
Dédramatiser l’erreur par un jeu de rôles
- Structuration pédagogique
Description
Ce jeu de rôle permet de réfléchir, en classe, au statut de l’erreur, mais aussi au positionnement des élèves et de l’enseignant face à l’erreur.
En savoir plus
Le jeu de rôle est une activité où chaque élève est appelé à jouer un rôle dans une situation hypothétique qui lui permet de mieux comprendre les réactions ou motivations justifiant les comportements de la personne qu’il incarne. L’expression, la créativité et les perceptions des élèves y sont mises en œuvre. Le jeu de rôle permet une certaine liberté d’action en situation d’apprentissage.
Voir Gilles Chamberland, Louisette Lavoie et Danielle Marquis, 20 formules pédagogiques, Presses de l’université du Québec, 2000.
Matériel
Un lot de cartes sur lesquelles sont indiquées les situations déclenchantes et les rôles à jouer (annexe 1).
Affiches (annexe 2).
Déroulement de l’activité
- Recueil des représentations des élèves sur l’erreur : « Qu’est-ce qu’une erreur ? » ; « Que ressens-tu quand tu te trompes ? » ; « Que fais-tu quand tu te trompes ? » ; « Est-ce que l’erreur sert à quelque chose ? »… Les représentations sont écrites au tableau par l’enseignant.
- Les élèves sont répartis par groupe de 5 à 6 personnes.
- Chaque groupe tire une carte situation déclenchante (voir annexe 1).
- Dans chaque groupe, les élèves choisissent leur rôle.
- Chaque groupe imagine et prépare une saynète pendant 10 à 15 min.
- Les saynètes sont jouées devant le reste de la classe.
- À chaque passage, la classe échange sur la situation, les rôles et la place de l’erreur.
- Les mots-clés issus des échanges sont notés par l’enseignant sur des affiches.
Variantes
La situation déclenchante (une seule carte) peut être identique ou différente pour tous les groupes.
Les saynètes peuvent être directement jouées sous forme d’improvisation après la répartition des rôles.
Bilan de séance
Faire un retour sur la perception de l’erreur, de sa place et de son rôle dans les apprentissages et rédiger en commun une trace écrite.
En prolongement
Un travail spécifique sur l’erreur et sa place à l’école peut être proposé. Exemples d’activités : travailler une notion à partir d’un texte sur l’histoire des sciences avec une controverse ; proposer une activité expérimentale (montage électrique ou chimique) avec une erreur à corriger…
Ressources
Jean-Pierre Astolfi, L’Erreur, un outil pour enseigner, ESF, 1997.
Yves Reuter, Penser l’erreur autrement, Septentrion, 2013.
« Les huit types d’erreurs recensés par Astolfi », académie de Lille.
« Activité : un peu d’histoire des sciences. 15 siècles pour comprendre la circulation sanguine et le rôle du cœur », académie de Grenoble
Annexe 1. Proposition de situations déclenchantes sous forme de cartes
Situation déclenchante | Situation déclenchante |
Situation déclenchante | Situation déclenchante |
Situation déclenchante | Situation déclenchante |
Annexe 2. Statut de l’erreur


« Penser, c’est aller d’erreur en erreur. » : Alain, Propos sur l’éducation, PUF, 1932.
« Neurosciences : Le cerveau apprend grâce à l’erreur », Apprendre, réviser, mémoriser, 30 décembre 2018.