Comment se fait-il que nous ressemblions à nos parents tout en étant différents d’eux ? Que transmet-on à la génération suivante ? Et si nous n’étions que des tuyaux amorphes ? Pierre-Henri Gouyon, du Muséum d’histoire naturelle, s’attaque, non sans un certain humour, à quelques idées reçues sur l’hérédité et la transmission du patrimoine génétique. Il nous livre au passage une leçon d’humilité et de bon sens.

Malgré un système de santé très performant et une assurance maladie solidaire, la France connaît toutefois un accroissement des inégalités de santé. La crise économique l’explique en partie, mais c’est surtout en termes de prévention que le pays souffre d’un retard par rapport à ses voisins européens. Jean-Paul Moatti, économiste de la santé, expose quelques pistes qui permettraient de réduire plus efficacement ces inégalités…

On a coutume de dire qu’une espèce se compose de l’ensemble des individus capables de se reproduire entre eux. Pour Pierre-Henri Gouyon, du Muséum d’histoire naturelle, cette définition est invalide, dans la mesure où de nombreux contre-exemples existent. Le mot « espèce » est donc à utiliser avec prudence, comme une notion toute relative, pour décrire le buisson de l’évolution.

Nos muscles sont en permanence soumis à des influx nerveux coordonnés mais involontaires qui gouvernent la position de notre corps dans l’espace, y compris au repos. C’est ce que l’on appelle le réflexe myotatique.

En matière de prévention des risques épidémiques, Antoine Flahault, épidémiologiste, nous rappelle ce que sont les gestes quotidiens simples permettant de contenir la propagation des maladies : lavage des mains et limitation des projections d’aérosols. Mais quand la maladie est là, grave et menaçante, il faut parfois savoir prendre des mesures plus radicales…

Bruno Falissard, pédopsychiatre, donne son point de vue sur la différence entre malade mental et maladie mentale. Si le premier est celui qui a recours à un professionnel pour faire face à sa souffrance, la seconde est une construction intellectuelle des médecins, destinée à les aider à communiquer entre eux.

Bruno Falissard, pédopsychiatre, donne son point de vue sur la notion de « normalité ». Pour lui, médecin, elle n’existe pas : il y a des personnes qui souffrent et dont il faut prendre soin et des personnes porteuses de différences qui enrichissent la société. Si une norme existe, elle est d’ordre mathématique, elle est l’affaire des statisticiens.

Comment se forment les images dans notre cerveau ? À l’origine, il y a de la lumière. Elle pénètre dans nos yeux à travers le cristallin. Mais comment les informations lumineuses sont-elles captées, interprétées et transmises ?

En France, 1 700 000 donneurs volontaires constituent la source principale de production des poches de sang dont les patients ont besoin. Mais parmi les malades, certains souffrent d’affections rares pour lesquelles le sang des donneurs n’est pas adapté. C’est pour eux que l’équipe du Professeur Douay travaille d’arrache-pied. Ceux pour qui l’espoir réside dans la production artificielle de globules rouges.

En France, le don du sang gratuit, anonyme et bénévole, permet de sauver la vie de nombreux patients. Ceux qui souffrent d’affections de la moelle osseuse par exemple ou ceux qui sont victimes d’hémorragies sévères en sont les premiers bénéficiaires. Si aujourd’hui des recherches permettent d’envisager la production future des globules rouges artificiellement, le don du sang demeure-t-il un acte indispensable ? Réponse du professeur Luc Douay.