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Sérendipité

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Sérendipité, en voilà un mot compliqué ! Mais justement, c’est pour ça qu’il plaît et qu’on s’en amuse. Son sens est facile à comprendre : il s’agit, lors d’une quête – en général une recherche scientifique – d’un hasard heureux, ou même d’une erreur fructueuse : on cherche quelque chose, on ne le trouve pas tout de suite, et puis voilà qu’on tombe sur ce qu’on ne cherchait pas… mais qui est une découverte beaucoup plus désirable. Encore faut-il savoir cueillir le fruit de cette errance providentielle : c’est à cela qu’on reconnaît le vrai chercheur, qui est disponible, improvisateur, ouvert à l’émerveillement. D’où nous vient le mot « sérendipité » ? Eh bien, c’est un homme de lettres anglais, Horace Walpole, qui, le premier, a l’idée de l’utiliser au XVIIIe siècle. Et il le tire d’un conte oriental, qui nous présente les trois princes de Serendip. Ils ont été envoyés par leur père pour découvrir le monde, et ils ne cessent, cherchant le bonheur, de le manquer mais en trouvant autre chose ! Alors le charme de cette histoire initiatique, ou en tout cas éducative, tempère d’une certaine sagesse l’esprit scientifique, et lui donne à la fois une perspective nouvelle et une couleur un peu fataliste. Quels exemples célèbres a-t-on de cette sérendipité ? Le premier qui vient à l’esprit, c’est la découverte de l’Amérique par un navigateur qui ne cherchait rien d’autre qu’une nouvelle route pour les Indes ! Mais il y en a d’autres. Par exemple, la moisissure, les processus de pourrissement sont en général considérés comme peu souhaitables : ce qui est pourri, on le jette ! Et pourtant, ce sont des moisissures inattendues, produites par l’inattention ou par l’étourderie, qui ont mis sur la piste de la pénicilline d’un côté, et puis du fromage de Roquefort de l’autre. Mais encore une fois, l’étourderie ne suffit pas : il faut être assez malin pour en comprendre et en capitaliser les bénéfices.

Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN [CNDP-CRDP].

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