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Kermesse

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« Kermesse » est un mot intéressant. D’abord parce que son usage, qui est bien actuel, n’a pas grand-chose à voir avec son étymologie. C’est un mot qui vient de l’ancien flamand et le « k » à l’initiale est souvent une bonne indication d’une origine germanique. Alors cela condense deux mots : « kerk », l’église (on retrouve ce radical dans l’anglais church, dans l’allemand Kirche), et « messe », qui a le même sens que le mot français. Donc il s’agit d’une messe d’église ? Oh là, on frôle le pléonasme, parce que la messe se dit rarement en dehors de la maison du Seigneur, et même si on peut la célébrer en plein air, une église virtuelle est là pour envelopper les fidèles. Mais surtout, la kermesse n’est pas une affaire d’intérieur, de même qu’elle n’est pas liturgique. Elle se situe à la frange entre la vie religieuse et la vie laïque : c’est une fête patronale de village, on célèbre le saint sous la protection duquel on vit, et c’est prétexte à réjouissances. Des réjouissances qui elles-mêmes sont prétexte bien souvent à la peinture, on peut penser à Bruegel et aux nombreuses toiles qu’il a consacrées à des scènes de kermesses. Le mot, en français, il est né dans le Nord de la France actuelle, en Flandres, et on le trouve en concurrence avec un autre, la ducasse, moins répandu, qui existe encore dans un emploi qui n’a pas vraiment changé depuis son origine. En revanche, le mot « kermesse », lui, peut s’appliquer à des festivités extrêmement courantes qui englobent toute une série d’activités qui vont du chamboule-tout à la tombola et qui, en général, se terminent par un bal qui va rassembler toutes les générations.

Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN [CNDP-CRDP].

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