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Pièce (dé)montée : J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne

Marie Dauge

Pièce (dé)montée "J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce et mise en scène par Chloé Dabert. 

Auteure du dossier : Marie Dauge.

Cette pièce met en scène trois soeurs, la mère et l’aïeule, qui ont attendu longtemps l’unique homme de la famille : le frère, le fils. Elles sont sous le choc de son retour.

Ce dossier téléchargeable au format PDF, permet aux professeurs de préparer la venue au spectacle et offre des pistes d'exploitations pédagogiques en classe avec une analyse du parti pris scénographique de cette pièce revisitée et des grandes thématiques de notre époque qu'elle fait resurgir.

Dossier édité par Réseau Canopé en partenariat avec la Comédie Française.

Retrouvez toutes les dates des représentations de cette pièce sur le site de théâtre contemporain.



« Un étrange projet, moins une piece que des plages de texte, une sorte de poème. Allez, le mot est lancé : une logorrhée… ». Ces mots de Jean-Luc Lagarce, à propos de sa propre pièce, J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne, nous invitent à imaginer un spectacle singulier, ancré dans une esthétique littéraire, et ouvert par ce titre narratif sur un paysage quotidien et mélancolique. 

Écrite en 1994 entre Juste la fin du monde et Le Pays lointain, cette pièce constitue le deuxième opus d’une trilogie testamentaire dont les thèmes se répondent et font écho à la vie de leur auteur. Ce dernier, mort trop tôt en 1995 à l’âge de trente-huit ans, écrivait déjà bien avant d’être malade sur les thèmes de la famille, de la disparition et du retour du fils. En tête des auteurs contemporains les plus joués en France comme à l’étranger, il joua et monta lui-même de nombreuses pièces d’autres auteurs. C’est pourtant bien après sa mort que l’on a célébré et traduit son œuvre prolixe, grave et légère, riche d’une langue ciselée et musicale qui réinvente les genres, les registres et les tons, publiée exclusivement aux Solitaires Intempestifs, maison d’édition qu’il fonda avec François Berreur. 

J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne met en scène trois sœurs, la mère et l’aïeule, qui ont attendu longtemps l’unique homme de la famille : le frère, le fils. Elles sont sous le choc de son retour. Endormi, évanoui ou mort, lui n’apparaît pas mais constitue l’unique sujet de la parole des femmes. Chacune le « reconstruit » à sa manière, avec ses souvenirs, éparpillés dans les voluptes de paroles ressassées, dans les vibrations de silences cadencés. 

Chloé Dabert, dans sa mise en scène, s’est attachée à restituer la dimension chorale de ce texte, tout en s’appropriant la complexité dramaturgique du style de Lagarce. Les propositions pédagogiques de ce dossier viseront une approche réflexive, active et créative en s’appuyant sur le texte, sur sa mise en scène et sur ses résonances. 

Agir

Des outils pédagogiques pratiques et adaptés pour vous accompagner au quotidien

Éditeur : Réseau Canopé

Auteur : Marie Dauge

Collection : Agir