Éducation, arts et société : créer la rencontre

Pause 2026 et enquête 2027

Résultats de l’enquête réalisée auprès des publics en mai-juin 26

« L’Invitation aux musées » permet chaque année aux enseignants de tous niveaux de venir vivre 3 journées dans des musées de la région, le but étant d’alimenter le dialogue entre les acteurs de l’éducation et le milieu culturel et artistique.

Le dispositif est piloté par le Réseau Canopé, la FRAM (la Fédération régionale des Amis des musées), la DRAC Hauts-de-France, et Musenor, en partenariat avec les musées de son réseau.

Créé il y a près de 20 ans, le dispositif a abordé de nombreuses thématiques.

En 2026, les partenaires ont souhaité engager une réflexion sur l’évolution du format et/ou du contenu de l’Invitation aux musées, afin de répondre davantage aux attentes des participants et d’en attirer de nouveaux.

Une enquête a ainsi été diffusée entre mai et juin 2026 auprès des anciens participants, des membres du réseau Canopé, et des professionnels de musées.

Synthèse des réponses

Profil du répondant et participation initiale

Les répondants sont majoritairement issus de l’enseignement, avec une surreprésentation du second degré. Le dispositif bénéficie d'un noyau de participants fidèles et la majorité des répondants ont participé plusieurs fois, certains depuis plus de 8 à 10 éditions. d’autres en sont à leur première participation. Les professionnels de musée constituent également un groupe significatif.

Expérience vécue / impact sur votre pratique
Satisfaction globale
100% positive

Les participants de longue date expriment parfois une légère saturation sur la découverte des collections permanentes, et valorisent davantage les coulisses, les rencontres de spécialistes, et les ateliers créatifs — là où les nouveaux participants apprécient davantage l'entrée par les collections.

Apports du dispositif à la pratique professionnelle
Intérêt pour le développement d’outils spécifiques ou d’accompagnement pour les participants

Une majorité de répondants se montre intéressée par un accompagnement complémentaire au-delà des 3 journées de stage. Les rencontres avec les équipes de médiation apparaissent comme l'attente la plus forte. Les ateliers ou temps de travail entre acteurs éducatifs et professionnels de musée ainsi que l'aide à la construction d'un projet pédagogique sont également très demandés. Les ressources documentaires seules apparaissent moins prioritaires que les démarches collaboratives.

Ce que les participants retiennent le plus :

  • les rencontres avec des professionnels passionnés ;
  • les visites de coulisses et de réserves ;
  • les ateliers pratiques ;
  • l’immersion et expériences sensorielles ;
  • les temps d'échange informels.

Organisation

Les répondants ne remettent pas en cause le principe des journées de stage ni la diversité des thématiques abordées. En revanche, ils expriment un souhait marqué de davantage de souplesse dans les modalités de participation, notamment en limitant l'obligation de suivre l'ensemble du parcours. Les attentes formulées pour l'avenir portent avant tout sur le développement des échanges, de la co-construction et de l'accompagnement de projets.

Évolutions possibles

La durée des journées et les thématiques ne constituent pas un frein à la participation. En revanche, une grande majorité est pour un format moins contraignant, ne nécessitant pas d’assister obligatoirement aux 3 journées.

Thématiques proposées pour les prochaines éditions

Thèmes revenus plusieurs fois dans les propositions :

  • Santé mentale, art-thérapie ;
  • Inclusion, handicap, diversité des publics ;
  • Numérique, IA et pratiques artistiques ;
  • Nature, environnement, préservation

Autres thèmes proposés :

Muséographie : choix des œuvres, dispositifs de présentation ; Femmes dans l'art ; Art brut ; Colonialisme et restitutions ; Harcèlement, droits de l'enfant ; Parcours ludo-pédagogiques concrets (jeux de pistes, enquêtes)

Dans l'ensemble, les participants attendent moins des ressources supplémentaires que des opportunités de dialogue, de collaboration et d'accompagnement dans la mise en œuvre de projets concrets. Cela confirme l'intérêt du dispositif comme point de départ d'une relation plus durable entre les établissements culturels et le monde éducatif.