligne, l’initiale du titre du roman. Ce choix se justifie lorsque, pour un même auteur, on possède un grand nombre de titres. Cela peut permettre de classer de façon plus fine les rayonnages. Il faut cependant réaliser que ce classement complémentaire peut désorienter les élèves qui y verront une difficulté plus grande pour replacer les ouvrages qu’ils auraient sortis des rayonnages.

R            N

HUG         POE

m            h

 Pour « Les misérables » de Victor Hugo ou « Histoires extraordinaires » de Edgar Poe.

Les outils pour coter

La Dewey

Biographie de M. Dewey

Présentation des 10 classes : les 10 domaines de la connaissance

0 
Généralités


1
Philosophie et disciplines connexes
2 Religions


3
Sciences sociales

4
Langues


5 
Sciences de la nature et mathématiques

6 
Technique (Sciences appliquées)

7 
Les arts



8
Littérature (Belles lettres)

9 
Géographie, histoire, sciences auxiliaires de l’histoire

Elles sont elles mêmes divisées en 10 sous-classes, qui sont elles encore divisées en 10 sous-sous classes…

Les tables auxiliaires

  • Subdivisions communes
  • Notations géographiques
  • Tables auxiliaires des littératures
  • Groupes raciaux, ethniques, nationaux
  •  Langues
  • Groupes de personnes

Dernier état

La XXIe édition est sortie en 2000 en français en version abrégée.

Abrégé de la classification de Dewey / Annie Béthery. – Nouv. éd.. –Paris : Electre - Ed. du Cercle de la Librairie, 1998. – 317 p.. –(Bibliothèques, 0184-0886)

Recommandations

Aller à l’essentiel.
Ne pas créer de cotes si elles n’existent pas : dans ce cas il faut remonter à un indice plus général.

La CDU

Elle est également divisée en 10 classes (la classe quatre est inoccupée) elles-mêmes divisées en sous-classes. 

0 
Généralités

1 
Philosophie Psychologie
2 
Religion Théologie
3 
Sciences sociales 
4 
Classe non occupée
5 
Sciences exactes et naturelles

6 
Sciences appliquées Médecine Technologie
7 
Arts Divertissements Sports

8 
Linguistique Philologie Littérature

9 
Archéologie Géographie Biographies Histoire

Dernier état

La dernière édition de la CDU abrégée en français date de 2001.

Classification décimale universelle : édition abrégée / UDC Consortium ; introd. Jacques Burlet. CDU abrégée. – 7e éd.. – Liège (Belgique) : Ed. du Céfal, 2001. – 292 p.

Recommandation

La CDU est actuellement peu utilisée en établissement scolaire en raison de sa complexité (liée à l’utilisation des tables auxiliaires). Si le choix d’un outil de cotation doit être effectué, il est recommandé de choisir la Dewey, elle-même largement utilisée dans les bibliothèques de lecture publique que fréquentent les élèves.

La marguerite

C’est un système qui attribue une couleur à chaque grande classe de la Dewey pour faciliter le repérage et le rangement des documents. Il est le plus souvent utilisé dans le 1er degré. (Dans le logiciel  BCDI 3 école, il est accessible dans Outil – Paramétrage).

 

L’utilisation de la marguerite

Dans BCDI 3 école, les cotes sont doublées par une couleur indiquée sur la fiche. L’élève pourra alors se diriger vers un tableau ou un plan de la BCD qui indiquera la position des livres selon la couleur. On pourra même imaginer une signalétique colorée, sur les étagères.

L’éditeur Cédis édite un outil pour se repérer avec les différentes couleurs : le toucan.

Cas d’utilisation dans un CDI

Si les élèves viennent d’une école où la marguerite était utilisée il peut être utile de réutiliser le système au collège de façon à assurer une continuité pédagogique.

Choisir son outil : Dewey ou CDU ?

Paragraphe rédigé d'après le message d'Aude Pascoet (LP Carhaix, 29) sur la liste CDI-DOC

"De façon générale la Dewey est particulièrement adaptée pour les bibliothèques en accès libre (la majorité désormais) car son système de classement est plus simple (pas de (), ni de "" etc.), elle est en outre plus régulièrement mise à jour que la CDU (qui d'ailleurs a été construite d'après la Dewey). Son inconvénient majeur mais qui tente à disparaître un peu à chaque mise à jour est son côté anglo-saxon de la fin du 19ème siècle.

Effectivement la CDU permet de traduire des finesses dans la cote grâce aux / et : (on pratique alors plus un exercice d'indexation que de cotation) mais on est souvent obligé d'écourter les indices pour le classement, d'où quel intérêt ? La CDU a été imaginée pour être universelle  et pour la documentation, mais à l'heure des thésauri et de l'interrogation en langage naturel, on n'en a plus besoin, il vaut donc mieux adopter une classification réellement conçue pour le rangement en rayon donc la Dewey.

L'ancienne Direction des bibliothèques et de la lecture publique pour les bibliothèques centrales de prêts et les bibliothèques municipales a recommandé la Dewey dans les années 80. En 1988, un texte officiel en recommande l'utilisation en bibliothèque universitaire. La bibliothèque de France a choisi également la Dewey."

Comment coter un fonds : les règles d’or

On cote un fonds

Doit-on ou non recoter un fonds ?

Parfois on se trouve dans une situation un peu compliquée :

- soit plusieurs personnes se sont succédées dans le centre de documentation, leur cotation n’a pas été homogène et le fonds est dispersé ;
- soit l’outil choisi pour créer les indices n’est pas adapté à la situation et une refonte complète semble nécessaire.

Entre nécessité et réalisme, il faut faire très sérieusement la part des choses. En effet se lancer dans un travail de recotation est lourd et nécessite à la fois du temps et de l’espace donc l’absence de public. Du temps d’abord pour penser la façon de procéder, pour effectuer les choix du système classificatoire, les choix de cote et pour les « tester » sur le fonds. De l’espace ensuite pour pouvoir manipuler les piles de livres, les réorganiser et les replacer dans les rayonnages, car modifier une cotation implique nécessairement un réaménagement physique du fonds.

Selon les supports ou non

C(édérom), V(idéo), S(onore), BD ou selon le domaine concerné : Par exemple une vidéo traitant des baleines sera cotée avec la Dewey en V599 ou en 599.
Ce choix dépendra de la façon dont est organisé le fonds : soit il a été choisi d’intégrer tous les supports dans les mêmes étagères,  soit les supports sont séparés.

Séparation ou non de la littérature française et étrangère du reste du fonds
Selon le choix pédagogique on peut préférer ranger la fiction à part et laisser dans le rayon des documentaires les ouvrages traitant de fiction. On aura ainsi une cote en :

R                      C                      N                     T

Roman                 Conte            Nouvelle            Théâtre

et en classe 84  les ouvrages d’analyse , traitant des romans, de contes, ou de nouvelles (en langue française). Pour la poésie, on ajoutera alors la notation –1 ; théâtre –2 ; fiction –3 ; essai –4 ; discours –5 ; correspondance –6 ; divers –8.

Un choix intermédiaire est de coter avec R C N T et de tout ranger dans les mêmes rayonnages en classant par l'initiale de l'auteur ou du titre. De cette manière on conservera les ouvrages d'un même auteur dans un même rayonnage que ce soit des romans ou des pièces de théâtre.

On peut faire le choix inverse et tout classer en classe 8 et indiquer en cote, en premier lieu les « nationalités » puis utiliser les notations des tables auxiliaires de littérature.

82                                              84                                        896

Littérature de langue anglaise      Littérature française     Littérature africaine   

On se trouve alors dans une configuration de cote longue.

On cote pour un public

Des cotes longues pour qui ?

On cote pour son public, il faut donc adapter sa pratique. Une cote longue peut effectivement être juste sur le plan théorique mais totalement « impraticable » pour un élève.
De façon générale, il vaut mieux éviter d’excéder 3 ou 4 chiffres en collège. Avec un fonds de lycée, en cas d’existence d’un fonds spécialisé, on peut aller au-delà, mais il faut veiller à ne pas trop disperser le fonds entre des cotes trop nombreuses.
Pour le cas du rayon histoire où on se trouve dans une configuration de cote longue, il est possible de panacher des cotes courtes et une signalétique indiquant la période sur la tranche des étagères. Ainsi les élèves pourrons chercher en histoire selon la période (Préhistoire, Moyen Age, Renaissance...).
Il est bien évident qu’à l’école primaire, il est absolument inutile de dépasser 3 chiffres.

Quand ouvrir une cote ?

A l’occasion d’un projet pédagogique, l’établissement scolaire peut devoir acquérir un grand nombre d’ouvrages sur une thématique particulière. A ce moment, la diversité et la quantité des ouvrages peut justifier l’ouverture d’une cote plus détaillée.

Sépare-t-on les romans policiers (par exemple) des autres romans ?

Cette question se pose pour les genres littéraires comme le roman policier ou la science fiction. Elle se pose également pour les biographies ou les pièces de théâtre.
La réponse se trouvera dans l’intention du responsable du centre de documentation et dans la quantité d’ouvrages concernés.

Les questions qu’on se pose souvent : comment choisir l’initiale ?

Anonymes et collectifs

Trop d’auteurs = Pas d’auteur => pas d’initiale d’auteur
Selon la norme de description bibliographique, un ouvrage est anonyme par excès d’auteurs dès qu’il y a plus de quatre auteurs. Avec BCDI on « anonyme » l’ouvrage quand il y a plus de trois auteurs.
On se retrouve alors dans la même situation qu’avec un ouvrage qui n’a pas d’auteurs du tout. Et dans ce cas on indique en initiale le début du titre de l’ouvrage en supprimant les articles définis et en traduisant les chiffres en lettres.

Les noms d’auteurs courts

On prend ce que l’on a
Si le nom de l’auteur ne comporte que deux lettres on prend les deux lettres et puis c’est tout

Quelques règles pratiques

Pour un fonds de CDI, utiliser une cote pour 20 titres en moyenne, ce qui peut signifier un minimum de 1 titre pour une cote (à éviter) et un maximum de 40 titres pour une cote.

Constituer une liste des cotes utilisées (en entourant au crayon ces cotes dans l’édition Dewey que l’on utilise)

Constituer une liste alphabétique des mots clés correspondant aux cotes retenues (en les entourant au crayon dans l’index de l’édition Dewey que l’on utilise)

Capacité en volumes par mètre linéaire des rayonnages :
Un grand désherbage ou l’informatisation d’un fonds conduisent souvent à harmoniser la cotation des documents et à revoir la signalétique.

Ouvrages au format de poche  : 40 v / ml 
Ouvrages documentaires  : 30 v /ml 
Dictionnaires, encyclopédies  : 12 v / ml 

Recherche avancée