L’ensemble de ces 50 activités permet à l’élève de faire évoluer son propre rapport à l’œuvre musicale qui peut être fondé, dès les premières écoutes, sur le plaisir, l’étonnement, la tristesse, la joie, la curiosité, la répulsion, voire la peur dans certains cas. Au-delà de ce premier contact sensible, émotionnel, l’élève, avec l’aide de l’enseignant, apprend à verbaliser et à justifier avec des termes de plus en plus précis le lien entre ce qu’il ressent et le matériau musical qu’il identifie. Son rapport aux œuvres, de fait, se modifie : de l’expérience sensible et des savoir-faire qu’il aura développés (chanter à une ou plusieurs voix de manière contrôlée et pas seulement par automatisme), il élaborera des connaissances dites « déclaratives » (il saura parler de plus en plus de la musique qu’il entend).
L’ouvrage est structuré en six parties, certaines mettent davantage l’accent sur le travail vocal et d’autres sur celui d’écoute, faisant alterner les grands objectifs et démarches de l’éducation musicale. Les choix qui sont faits mettent en valeur l’ensemble des grandes catégories d’esthétiques musicales sans négliger les œuvres qui seraient les plus proches des élèves.
Le principe de l’ouvrage n’exige ni une lecture linéaire ni un ordre obligé, si ce n’est que la première partie serait le préalable à une mise en voix progressive, à l’éveil d’une disponibilité des différents organes sensoriels.