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Adrien Baillet (1649-1706)

par Olivier Le Deuff,
[janvier 2016]

Mots clés : indexation documentaire

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Portrait issu de la réédition augmentée de 1722 du Jugement des savans, disponible sur Gallica
Portrait issu de la réédition augmentée de 1722 du Jugement des savans, disponible sur Gallica

Adrien Baillet est un personnage étonnant, méconnu au final, si ce n'est des bibliophiles. Pourtant, il nous intéresse à plus d'un titre. C'est un éminent bibliographe et bibliothécaire, mais c'est également un personnage qui illustre  à merveille le côté double de l'indexation. Il est à la fois un spécialiste de l'indexation et de l'organisation des connaissances et finalement un spécialiste de l'indexation des existences. Peu connu du grand public, nous tentons ici de le faire davantage connaître des professionnels de l'information tant il nous semble que son œuvre mérite un meilleur sort notamment dans la francophonie, car il a davantage intéressé des chercheurs anglophones en ce qui concerne ses apports bibliothéconomiques. 

Principales dates

13 juin 1649 : Naissance à La Neuville-en-Hez dans l'Oise
1676 : Ordonné prêtre, il est curé de Lardières, puis chanoine de Beaumont-les-Nonains
1680 : Entre au service de Chrétien de Lamoignon comme bibliothécaire
21 janvier 1706 : Décès à l'âge de 57 ans à Paris

La vie d'un bibliothécaire érudit

Baillet est surtout connu pour être le premier biographe de René Descartes, un travail qu'il réalise en un an après s'être vu confier cette mission par l'Abbé Le Grand qui avait reçu le legs de l'important fonds Descartes. Il est issu d'une famille très modeste, étant l'aîné de sept enfants. Enfant précoce, il quittait le domicile pour passer son temps parmi les cordeliers pour y apprendre notamment le latin et ne rentrait chez lui que le soir. Bon élève, sa passion pour le livre finit par se développer au point d'emprunter de l'argent à son père pour s'en procurer. Maître dans le maniement des langues françaises latines, grecques, il était capable de produire aisément prose et vers. À 17 ans, il produit une compilation de vers inspirée de ses lectures dans ses Juvenilia.

Il parvient à faire ses études au séminaire de Beauvais pour être prêtre, une profession qui ne lui correspond guère finalement, car il est davantage intéressé par l'érudition. Très affecté par la mort de son évêque en 1679, il devient par la suite bibliothécaire en étant engagé par l'avocat général Chrétien François de Lamoignon qu'il remercie régulièrement dans ses ouvrages. Il exercera cette profession pendant 26 ans. Son mécène, Chrétien François de Lamoignon le traitait d'ailleurs comme son frère et son meilleur ami. Il a donc accès l'importante bibliothèque créée et développée par Guillaume de Lamoignon, le père de Chrétien.

Ce rôle de bibliothécaire était important, car de nombreux savants y venaient pour consulter des ouvrages et Baillet devait se montrer capable de répondre à leurs demandes. Baillet était devenu un des bibliothécaires de la République des Lettres notamment du réseau parisien. Son apparence était austère, beaucoup moins maniérée que les personnes qu'il devait côtoyer.

Un rapport à la vérité

« L'amour de la vérité était le seul motif de son travail » nous raconte M. de La Monnoye qui rédige sa biographie quelque peu hagiographique dans un riche abrégé de sa vie au début de l'édition de 1722 des Jugements des savans. Il publie des ouvrages où il faut preuve d'érudition, du fait d'une grande capacité de traitement de l'information. Ses ouvrages concernent des aspects historiques et religieux principalement, mais également des aspects critiques sur les penseurs et les « savants ». Ses ouvrages sont parfois critiqués du fait qu'il se montre souvent tolérant avec les idées non catholiques, tandis que son ouvrage Dévotion à la vierge tout comme sa Vie des saints sera mis à l'index. Baillet cherche avant tout à se rapprocher de la vérité au maximum, ce qui explique qu'il exprime souvent un esprit critique qui repose sur un doute somme toute cartésien.

Un bibliographe ambitieux

Baillet se complait dans la lecture et accède à une somme de connaissances dans la bibliothèque de son bienfaiteur. C'est dans ce cadre qu'il réalise un travail colossal en produisant un catalogue en 32 ou 35 volumes selon les sources. La bibliothèque, bibliotheca lamoniana demeura pendant 150 ans dans la famille des Lamoignon avant d'être vendue intégralement en 1792 au libraire, et éditeur anglais Thomas Payne (c.1718–1799) qui publiait régulièrement des catalogues des ouvrages dont il disposait.

Le travail bibliographique d'Adrien Baillet est important puisqu'il réalise un catalogue raisonné de sa main. Ce catalogue permettait à Lamoignon de retrouver le bon ouvrage et les bons auteurs sur de nombreux sujets. La capacité organisationnelle de Baillet est louée ainsi que sa mémoire qui lui permettait de se souvenir parfois de la page adéquate dans le bon ouvrage comme s'il avait fini par intégrer son catalogue dans sa propre mémoire :

« Depuis ce temps il avait toutes les matières renfermées dans les livres tellement presentes à l'esprit, que dès qu'on lui parloit de quelqu'un il n'avoit pas besoin d'avoir recours à son catalogue, il indiquoit d'abord le lieu dans lequel on la trouveroit ; et ce qu'il est plus surprenant, il se ressouvenait même de la page du livre ou elle etoit traité ! [1]

L'inspirateur du classement de la bibliothèque du congrès et des vedettes-matières ?

Baillet est considéré comme un des pionniers de l'indexation par sujet grâce à sa systémique développée dans son catalogue. Malheureusement, on n'a plus beaucoup de traces de son catalogue si ce n'est un synopsis, car le catalogue complet aurait brûlé en 1871. Il s'agit d'une organisation proche des vedettes-matières avec une organisation thématique et alphabétique.

Ce travail va servir notamment servir à l'organisation de la bibliothèque de Thomas Jefferson qui sera ensuite déposée à la bibliothèque du congrès des États-Unis puisque les Britanniques avaient fait brûler la bibliothèque. Le secrétaire de Jefferson, Trist qui a aussi épousé sa petite fille possédait des œuvres d'Adrien Baillet.

Selon Craig Christy, les méthodes de classement alphabétique par nom d'auteurs et la méthode de classement par mots-clés des titres d'ouvrage anonymes sont inspirées par les méthodes de Baillet. Baillet avait également pris soin de relier son catalogue à un système de cote qui représentait l'organisation physique de la bibliothèque. Baillet est un véritable spécialiste de la bibliothéconomie ce que montre les volumes 2 et 3 et des jugements des savans, il a beaucoup étudié et comparé différentes bibliographies et catalogues de bibliothèques et considère finalement que Naudé est dépassé : « son Avis n'est plus si nécessaire depuis qu'on a eu d'autres lumières sur ce sujet. ». Il étudie plusieurs catalogues pour en faire la critique comme dans l'exemple suivant :

« Il auroit augmenté de beaucoup le mérite de son ouvrage, parce que on cherche un livre autant & plus souvant par le titre de la matière & du sujet qu'il traite que par le nom de son auteur. » (Jugement des savans, vol3, P. 260)

Sa préférence pour les classements par sujets se couple avec une logique qui est celle d'un classement physique aisément retrouvable sur les étagères afin de répondre le mieux possible aux besoins d'information de son maître qui exprime fréquemment des demandes surtout professionnelles. Les sujets sont principalement décrits en langue latine qui est la langue la plus adéquate selon Baillet. Toutefois, le développement des langues vernaculaires et l'arrivée d'expressions intraduisibles en latin obligent à créer des sujets dans d'autres langues. Baillet utilise aussi au maximum les références croisées et les renvois dans le but de faire gagner du temps au lecteur.

Il existe des versions imprimées du catalogue de la bibliothèque des Lamoignon, mais aucune ne mentionne le nom de Baillet et son catalogue. Il n'y figure nulle part dans ces catalogues, si ce n'est à titre d'auteur.

Le dictionnaire des pseudonymes

Baillet publie un ouvrage assez surprenant sur les pseudonymes, les auteurs déguisés. Baillet publie d'ailleurs son ouvrage sous de simples initiales, A.B. Un pseudonyme pour un ouvrage sur le sujet, quoi de plus logique, même si la dissimulation n'est pas grande et que les deux lettres marquent une logique alphabétique également séduisante. Baillet utilisera d'autres pseudonymes Albert Lainier de Verton, de Brillat, de Rintail. C'est d'ailleurs sous le pseudonyme de Balthazar d'Hezenail de la Neuville qu'il produit son histoire de Hollande, un pseudonyme que seuls ses proches pouvaient comprendre. Il écrit également un traité sur les âmes sous le nom de Daret de la Villeneuve, un recueil satyrique qui ressemble à un amusement entre Baillet et ses doubles, probablement un exercice réalisé avec le fils de son maître dont il est aussi le précepteur.

L'ouvrage sur les auteurs déguisés est d'ailleurs marqué par une logique classique en matière de bibliographie puisque Baillet n'effectue pas de critique excessive contre les romans libertins sans marquer pour autant une proximité. Le projet de l'ouvrage a débuté assez tôt, puisque très jeune Baillet a commencé à repérer les divers déguisements et changements de langue effectués. Il l'a même commencé en latin, mais le fait que Vincent Placcius ait publié une œuvre du même type en 1674 quelques années plus tôt va l'inciter à le publier en langue vulgaire, d'autant que l'usage du latin commençait à se perdre, ce que Baillet affirme dans sa préface. Son éditeur satisfait par le succès des jugements des savants le pressera de finaliser les auteurs déguisés. Un travail qu'il effectuera avec le fils de son maître, très intéressé également par cette question et à qui il dédie en partie l'ouvrage. Baillet lui montre en effet que tous les ouvrages sous pseudonyme ne sont pas nécessairement suspects.

Parmi ceux qui usent de noms d'emprunt figure un bibliothécaire célèbre, Gabriel Naudé dont les Considérations politiques sur les coups d'État de Gabriel Naudé, paru très confidentiellement à Rome sous les initiales de G N P (Gabriel Naudé Parisien). On notera que les bibliothécaires semblent apprécier ces jeux d'initiales finalement.

Un ghost-buster ?

L'ouvrage sur les pseudonymes contient une importante table des matières ou plutôt une table des chapitres, précédée d'une préface et d'une série d'errata. Cette étude n'est pas exhaustive, a priori Baillet devait délivrer un ouvrage plus important. L'étude de Baillet est également une analyse de l'usage des pseudonymes plus qu'une dénonciation. Toutefois, la chercheuse Kate Tunstall n'hésite pas à faire de Baillet une sorte de ghostbuster avant l'heure face aux aspects néfastes que Baillet dénonce avec un vocabulaire très imagé :

Et, sur certains points, ce malaise est exprimé dans une série d'images très frappantes qui pourraient être mieux qualifiées comme « démoniaques », et qui suggèrent que le savant et bibliothécaire de la République des Lettres s'avère bien plus qu'un simple détective de la police qui traque le identités réelles des contrevenants à la loi. Il est en fait comme une sorte de ghostbuster voire un pourfendeur de vampires. [2]

Seulement, ici, Baillet n'utilise pas d'appareils sophistiqués pour traquer les ghosts (il faut préciser ici que ghost ou ghostwriter désigne justement en anglais le fait d'utiliser une identité masquée pour écrire ; le ghost est aussi ce qu'on qualifie en français de nègre), mais il use de ses capacités d'analyse critique, de sa bibliothèque et de sa plume.

Il est vrai que Baillet n'apprécie pas ceux qui utilisent le nom d'un autre dont la réputation est assurée pour mieux dissimuler leur propos. Baillet note ainsi que certaines personnes peu scrupuleuses ont pu réimprimer des ouvrages anciens :

« On peut dire qu'en fait de supposition d'ouvrages, jamais l'imposture n'a eu d'occasion plus favorable pour supplanter la Vérité, que celle de la renaissance des Lettres, qui s'est faite dans les derniers siècles. Il s'agissoit de faire revivre les illustres Morts de l'Antiquité, et de déterrer leurs ouvrages que la barbarie avoit tenus ensevelis. Les Imposteurs ne manquèrent pas de profiter de la passion que le Public témoignoit pour voir resusciter ces morts par le bénéfice de l'Imprimerie. (Baillet, 1690, P. 213)

Le pire étant les plagiaires qui reprennent les écrits des autres à leur profit :

Les uns se mirent en tête, qu'après les recherches inutiles qu'ils avoient faites des vrais Auteurs, il ne seroit plus possible de découvrir la fourbe, et qu'ils pourroient sûrement faire passer les fantômes ou les masques de ces Auteurs pour eux-mêmes. (Baillet, 1690, P. 213)

C'est effectivement une enquête sur les morts-vivants de l'écrit et les tentatives de possession que réalise Baillet. Quoi de plus logique finalement que l'érudition pousse à enquête sur ce qui est caché et sur l'occulte pour mieux le comprendre et l'expliquer. Finalement, il ne s'agit pas tant d'un ouvrage de dénonciation, ce qu'on pourrait croire à première vue, qu'une démarche d'accessibilité facilitée à l'information et à la connaissance. 

Un érudit face à la surabondance de l'information

Dans son avertissement au lecteur placé au début de l'édition du jugement des savans de 1685, il met en avant le fait qu'il y a trop de livres à lire en si peu de temps :

“On a sujet d'appréhender que la multitude des Livres qui augmentent tous les jours d'une manière prodigieuse, ne fasse tomber les siècles suivant dans un état aussi fâcheux qu'était celui où la barbarie avait jeté les précédent depuis la décadence de l'Empire Romain, si l'on ne tache de prévenir ce danger par le discernement de ceux qu'il faut rejeter ou laisser dans l'oubli, d'avec ceux que l'on peut retenir, si l'on ne fait pas encore dans ceux-ci le choix de ce qui peut être utile d'avec ce qui ne l'est pas. La nécessité de ce choix et de ce discernement se fait sentir de plus en plus à ceux qui savent de quelle importance il est d'être bien conduit dans les études et dans la lecture de tant de livres en un aussi petit intervalle qu'est celui que Dieu a prescrit à la vie de l'homme. Ce discernement serait sans doute la plus courte et la plus cure de toutes les méthodes qu'on pourrait souhaiter pour toutes sortes d'étude, et dans toutes sortes de personnes. Il serait non seulement comme le flambeau de l'entendement, mais il lui tiendrait aussi d'un conducteur fidèle, qui lui épargnerait la longueur et les difficultés des chemins, et qui lui ferait trouver en peu de temps et immanquablement ce qu'il cherche dans les livres.” 

Baillet déplore que ce discernement n'arrive que trop tard en ce qui le concerne, notamment à la fin de son existence.

Son travail de compilation et de sélection s'effectue dans le jugement des savans où il annonce dans son avertissement qu'il pensait initialement en rester au travail du catalogue de la bibliothèque Lamoignon, mais que le cours des choses l'a amené plus loin. Cette entreprise s'exerce en plusieurs volumes où il s'agit d'effectuer une analyse critique et commentée de différents textes et différents domaines. Baillet effectue ce travail de façon consciencieuse en citant précisément ces sources en bibliographe consciencieux. Baillet n'hésite pas à citer d'éventuels hérétiques et considère que la pureté absolue est bien difficile à atteindre et qu'il ne prétend pas lui-même pouvoir y accéder. Il souhaite d'ailleurs ne pas non plus fâcher les protestants. De ce fait, il laisse au lecteur une marge de liberté et de capacité à corriger ses erreurs dans la plupart de ses travaux. Baillet dit de ses jugements que c'est une œuvre imparfaite, qu'il laisse donc ouverte pour l'améliorer. Son travail suscitera des controverses dont un ouvrage nommé “anti-baillet” qui se veut une critique de ses dires et méthodes, mais surtout une revanche d'un homme de lettres qu'il avait qualifié de pédant et qui confie cette mission à un subordonné. Une critique favorable des jugements des savants figure dans les nouvelles de la République des lettres de Pierre Bayle qui explique que cet ouvrage montre qu'il existe bien un espace de liberté d'expression en France.

Baillet est un travailleur du savoir, rapide et exigeant qui répond souvent favorablement à des injonctions d'amis pour des traductions ou pour des travaux. Sa capacité d'étude et de travail apparaît impressionnante au regard d'une santé déclinante, faite de douleurs régulières aux jambes, d'ulcères et d'érésipèle qui finit par lui recouvrir l'intégralité du corps. Il pratiquait une vie austère, essentiellement consacrée à l'étude, ne consommant peu et ne dormant que cinq heures par nuit. Il n'avait pas de temps à consacrer à autre chose que l'étude.

L'œuvre ouverte en attente de collaborateurs futurs

Baillet s'inscrit dans une logique qui se veut collaborative et souhaite que ses travaux puissent être repris et poursuivis.

Et quoique je n'aie, ce me semble la présomption de croire qu'il put être fort utile à quiconque aurait assez de résolution et de forces pour entreprendre un ouvrage de cette importance ; e m'imagine pourtant que je le considère avec assez d'indifférence pour renoncer à la propriété et le lui abandonner sans lui donner lieu de craindre que je voulusse jamais l'accuser d'être plagiaire. (p.12, XIV de l'avertissement)

Une belle leçon pour rendre hommage à ce bibliothécaire et érudit oublié aujourd'hui qui travaillait pour le bien public.

Pour aller plus loin

Principales publications 

Bibliographie et webographie  

  • Bayle, Pierre. Nouvelles de la République des lettres. Nouvelles de la République des lettres, 1685.
  • Cavaillé, Jean-Pierre “Pseudonymie et libertinage à la lumière de l'ouvrage d'Adrien Baillet : Les Auteurs déguisés”, dans Interférences littéraires/Literaire interferenties, n° 9, novembre 2012, pp. 165-179.
  • Craig, Christy. T “How to Organize a Library: Thomas Jefferson, Nicholas Trist, and the Unknown Connection to Adrien Baillet.” International Journal of the Book; 2012, Vol. 9 Issue 2, p.51
  • Nyon, Jean-Luc (17-1799). Catalogue Des Livres de La Bibliothèque de Feu Chrétien-Guillaume Lamoignon-Malesherbes, Disposé Par Jean-Luc Nyon..., 1797. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5509737f
  • Tunstall, Kate" Pseudonyms, Ghosts, and Vampires in the Republic of Letters: Adrien Baillet's Auteurs déguisez (1690)", in Romance Studies 31. 3–4 (2013), pp. 200–211. Disp sur : https://oxford.academia.edu/KateTunstal
  • Verner, Mathilde. “Adrien Baillet (1649-1706) and His Rules for an Alphabetic Subject Catalog.” The Library Quarterly?: Information, Community, Policy, The library quarterly?: information, community, policy. — Chicago, Ill : Univ. of Chicago Press, ISSN 0024-2519, ZDB-ID 33698. — Vol. 38.1968, 3, p. 217-230, 38, no. 3 (1968).
  • Waquet Françoise. Qu'est-ce que la République des Lettres ? Essai de sémantique historique. In : Bibliothèque de l'école des chartes. 1989, tome 147. pp. 473-502 

Webographie 

Notes de bas de page

[1] Cité par Mathilde Verner qui cite la référence suivante : vita preceding “Synopsis bibliothecae quæ comprehenditur xistis” ouvrage consulté à la Bibliothèque de l’Arsenal, Paris).

[2] Traduction par nos soins. Citation originale : And, at certain points, that unease is expressed in a series of very striking images that might be best qualified as ‘demonological’, and which suggest that the scholar and librarian in the Republic of Letters is not so much a police detective hunting down the real identities of law-breakers as a kind of ghost-buster, 8 even a vampire-slayer.

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