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Les mots de l'Outre-Mer

Colibri

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Par Frédérick Gersal.

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Le colibri, C.O.L.I.B.R.I, est un oiseau dont le nom ne vient pas d’une langue des Antilles ! En fait, pour tout vous avouer, personne ne connaît réellement l’origine du mot colibri… Oui je sais ce que vous allez me dire, à quoi cela sert-il de venir nous en parler ? Et bien tout simplement parce que ce colibri, ce petit oiseau de la famille des passereaux vit principalement dans les régions tropicales. Il est célèbre pour son plumage coloré. Mais au lieu de vous dire « il est célèbre », je devrais employer le pluriel, « ils sont célèbres », car ce nom de colibri désigne plus de 300 espèces différentes. Ce sont tous des oiseaux de petites tailles, aux plumes de couleurs vives et au vol très rapide. Ces oiseaux battent des ailes à une telle vitesse qu’ils émettent un bruit qui ressemble à un bourdonnement d’insecte. Pas étonnant que le colibri soit aussi appelé : Oiseau-mouche ! Ce n’est d’ailleurs pas le seul oiseau dont le nom évoque l’une de ses particularités. Prenez par exemple le canari, c’est un autre passereau dont le nom vient des îles Canaries, sa terre d’origine, situées dans l’Atlantique, au large des côtes du Maroc. Le rouge-gorge, lui, doit son nom à son aspect physique. Mais ce n’est pas sa gorge qui est rouge à proprement parler, il n’a pas mal à la gorge, il n’a pas d’angine ; c’est plutôt en référence à la couleur des plumes de sa gorge et de sa poitrine. Comme le canard colvert, cet oiseau mâle, qui doit ce nom à la couleur verte des plumes de sa tête et de son col, c’est-à-dire de son cou. A ce propos, voici un autre exemple avec le coucou, un oiseau qui ne doit pas son nom au fait qu’il ait deux cous et deux têtes, cela n’existe pas, mais c’est tout simplement le chant du coucou qui lui offre son nom. Enfin dernier exemple avec encore un passereau : le gobe-mouche dont le nom trahi son grand appétit pour ces insectes qu’il avale, qu’il gobe ! Le gobe-mouche et l’oiseau-mouche, deux passereaux qui se rencontrent dans la même région du globe. Mais si le premier est aussi appelé le « tyran », le second porte le nom de « colibri », c’est bien plus joli !

Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN-CNDP dans le cadre de « 2011, année des Outre-mer »

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