Des œuvres dans les classes
Et si l’Art entrait dans les écoles de Meurthe-et-Moselle ?

Le dispositif « Des œuvres dans les classes » regroupe dix œuvres faisant partie d'une collection constituée grâce au partenariat entre la DRAC, la DSDEN 54 et l’Atelier Canopé 54 – Nancy. Cet ensemble d’œuvres d’artistes contemporains de la région Grand Est a été constituée afin que les classes puissent les emprunter et rencontrer les artistes qui les ont créées. Ces œuvres sont visibles à la médiathèque de l’Atelier 54.
L’ambition de ce projet, situé dans un cadre scolaire, est de permettre aux élèves de côtoyer des œuvres originales, de rencontrer des artistes de la grande région, de découvrir un panel varié de la création artistique contemporaine.
Ce projet sera accompagné par la conseillère pédagogique de la DSDEN 54 qui proposera des formations, des présentations de ces œuvres lors d’expositions ou par le biais de documents pédagogiques écrits en lien avec les artistes dont les œuvres seront présentées.
Les artistes pourront se déplacer dans les classes sur des demi-journées/ateliers avec l’aide financière de la DRAC Grand Est pour permettre aux élèves de les rencontrer, mieux découvrir et accueillir l’œuvre dans leur école.
Télécharger le livret de présentation des 10 œuvres
DOSSIERS PÉDAGOGIQUES
Un dossier pédagogique est proposé avec chaque prêt en fonction de la nature des œuvres (peinture, sculpture, gravure, photographie, installation…). La conseillère pédagogique pourra vous accompagner dans une réflexion autour de la constitution d’un musée de classe ou d’un espace d’exposition permanent au sein de l’école.
Une clé USB accompagne le dossier et permet de nourrir le projet en y intégrant vos contributions (photographies, vidéos, notes, impressions des élèves, traces des productions réalisées…).
MODALITÉS D'EMPRUNT
Afin de bénéficier de ce dispositif, il vous faudra :
- prendre contact avec Corinne Lacaze pour réserver ;une œuvre et déterminer la date de visite de l’artiste sur la période d’emprunt ;
- prendre contact avec l’Atelier 54 afin d’effectuer l’emprunt et les modalités associées.
CONTACTS
Barbara Pierrat-Kloster Corinne Lacaze
Médiatrice ressources et services – Documentation Conseillère pédagogique - Arts visuels
Mél. : barbara.pierrat-kloster@reseau-canope.fr Mél. : corinne.lacaze@ac-nancy-metz.fr
Tél. : 03 83 19 11 32
Cabane Expopaix
Matthieu Exposito


INFORMATIONS TECHNIQUES
Année de création : 2017
Nature de l'œuvre : boite en bois contenant tous les éléments nécessaires à la réalisation d’une cabane EXPOPAIX pour enfants
Dimensions : 117 x 117 x 32 cm
Cette œuvre peut permettre d’aborder avec des élèves ce qu’est une installation, leur permettant d’expérimenter cela en classe.
La cabane est un lieu singulier, un refuge où l’on se blottit pour se protéger. La cabane nous invite à la rêverie aussi et peut devenir un lieu de réflexion, un lieu d’échange, de partage.
Avec les élèves, il sera intéressant de :
- parler de leurs vécus par rapport à la cabane : en ont-ils déjà construit ? où ? dans le jardin ? dans la maison ? sous une table ?
- envisager quels matériaux peuvent être utilisés dans la construction d’une cabane ;
- faire des croquis, voire des maquettes de leurs cabanes rêvées ;
- aller voir d’autres travaux d’artistes qui ont réfléchi au concept, conçu des habitats d’urgence ou autres : la maison des jours meilleurs de Jean Prouvé, les cabanes de Shigeru Ban, les installations d’Ernesto Neto...
La paix est au cœur de l’œuvre de Matthieu Exposito. Quelques livres ou poèmes pourront être introduits et lus dans la cabane. Les élèves pourront également prendre le temps de faire des dessins, d’écrire eux-mêmes des poèmes ou des mots évoquant la paix.
La ville et la cité
Benjamin Claudel

INFORMATIONS TECHNIQUES
Année de création : 2014
Nature de l'œuvre : dessin à la plume, noir et blanc, encadré
Dimensions : 40 x 30 cm
Il sera intéressant, avant la venue de Benjamin Claudel dans la classe, de prendre le temps d’observer ce dessin attentivement. Les élèves pourront par exemple avoir la possibilité de venir le regarder avec une loupe (cadre posé sur une table à leur hauteur). Ils pourront ensuite décrire sur une feuille (chacun pour soi) les mots que ce dessin évoque, les éléments qu’ils préfèrent, ce qu’ils comprennent de ce travail minutieux et un peu curieux.
On pourra aussi aller chercher dans la boite à images de la classe celles qui pourraient être mises en lien. Ensuite, il sera intéressant de partager avec les autres les mots et les images, de prendre un temps pour comparer, argumenter... On pourra ainsi parler des toutes premières impressions ressenties face à cette œuvre à l’artiste lorsqu’on le rencontrera.
Il sera également intéressant d’entrer dans une analyse plus fine et se questionner sur la nature de cette œuvre très particulière : Comment a-t-elle bien pu être créée ? Avec quels outils ? Reconnait-on des éléments connus ? Que nous suggère le titre : La ville et la cité ? Toutes ces hypothèses seront notées et serviront de base à l’échange avec l’artiste lors de sa venue.
Cette œuvre permettra également de proposer de véritables apprentissages autour du dessin en variant :
- les outils : traditionnels (crayon, feutre, pastels gras ou secs, gouache, peinture acrylique, Poska, ...) ou inventés (roseau, morceau de carton souple, morceau de bois, plume naturelle, bois taillé,...) ;
- les supports de différentes couleur, épaisseur, texture, forme, taille, matière…
- les postures : assis, debout, au sol ;
- les lieux : dans la classe, dans la cour, en extérieur, au musée.
De nombreuses pistes et propositions seront faites dans le dossier pédagogique joint au prêt de l’œuvre, mais nul doute que les élèves pourront également apprendre beaucoup lors de la venue de l’artiste dans la classe.
Arkhae Mundi
Nicolas Hamm

INFORMATIONS TECHNIQUES
Date de création : 2018
Nature de l'œuvre : encre sur cuir
Dimensions : 70 x 50 cm
Cette œuvre peut permettre d’aborder le monde dans lequel on vit de façon originale. À quoi ressemble notre univers ? Quelles sont nos habitudes de vie, notre façon de nous habiller, de nous déplacer, de manger ? Une véritable enquête pourra être menée pour découvrir ce que représente cette œuvre et d’où elle peut provenir. Les élèves seront amené à éduquer leur regard, chercher comment ce cercle de cuir rouge a pu arriver jusque dans leur classe, qui l’a trouvé, l’a fabriqué, comment il a pu être conçu et surtout ce qu’il nous raconte ?
Après s’être questionnés, les élèves pourront rencontrer l’artiste qui essayera de leur apporter des réponses lors de sa visite dans la classe. Il en profitera également pour leur proposer un atelier autour du dessin afin d’affiner leurs projets. En effet, dans le dossier pédagogique qui accompagne cette œuvre, un mini projet autour d’un univers imaginaire leur est proposé. Les élèves, en ouvrant et en complétant au fur et mesure un carnet de dessin, seront amenés
à créer eux-mêmes un univers complet allant d’un territoire créé en images ou en volume aux personnages qui le peuplent et à leurs objets du quotidien, leurs habitudes de vie. Ils pourront également revisiter les animaux qui seront présents, le milieu naturel, les moyens de transports…
Une ouverture vers des artistes qui ont rêvé des mondes idéaux leur permettra de découvrir le palais idéal du facteur Cheval ou le jardin de Niki de Saint Phalle, revivre la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb ou Amerigo Vespucci.
Nul doute qu’ils auront à cœur de présenter leurs créations à l’artiste et à le faire entrer dans leur monde imaginé.
Femme-Racines/Femme-Réseaux
Pascale Delarge


INFORMATIONS TECHNIQUES
Date de création : 2014
Nature de l'œuvre : diptyque signé en bas à droite. Radiographie, dessin, collage.
Dimensions : format de chacune des deux parties : 30 x 37 cm
Cette œuvre peut permettre d’aborder le collage avec des élèves. C’est un des domaines des arts plastiques souvent exploré dans les classes, le monde des images et les pratiques associées extrêmement riches à mener. Autour de pratiques variées à partir de la boite à images de la classe, ou pourra associer une découverte d’œuvres comme celles de Picasso ou Braque, premiers à coller des images dans leurs toiles, celles de Schwitters également qui au sortir de la première guerre mondiale, les fournitures traditionnelles des beaux-arts manquants, utilisa dans ses toiles toutes sortes de papiers glanés dans les rues pour composer ses toiles ou encore Villeglé, qui à partir des années 50, récupère dans la ville des fragments d’affiches publicitaires pour composer ses tableaux.
Le dossier pédagogique vous proposera des pistes variées autour du collage, mais cette œuvre sensible permettra également d’aborder les diptyques ou triptyques, œuvres conçues en plusieurs volets où le regard peut circuler, où il se passe quelque chose d’unique, qui permet de se questionner, de chercher du sens.
Le diptyque est traditionnellement une œuvre de peinture ou de sculpture composée de deux panneaux, fixes ou mobiles, et dont les sujets se regardent et se complètent l’un l’autre. On pourra montrer un diptyque célèbre créé par Andy Warhol « Diptyque de Marilyn », 205.4 x 144.8 cm, de 1962, conservé à la Tate Gallery de Londres, une sérigraphie unique où l’image de l’actrice disparait peu à peu.
Que se passe-t-il entre ces deux silhouettes ? S’agirait-il également d’une disparition ? Mais que sont alors ces racines ? Ces réseaux suggérés dans le titre ? Pas de doute que les questions fuseront et que les élèves ne manqueront pas de questionner l’artiste lorsqu’elle viendra leur rendre visite.
Visages
Philippe Pasqualini


INFORMATIONS TECHNIQUES
Date de création : 2015
Nature de l'œuvre : terre patinée
Dimensions : environ 50 cm de haut et 20 cm de diamètre
Cette œuvre sculptée, en argile patiné peut permettre d’aborder la sculpture avec des élèves. C’est un des domaines des arts plastiques qui est peu exploré dans les classes car assez mal connu. Les œuvres qu’on peut voir dans les musées sont en bronze, en bois, en marbre, en verre… Cela semble compliqué pour des enfants. Quels matériaux utiliser en classe avec les élèves pour réaliser des compositions en volume ? Du papier, du carton, de l’aluminium,
de la pâte à modeler, de l’argile…
Les pistes pédagogiques qui accompagnent l’œuvre de Philippe Pasqualini vous permettront d’explorer plus facilement l’argile, matériau bon marché et qui permet de d’aborder tous les concepts tels que le plein et le vide, l’ombre et la lumière, l’équilibre…
C’est une œuvre plutôt solide et transportable grâce à une boite en bois garnie de mousse qui peut devenir un socle une fois dans la classe. Comme toute œuvre en volume, on peut tourner autour et découvrir ses différentes facettes.
L’artiste a imbriqué différents visages d’une façon un peu cubiste. On pourra donc également imaginer une réflexion et différentes séances d’art visuel autour du portrait pendant la période où l’œuvre sera dans la classe. Le visage et ses expressions… du rire aux larmes, comment donner vie à une sculpture, accentuer des sentiments variés tels que la joie, la surprise, la tristesse, le désespoir… moduler l’apparence des yeux, de la bouche, des sourcils vont permettre d’exprimer ces sentiments dans la terre.
Toutes les questions que suscitera la présence de la sculpture dans la classe pourront être notées et posées à l’artiste lors de sa venue. La classe aura également son contact pour lui permettre de voir ce que les élèves auront créé après son passage !
Merveille des récifs
Roland Germain

INFORMATIONS TECHNIQUES
Date de création : 2017
Nature de l'œuvre : techniques mixtes, peinture acrylique avec des éléments marouflés
Dimensions : 60 x 45 cm
Cette œuvre peut permettre d’aborder la couleur, le monde aquatique, la poésie des océans et de ses habitants. Elle sera abordable dès la maternelle et permettra (comme toutes les œuvres de la collection en prêt dans les classes) d’éduquer le regard et de rencontrer un artiste. Celui-ci proposera aux élèves un échange ainsi qu’un moment de pratique artistique lors de sa visite dans la classe.
Le dossier pédagogique vous proposera des pistes variées autour de cette œuvre. Dans un premier temps, il sera intéressant de parler des récifs et des mondes marins, des coraux fragilisés par le réchauffement climatique qu’il sera important de sauvegarder dans les années qui viennent.
Les élèves pourront expérimenter de nouvelles créations en manipulant l’eau, le sable, le sel, apprendre à jouer avec les couleurs, comprendre les différents contrastes et leur intérêt dans la composition d’une image, découvrir d’autres artistes qui ont joué avec la couleur comme Fernand Léger avec « Les grands plongeurs noirs » de 1944, Jean Dubuffet, Alexander Calder, Sonia Delaunay, Olafur Eliasson, Henri Matisse ou Yves Klein.
« L’expérience de la couleur est étroitement liée à l’expérience de la lumière mais est aussi une question de culture. Autant la perception est liée à la mémoire et à la reconnaissance, autant notre rapport à la couleur est étroitement dérivé de notre environnement culturel. Les Inuits, par exemple, n’ont qu’un mot pour le rouge, mais plusieurs pour le blanc. »
Extrait de : Olafur Eliasson, « Some ideas about color », in Olafur Eliasson, Your Color Memory, Glenside, 2006
Les élèves seront également amenés à se questionner sur la forme cette œuvre et le support utilisé. Leur imagination pourra les amener à élaborer eux-mêmes de nouvelles créations avec le soutien de l’artiste lors de sa venue mais aussi avant ou après cette rencontre.
L’œuf rose
Sarah Monnier

INFORMATIONS TECHNIQUES
Date de création : 2015
Nature de l'œuvre : collagraphie de la série des Grands œufs imprimée sur papier coton
Dimensions : 56 x 76 cm
Cette œuvre peut permettre d’aborder l’estampe et la gravure avec des élèves.
C’est un des domaines des arts plastiques exploré régulièrement dans les classes, en référence aux grands graveurs lorrains. Autour de pratiques variées on pourra associer une découverte d’œuvres comme celles de Jacques Callot ou Jacques Bellange, mais aussi Hokusaï ou Albrecht Dürer.
Le dossier pédagogique vous proposera des pistes variées autour de cette œuvre. Il sera intéressant en effet de revenir à la nature des gravures, aux estampes de façon plus générale avant de prendre un moment pour expérimenter différentes techniques plus simples et faciles à mener en classe comme les empreintes ou le monotype. En effet, si la gravure nécessite souvent un travail long et minutieux de l’artiste, qui creuse ;ou sculpte le matériau en formant le motif (travail d’autant plus long si l’artiste cherche à réaliser une gravure multicolore qui nécessite différents motifs et matrices), on peut aborder les techniques d’impression autrement. C’est ce que propose Sarah Monnier avec ses collagraphies. Ce terme est dérivé de collage, il désigne une manière de coller des matériaux sur un carton rigide pour créer une impression. Une grande variété de matériaux texturés convient à cet usage et permettront de créer
de superbes estampes : grosse toile, dentelles, carton ondulé, papier peint à relief, feuille d’arbres…
Les élèves seront également amenés à se questionner sur la forme de cette œuvre et leur imagination pourra les amener à élaborer eux-mêmes de nouvelles créations avec le soutien de l’artiste lors de sa venue mais aussi avant ou après cette rencontre.
Drôle d’oiseaux
Sophie Usunier

INFORMATIONS TECHNIQUES
Date de création : 2017
Nature de l'œuvre : pièce sonore sifflante
Cette œuvre peut permettre d’aborder les liens entre l’art et la musique avec des élèves.
La boite renferme un CD avec l'œuvre sonore, mais aussi une enceinte Bluetooth Bose III pour l’écoute, un livre, une image, un oiseau en carton, des plumes, des origamis… différents éléments pour travailler autour de cette œuvre !
Le dossier pédagogique vous proposera des pistes variées. Il sera intéressant en effet de proposer des activités autour de la voix et du sifflement, de découvrir des artistes qui sifflent mais aussi d’explorer le monde des oiseaux par des histoires, des pliages, des chants. Les élèves pourront en effet apprendre à composer des oiseaux en papier en découvrant la légende du pliage des mille grues au Japon ou en composant les traditionnelles cocottes
en papier. Les élèves seront également amenés à utiliser des plumes d’oiseaux pour des compositions plastiques originales. Leur imagination pourra les amener à élaborer eux-mêmes de nouvelles créations avec le soutien de l’artiste lors de sa venue mais aussi avant ou après cette rencontre.
Drôles d’oiseaux est un questionnement sur le langage non parlé (non verbal), le son et le rythme créent alors le langage. C’est un langage certes moins stratifié et complexe, mais non verbal, et donc ôtant l’ambiguïté des mots et du sens des mots. C’est un projet qui pose des questions sur la nature animale et la nature humaine. Est-ce l’oiseau qui imite l’homme et reproduit des airs connus, ou l’homme qui imite l’oiseau pour se rapprocher de la nature ? Est-ce l’homme qui veut parler le langage des oiseaux ou l’oiseau qui veut parler le langage des hommes ?
Sans titre
Sylvie Guillaume

INFORMATIONS TECHNIQUES
Date de création : 2010
Nature de l'œuvre : Photographie représentant une table de ping-pong dans un parc, extraite de la série « Mon désert ». Tirage Baryte Hahnemuhle.
Dimensions : 37 x 37 cm, encadrement chêne brut 50 x65 cm
Cette œuvre peut permettre d’aborder la photographie avec des élèves.
C’est un des domaines des arts plastiques exploré régulièrement dans les classes. Autour de pratiques variées on pourra associer une découverte d’oeuvres comme celles de David Hockney, Henri Cartier-Bresson, Robert Adams ou Bernd et Hilla Becher.
Le dossier pédagogique vous proposera des pistes variées autour de cette œuvre. Il sera intéressant en effet de revenir à la nature des photographies, à tous les paramètres qui entrent en jeu lorsqu’on compose une photographie comme lorsqu’on la décrit : cadrage, point de vue, échelles de plans, lumière et contraste… Les élèves pourront apprendre à utiliser un appareil photographique, s’initier à la prise de vue.
Dans un premier temps, on pourra laisser à disposition des élèves un appareil photographique reflex (sans pellicule) pour faire l’expérience du cadrage, de la visée, de l’arrêt du regard sur l’image (parfois modifiable par effet de zoom). On peut s’approcher, reculer, chercher à placer un objet dans le cadre ou à exclure un personnage. Dans un deuxième temps, on mettra en évidence des choix possibles en variant les plans, les angles de vue, les différents points de vue en prenant des photos avec un appareil numérique qui permettra d’analyser au retour ce qui a été expérimenté.
Les élèves seront également amenés à se questionner sur la forme cette œuvre et son sujet : un paysage insolite. Leur imagination pourra les amener à élaborer eux-mêmes de nouvelles créations avec le soutien de l’artiste lors de sa venue mais aussi avant ou après cette rencontre.
Sans titre
Géraldine Milanese

INFORMATIONS TECHNIQUES
Date de création : janvier 2018
Nature de l’œuvre : œuvre en fil de fer torsadée et vernis représentant un personnage (de la taille d’un enfant) assis sur une chaise d’écolier
Cette œuvre peut permettre d’aborder la sculpture avec des élèves. C’est un des domaines des arts plastiques les moins abordés en classe, mais le dossier pédagogique vous donnera sans doute quelques clés pour y arriver simplement. Différemment d’un travail en aplat, le travail en volume offre des possibilités infinies. On peut tourner autour d’un volume et il nous offre des points de vue différents. Un volume tient debout, il est composé de pleins et de creux (vides). On va pouvoir jouer sur l’ombre et la lumière pour faire apparaître d’autres images.
L’œuvre en volume va comporter un socle ou pas : il sera intéressant d’avoir un regard particulier sur le socle, de réfléchir à l’utilité ou la présence d’un socle dans les œuvres découvertes, si le socle est réalisé dans le même matériau que la sculpture ou dans un matériau différent, d’expérimenter dans les différentes productions des élèves, différentes tailles de socle. On pourra observer les socles des sculptures de Giacometti ou celui de la danseuse de 14 ans de Degas.
Le dossier pédagogique vous proposera des pistes variées autour du travail en trois dimensions, mais cette œuvre sensible permettra également d’aborder les émotions, les sentiments. Que fait ce personnage ? Est-il triste ou simplement rêveur ? À quoi pense-t-il ? Et s’il était joyeux ? Quelle position prendrait-il ? Ou prendrait-elle ? Car en effet, on peut se demander s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon !
Comment l’artiste s’y est-t-elle pris pour façonner ainsi le fil de fer ? Et nous ? Pouvons-nous aussi créer des personnages expressifs ? Le fil de fer se manipule-t-il facilement ? Pas de doute que les questions fuseront et que les élèves ne manqueront pas de questionner l’artiste lorsqu’elle viendra leur rendre visite.