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Les douze mots du son

Onde

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« Un agneau se désaltérait dans le courant d’une onde pure. » On s’en souvient bien de cette phrase de La Fontaine qui commence de façon assez charmante un drame rapide, saisissant et qui va très mal se terminer. Mais en même temps, on voit que ce mot onde, « dans le courant d’une onde pure », rappelle un français un peu à l’ancienne. Parce qu’aujourd’hui, le mot onde, n’évoque pas spontanément l’eau courante. Au XVIIe siècle, c’était le sens principal et même bien avant, avec le mot latin unda, on a ce sens central d’une eau qui court et un sens dérivé qui est la vague. Et c’est peut-être à partir de cette image de vague que le mot onde a été kidnappé par la langue scientifique pour désigner un mouvement particulier, qu’on peut représenter un petit peu comme une vague ou comme une série de S couchés qui s’enchaînent. Les ondes sonores, donc, propagent une vibration que l’oreille perçoit. Seulement si les ondes se propagent, c’est qu’elles ont une certaine vitesse de propagation : le son, il voyage à une allure qui dépend du milieu dans lequel il se déplace. Pour être précis, on peut dire que la vitesse de propagation du son dans l’air sec à une température de 0 °C est de 331 m/s ; et la vitesse du son d’ailleurs augmente avec la température : à 20 °C, la vitesse du son est plus rapide, elle est de 334 m/s. Alors, ce n’est pas si rapide que ça d’une certaine façon, et quelques expériences très simples nous permettent de le percevoir. Si, par exemple, à deux mètres de vous, quelqu’un tape avec un marteau sur une planche, et bien on a l’impression d’entendre le bruit au moment même de l’impact. Mais si on s’éloigne d’une trentaine de mètres, on est bien conscient du décalage. On voit le marteau frapper la planche et ensuite, on entend le son. C’est qu’il a mis un certain temps à nous parvenir. Dans le domaine de la radio, on parle d’ondes également, mais en utilisant toujours le mot au pluriel. Et bien qu’il s’agisse de transmettre du son d’un point à un autre, ces ondes sont différentes, et leur propagation n’a rien à voir avec les ondes sonores, ne serait-ce que parce qu’elles peuvent se déplacer dans le vide. Toutefois ce mot est si étroitement associé aux technologies de la diffusion radiophonique qu’il sert couramment de métaphore pour désigner ce moyen de communication : on dit « être sur les ondes ». Et comme les différentes stations se repèrent grâce à la longueur d’onde qu’elles utilisent, cette dernière expression est aussi passée dans un vocabulaire courant pour renvoyer à l’idée d’une bonne entente, d’une compréhension mutuelle. Deux personnes qui discutent sont « sur la même longueur d’ondes », quand elles sont d’accord sur les principes fondamentaux.

Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN [CNDP-CRDP] dans le cadre de la Semaine du son 2012.

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