Une scénographie peut-elle à elle seule révéler les névroses d’un personnage, le refoulement de ses désirs, voire les failles de toute une famille ? En montrant que le vaste salon blanc d’Orgon repose sur des fondements pourris qui en font bientôt un cachot aux murs lépreux, en dévoilant de manière spectaculaire la situation d’enfermement et de frustration dans laquelle les membres de la famille se trouvent pris, et en inventant une descente aux enfers résolument concrète, Stéphane Braunschweig en fait la démonstration éclatante.
Par une série de courtes activités pratiques, découvrir le fonctionnement et la symbolique de l’espace mental cauchemardesque imaginé par le metteur en scène ; mener un questionnement dramaturgique sur les failles d’Orgon et les mécanismes d’emprise ; cerner les enjeux d’une collaboration durable entre un metteur en scène et son interprète de prédilection, Claude Duparfait ; percevoir et mettre en perspective l’esthétique cinématographique d’une mise en scène.