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Autour de l'affaire Tailleferre

Référence à Rameau

« Tristes Plaisirs », écrit comme une sarabande, danse lente à 3 temps avec appui sur le 2e temps, est également un pastiche de l'air « Tristes Apprêts » tiré de Castor et Pollux de Rameau. Acte I, scène 3.

Référence à Gluck

Ce duo entre Pouponne et Mistouflet, « Pouponne, c'en est fait », est une référence au duo entre Orphée et Eurydice tiré du 3e acte d'Orphée et Eurydice de Gluck « Je frémis, je languis ». Dans ces deux airs, écrits dans la même tonalité, on retrouve les mêmes rythmes (quart de soupir, trois doubles-croches) à l'accompagnement (qui représente l'angoisse).

Ouverture à la française

En musique baroque, on appelle « ouverture à la française » une catégorie d'ouverture dont la forme, très reconnaissable, a été mise au point par Jean-Baptiste Lully comme introduction à ses œuvres scéniques, et particulièrement ses tragédies en musique. Cette forme musicale comprend trois sections :

  • la première, lente, solennelle et majestueuse, en notes « pointées », souvent indiquée « Grave » ;
  • la seconde est un fugato plus rapide (« Vif ») ;
  • la troisième reprend en da capo, parfois modifié, la section initiale.

Dans l’ouverture de La Fille d’opéra, seule la première partie de l'ouverture à la française est présente, avec toutes ses caractéristiques, c'est-à-dire des rythmes pointés et des ornements, pour donner un côté majestueux à la pièce. Nous retrouvons ensuite la même mélodie dans l'ouverture du Bel Ambitieux. Elle est traitée rythmiquement de manière différente avec des caractéristiques romantiques, comme un ostinato avec des rythmes saccadés qui rappelle l’ouverture du Barbier de Séville de Rossini), ainsi que l’utilisation de la septième diminuée pour créer une tension.

Récitatif secco

Le recitativo secco (ou « récitatif sec ») est la forme de récitatif dans laquelle l'accompagnement instrumental est réduit au minimum. Ce dernier se compose en effet de la seule basse continue : clavecin et viole de gambe ou violoncelle le plus souvent. En principe, aucun autre instrument n'y intervient.

L'utilisation du clavecin en accords arpégés permet aux chanteurs une grande liberté rythmique et interprétative.

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