Joue-t-on Le Malade imaginaire de la même manière à 46 ans, à 62 ans, et à 83 ans ? À travers l’exemple de Michel Bouquet, qui fut l’interprète du rôle d’Argan pendant presque 40 ans, les élèves sont invités à découvrir comment l’interprétation d’un rôle peut évoluer tout au long d’une vie, en passant d’une mise en scène à l’autre.
Petit bijou de comédie inséré dans le chef-d’œuvre qu’est Le Malade imaginaire, la scène de Louison, qui met en scène une enfant, pose – elle aussi – la question de la distribution : à qui confier ce rôle de petite fille ? Et quel est l’enjeu dramaturgique de cette scène, dans laquelle une enfant « fait » la morte ?
Par une série de courtes activités sur les choix de distribution et d’interprétation, de scénographie et de costumes, les élèves découvrent la mise en scène de Georges Werler qui nous rappelle que le jeu théâtral est, au moins autant que le rapport à la maladie et à la médecine, l’enjeu majeur du Malade imaginaire.