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Caroline Bouvier
Édito
Avant d’être mis en scène par Roger Blin en 1953, En attendant Godot a été refusé par trente-cinq directeurs de théâtre. Seul le Théâtre de Babylone, déjà en faillite, accepta de présenter la pièce :
« Je vais fermer boutique, autant finir en beauté », aurait dit son directeur, Jean-Marie Serreau. Aujourd’hui, la pièce est traduite dans plus d’une vingtaine de langues et durant les deux années 2014 et 2015, pas moins de douze nouvelles mises en scène en ont été proposées.
C’est dire la reconnaissance de Beckett, dont « la royauté », pour reprendre l’expression de Pierre Michon, est sans doute plus triomphale encore de nos jours qu’en 1961. Mais En attendant Godot ne fait-il pas illusion ? Connaît-on si bien les textes de Beckett ? Au-delà des trois « phares » (Fin de partie et Oh les beaux jours s’ajoutant à En attendant Godot), ses romans ou ses poèmes sont-ils aussi célèbres ? Et qu’en est-il des pièces radiophoniques et de tous ces textes courts, ces « dramaticules » qui hésitent entre soliloque ou nouvelle, Têtes-mortes, Cap au pire, Pour finir encore et autres foirades ?
C’est cet aspect plus méconnu de Beckett que le metteur en scène Jacques Osinski et le comédien Denis Lavant ont choisi de faire découvrir. Après Cap au pire et La Dernière Bande, ils proposent L’Image, un spectacle conçu à partir de quatre textes (L’Image, Un soir, Au loin un oiseau, Plafond). Écrits entre les années cinquante et les années quatre-vingt, ils offrent une ouverture inédite sur l’univers beckettien, autant par la récurrence de thèmes de plus en plus obsessionnels chez l’écrivain que par les interrogations soulevées sur le pouvoir des mots et des images. Mais pour le théâtre, ils sont une véritable gageure. Car si ces textes appellent immanquablement une voix pour les dire, comment les interpréter, ou comment les mettre en scène ?
Pour entrer dans le monde de Beckett et mieux prendre conscience des recherches que l’écrivain a poursuivies tout au long de son œuvre, le présent dossier propose d’abord quelques pistes d’exploration. Il envisage ensuite plus particulièrement le spectacle lui-même. Quels sont les enjeux de ces quatre textes brefs et parfois énigmatiques ? Comment Jacques Osinski et Denis Lavant peuvent-ils apprivoiser les mots et les rythmes ? Comment à leur tour, peuvent-ils « faire image » ?
Fiche détaillée
Éditeur : Réseau Canopé
Auteur : Caroline Bouvier
ISBN : 978-2-240-05496-8