Faciliter les relations sociales pour un élève sourd ou malentendant
- Structuration de la relation sociale
L’élève en situation de handicap a besoin, comme tout élève, d’être intégré parmi ses pairs et d’être perçu positivement par ses enseignants.
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Choisir mon Atelier CanopéLes adaptations et aménagements ont pour objectif de faciliter le parcours scolaire des élèves aux besoins éducatifs particuliers, en référence aux objectifs du Socle commun. Une observation fine de l’élève est nécessaire afin de déterminer les adaptations et aménagements les plus appropriés pour l’aider à contourner les obstacles rencontrés dans ses apprentissages. L’enseignant doit prendre en compte à la fois les spécificités de l’élève et les caractéristiques des tâches qu’il propose. Ces propositions ne sont que des exemples, et non des modèles. Elles devront toujours être envisagées avec un recul critique, en les adaptant et en les personnalisant pour l’élève en question.
Il est préférable de limiter le nombre d’items afin d’en suivre avec attention la mise en œuvre tout au long de l’année et de s’assurer que l’élève atteigne les objectifs escomptés. Une réévaluation devra être réalisée à différentes périodes de l’année scolaire pour permettre de réajuster régulièrement les aménagements et adaptations au regard de l’évolution de l’élève.
Faciliter les relations sociales pour un élève sourd ou malentendant
L’élève en situation de handicap a besoin, comme tout élève, d’être intégré parmi ses pairs et d’être perçu positivement par ses enseignants.
Règles et codes du vivre-ensemble
Pour rendre accessible la notion de « vivre-ensemble », on peut proposer des outils visuels et la mise en place de situations d’interaction.
Améliorer la compréhension des règles de la classe
À l’école beaucoup de codes sont implicites, certains élèves ne les comprennent pas et ne peuvent donc pas se les approprier. L’adaptation consiste à construire des marqueurs visuels et invariants, des « balises » servant de repères pour comprendre, à chaque énoncé d’une règle, la permanence de celle-ci.
Ajuster sa posture face aux difficultés à expression comportementale
Face à un élève ayant des difficultés à expression comportementale, des postures professionnelles sont à privilégier. Elles visent à maintenir un cadre bienveillant pour permettre à l’élève de comprendre et d’intégrer les enjeux du contexte scolaire.
Apprendre une règle en contexte scolaire
En classe tout manquement à la règle est sanctionné par une remarque, un rappel à l’ordre… pour certains élèves l’affect prend alors le pas sur toute compréhension ou régulation du comportement. Pour ces élèves l’apprentissage ne se fait pas sans un entraînement régulier et de manière protégée.
Favoriser l’estime de soi
L’estime de soi est un des piliers de l’inclusion scolaire. Quand les élèves ne se sentent pas bien, ils ne peuvent pas bien se comporter. Quand on a des difficultés et des adaptations spécifiques, comment vivre sa place dans le groupe lors de situations d’apprentissage ?
Adapter l'environnement pour un élève avec des troubles des fonctions auditives
L’enseignant s’assure de mettre en place un environnement non bruyant, sans agitation, afin de favoriser de bonnes conditions d’attention pour un élève sourd ou malentendant. Il adapte la classe à l’accueil d’un élève sourd ou malentendant.
Structurer l’espace à différentes échelles pour représenter soi et autrui dans son environnement (1er degré)
Il s’agit de mettre en œuvre des situations diverses et variées favorisant la manipulation, la représentation et la structuration de l’espace.
Structurer l’espace à différentes échelles pour représenter soi et autrui dans son environnement (1er et 2nd degrés)
Il s’agit de mettre en œuvre des situations diverses et variées favorisant la manipulation, la représentation et la structuration de l’espace.
Repérage spatial
L’aménagement de la classe doit être épuré, structuré et stable. Chaque espace doit avoir une fonction identifiable par l’élève, induisant l’activité et son apprentissage respectif.
Organisation matérielle de la tâche pour un élève avec des troubles du spectre de l’autisme
L’organisation matérielle doit induire la tâche à réaliser et adopter toujours la même logique : elle se déroule de gauche à droite, avec un début et une fin clairement identifiables par un jeu de couleurs. Seul le matériel utile à l’activité doit être présent sur la table.
Espace ressource
L’aménagement d’un espace ressource prenant en compte les particularités sensorielles de l’élève permet de l’accompagner au mieux au quotidien et facilite son attention et sa concentration.
Posture : ballon ou coussin d’assise
Cette adaptation permet à l’élève de faciliter sa concentration, tout en respectant son besoin de mouvement.
Réduire les gênes visuelles extérieures
Certains élèves sont particulièrement sensibles à la lumière. Pour leur bien-être, il faut donc prendre en compte les questions liées à la luminosité et aux sources potentielles de stress de leur environnement.
Enrichir le lexique des élèves avec des troubles des fonctions auditives
S’appuyer sur des illustrations, des pictogrammes, le jeu pour enrichir le lexique. Utiliser des outils de suivi du lexique. Adapter les formulations, la mise en page des textes pour faciliter la compréhension.
Enrichir le lexique des élèves avec des troubles des fonctions auditives
Un des enjeux de la scolarisation des élèves sourds ou malentendants est la possibilité pour eux d’évoluer de manière autonome dans la maîtrise de la langue française. Les besoins travaillés ici sont la maîtrise de la syntaxe et la connaissance et la bonne exploitation du lexique.
Valoriser les ancrages linguistiques au sein de la classe
Afin d’améliorer l’acquisition du langage, il est essentiel de valoriser l’ancrage linguistique des élèves en utilisant des supports visuels : affichages formalisés, fiches-outils et espaces dédiés à la trace écrite.
Le Facile à lire et à comprendre (FALC)
Le FALC est une version simplifiée d’un texte qui permet d’être compris notamment par des personnes avec dyslexie, malvoyantes, étrangères maîtrisant mal une langue, illettrées ou âgées, en un mot, tous ceux pour qui la compréhension est un obstacle.
Pratiques de communication alternatives ou complémentaires au langage oral
D’autres modes de communication que le langage oral peuvent être investis lorsque ce dernier canal est difficilement utilisable (surdité, accès difficile à la compréhension, troubles du spectre de l’autisme) : le concret, l’utilisation des canaux visuel ou non-verbal.
Proposer une version audio d'un texte
Lorsque la lecture d’un texte de façon autonome est difficile pour l’élève, voire impossible, il est possible de proposer une version audio permettant l’accès à son contenu.
Aider au décodage
La vitesse et la précision du décodage influent sur la compréhension d’un texte lu par l’élève. Des supports adaptés facilitent la reconnaissance des mots écrits. Des applications informatiques permettent de rendre accessibles les textes numériques grâce à une mise en forme de leur présentation.
Lecture et compréhension des consignes : structuration de la tâche
Aider les élèves à comprendre les consignes écrites : repérage de la consigne, séquençage de la consigne et mise en ordre chronologique le cas échéant. Adaptation du langage écrit et oral.
Enrichir et structurer le lexique pour améliorer le langage oral
Le langage oral des élèves en situation de handicap peut être entravé par des difficultés qui relèvent d’une maîtrise fragile du lexique. Le stock lexical peut être réduit ou mal structuré. Cela fait obstacle à l’accès aux lexies en situation d’émission comme de réception. Il convient d’agir sur ces deux versants.
Renforcer la syntaxe
La syntaxe est le socle de l’apprendre à parler-penser. Cette fiche propose des pistes pour renforcer la syntaxe des élèves et leur permettre d’entrer dans le langage oral. Des exemples de supports et d’activités sont proposés pour des élèves de la maternelle jusqu’au collège.
Créer des outils pour faciliter l’oral en continu
L’entraînement à l’oral en continu, notamment les exposés, permet aux élèves de primaire et de secondaire de devenir des locuteurs plus habiles. Afin de faciliter la prise de parole lors de ces présentations orales, il est opportun de créer des outils qui vont permettre de déclencher la parole et d’aider à la structuration de la pensée.
S’engager dans une démarche de résolution de problème, lecture et appropriation d’un énoncé
La résolution de problème est envisagée ici non pas en tant qu’objet de mise en situation directe de l’élève mais davantage en tant qu’outil de formation. Nous souhaitons proposer ainsi une approche de l’appropriation d’un énoncé adaptée à des élèves à besoins éducatifs particuliers qui ont notamment des difficultés de lecture.
Aider à l’acquisition et à l’application de notions grammaticales en Langue vivante étrangère (anglais)
Proposition de méthodes et d’outils applicables et adaptables en fonction du niveau concerné, de la notion grammaticale étudiée, des besoins des élèves et de l’enseignant : pictogrammes et bandes-phrases à scratch, codification avec symboles/couleurs, mise en situation avec scenarii sociaux.
Oser la prise de parole en Langue vivante étrangère (LVE)
Étant donnée la difficulté que représente la construction spontanée d’un énoncé cohérent en LVE, il est essentiel de proposer aux élèves dyslexiques des étapes très progressives pour sécuriser leurs prises de parole. Pour ce faire, voici deux dispositifs : la baladodiffusion et les petits groupes de tutorat.
Aménager les conditions d’une prise de parole sécurisée
La prise de parole en contexte d’apprentissage peut ne pas être aisée. Des éléments sont susceptibles de lui faire obstacle, certains relevant de son environnement immédiat. Instaurer un climat suffisamment sécurisant peut aider à lever les entraves rencontrées et ainsi faciliter l’expression orale.
Mettre en confiance l’élève pour faciliter sa production orale
Tout au long de leur scolarité, les élèves doivent prendre la parole – exercice difficile à appréhender, davantage encore pour ceux en situation de handicap. Des activités liées au corps, au regard, au souffle et à la voix, dont la finalité est de faciliter la confiance en soi, peuvent les aider à y parvenir.
La scolarisation de l’élève qui bégaie ou qui bredouille
Le bégaiement et le bredouillement sont des troubles de la fluence verbale ; l’élève est gêné dans son expression orale et ne parvient pas à parler comme il le souhaiterait. Ces troubles ont des répercussions directes sur la vie scolaire. Comment les repérer et quels aménagements mettre en place pour les élèves qui vivent cette difficulté ?
Faciliter le traitement phonologique du lexique en cours de Langue vivante étrangère (anglais)
L'apprentissage de l'anglais est particulièrement difficile pour les élèves dyslexiques ou dysphasiques qui souffrent d'un déficit de traitement de la chaîne phonique. Voici quelques dispositifs d'adaptation à l'usage du professeur d'anglais pour répondre aux besoins spécifiques de ces élèves.
Scolariser un élève avec des troubles des fonctions auditives dans le 1er degré
La réussite du projet d’accueil d’un élève sourd ou malentendant nécessite la collaboration (et donc l’information) de tous les professionnels pouvant entrer en contact avec l’élève à l’école : enseignants, Atsem, personnels d’animation, agents de restauration scolaire…
Scolariser un élève avec des troubles des fonctions auditives dans le 2nd degré
Proposition à l’équipe pédagogique d’une harmonisation des pratiques sous forme de conseils de méthodes de travail lors des séances d’enseignement et d’un tableau récapitulatif des éléments à mettre en place avant, pendant et après les séances d’enseignement.
Cadre et supports pour travailler en équipe l’autonomie
Le travail en équipe est une condition essentielle pour favoriser l’accueil et la scolarisation des élèves. Une harmonisation au sein de l’école ou de l’établissement avec tous les partenaires éducatifs est nécessaire. La place de l’AESH dans l’acquisition de l’autonomie est à réfléchir collectivement.
Partager un aménagement
Certaines adaptations sont particulières à la classe. D’autres sont à diffuser en dehors de celle-ci. Comment les faire connaître aux autres membres de l’équipe éducative et, au-delà, faire en sorte que chacun s’en empare et les applique ?
Élaborer et mettre en œuvre un protocole de gestion d’un élève en crise
Réfléchir en amont aux postures à adopter avant, pendant et après la crise, savoir quelles sont les personnes qui peuvent intervenir pour ne jamais être seul avec un élève en crise, comment organiser la gestion des autres élèves de la classe pendant la crise.
Accueil de l’élève à mobilité réduite dans un établissement scolaire
Anticiper l’arrivée d’un élève avec un trouble des fonctions motrices dans un établissement scolaire est indispensable. Un établissement accessible facilite les déplacements. C’est ensuite l’installation en classe et surtout les adaptations pédagogiques qui seront garantes d’une inclusion scolaire réussie.
Travailler avec les AESH
Le travail en équipe est une condition essentielle pour favoriser l’accueil et la scolarisation des élèves. Une harmonisation est nécessaire au sein de l’école ou de l’établissement avec tous les partenaires éducatifs, dont les AESH.
Le dialogue enseignant/AESH : la croisée de deux référentiels
Les missions des enseignants sont définies dans le référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation (arrêté du 1er juillet 2013) ; celles des personnels chargés de l’accompagnement des élèves en situation de handicap par la circulaire 2017-084 du 3 mai 2017.
Enseignant/AESH : collaborer en décrivant des savoir-faire, postures et gestes professionnels, en proposant des pistes pratiques
La collaboration entre l’accompagnant, l’enseignant et les autres membres de la communauté éducative est indispensable à la réussite de l’élève en situation de handicap, mais elle peut parfois rencontrer des obstacles qu’il convient d’identifier afin de les lever ou les réduire.
Adaptation et accompagnement : de la situation d’apprentissage à l’évaluation
Bien adapter (pour l’enseignant) et bien accompagner (pour l’AESH), c’est d’abord bien déterminer l’objectif de la situation d’apprentissage selon trois types de compétences : cœur de cible, spécifiques et périphériques.
L’organisation en PIAL
L’organisation en pôles inclusifs d’accompagnement localisés – PIAL – mobilise l’ensemble des personnels de l’équipe pédagogique et éducative. Elle dépend de l’évaluation des besoins d’accompagnement d’un élève en situation de handicap.
Enseignant/AESH : un accompagnement vers l’autonomie
Accompagner implique un effort de compréhension, d’adaptation aux besoins et aux possibilités de chacun. Sous la responsabilité pédagogique des enseignants, les personnels accompagnants ont ainsi vocation à favoriser l’autonomie de l’élève, sans se substituer à lui dans la mesure du possible.