Publié le 18/11/2025

    À Toulouse, l’école maternelle Jean Zay agit sur le climat scolaire grâce au projet “Vivre ensemble”

    Former les professionnels de l’école pour développer les compétences psycho-sociales des enfants.

    À l’école maternelle Jean Zay de Toulouse, le projet “Vivre ensemble” , qui s’inscrit dans la dynamique des Cités éducatives, repose sur un travail en profondeur autour des compétences psychosociales (CPS) pour offrir aux élèves un cadre plus serein, plus coopératif, et donc plus propice aux apprentissages. Il engage l’ensemble des adultes présents dans l’école : enseignants, ATSEM, AESH, animateurs, agents techniques, dans une démarche de transformation collective.

    Podcast - À l'école maternelle Jean Zay, le projet Vivre ensemble, raconté par celles et ceux qui le vivent au quotidien.


    Une démarche de coéducation active et structurée

    Conçu comme une réponse concrète aux besoins du terrain, “Vivre ensemble” s’est construit sur une alliance étroite entre l’équipe éducative, l’équipe de circonscription la mairie, le centre social Nord et l’Atelier Canopé 31. Cette coopération a permis de sortir du cloisonnement traditionnel entre les temps scolaire, périscolaire et familial, en instaurant un langage commun et des pratiques partagées.

    Tout au long de l’année, l’Atelier Canopé 31 a assuré la formation de tous les adultes intervenant auprès des enfants. Ces modules, adaptés aux différents profils professionnels, ont permis de travailler à la fois sur les postures, la communication, l’écoute, et l’accompagnement émotionnel, en privilégiant des outils concrets et directement réutilisables dans la vie quotidienne de l’école.


     

    Une progression en trois temps pour ancrer les apprentissages sociaux et émotionnels

    Le projet s’est structuré autour de trois axes déployés au fil de l’année scolaire :

    • Le premier trimestre a été consacré à l’identification et à l’expression des émotions : enfants et adultes ont appris à nommer ce qu’ils ressentent, à travers des supports ludiques comme la “cocotte à émotions” ou le “ballon de la tristesse”.
    • Le deuxième temps a mis l’accent sur l’empathie, la communication non violente et la gestion des conflits. L’outil du “message-clair” a été particulièrement investi par les équipes, avec un impact visible sur les interactions entre élèves.
    • Enfin, le dernier trimestre a permis d’explorer la coopération à travers des jeux collectifs et des situations favorisant l’entraide, renforçant les liens sociaux dans l’école.

          
     

    Les familles pleinement associées à la démarche

    Deux temps forts ont été organisés pour permettre aux familles de s’approprier les outils du projet :

    • En décembre, des ateliers parents-enfants, animés avec le centre social, ont proposé des activités autour des émotions, favorisant le dialogue intergénérationnel et la continuité éducative à la maison.
    • En juin, lors de la fête de l’école, les familles ont été invitées à participer à des jeux et des ateliers sur les émotions, les besoins et la coopération

    Ces moments de partage ont renforcé les liens entre l’école et les parents, dans une logique de coéducation assumée.


     

    Des effets visibles, un potentiel à consolider

    Le projet a rapidement produit des effets concrets. Les ATSEM témoignent d’une évolution dans la manière dont les enfants verbalisent leurs émotions. Les enseignants réinvestissent les outils en classe, et les temps de formation ont permis de mieux comprendre les rôles de chacun. Cette dynamique d’équipe, saluée par la visite d’Arnaud Leclerc, IA-DASEN de la Haute-Garonne, en présence de l’élue de quartier et de la déléguée du préfet, a permis de faire école, au sens propre comme au figuré.

     

    Des perspectives concrètes pour faire vivre la démarche

    L’équipe souhaite désormais inscrire cette dynamique dans la durée, pourquoi pas en l’articulant à d’autres dispositifs existants ou en mobilisant un groupe de travail au niveau de la circonscription pour mutualiser les ressources.

     

    Une inspiration pour d’autres établissements

    L’expérience de l’école Jean Zay montre qu’une amélioration du climat scolaire passe par un engagement collectif, une vision partagée et des outils concrets. Ce projet démontre qu’en investissant les compétences psychosociales dès la maternelle, on agit profondément sur le bien-être des enfants… et des adultes !