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Librairie Mollat, rubrique ado
Librairie Mollat, rubrique ado

De nombreuse librairies ainsi que de bibliothèques ont crée dans leurs  espaces physiques mais aussi virtuels des endroits réservés à cette littérature adulescente. C'est le cas de la librairie Mollat à Bordeaux, la plus grande librairie indépendante française.

Mollat propose sur son site web une rubrique ados ainsi qu'un blog et dans la librairie de la rue Vital Carles, à Bordeaux, un espace a été crée pour présenter cette nouvelle littérature.

Madame Emilie Donteville, libraire au rayon poche et ados à la librairie Mollat, a eu la gentillesse de répondre aux questions du CRDP de Nice pour Savoirs CDI.

Madame Donteville vous avez créé avec vos collègues un rayon ado dans votre librairie. A quand remonte la création de ce rayon et quelles ont été vos motivations ?

Emilie Donteville : Un espace ados a été crée en mai 2009 pour une clientèle d'adolescents qui avait du mal à trouver sa place entre le rayon jeunesse et le rayon adulte. Cela a été la suite naturelle à la création d'un club ados et d'un rayon ados faite auparavant.

Où se trouve l'espace ados. Est-il important ?

Emilie Donteville : L'espace ados se trouve à coté du rayon poche et représente une superficie de 30 mètres linéaires. Une personne s'occupe entièrement de cet espace qui est composé des documentaires ainsi que de la littérature classée par genres. Nous avons aussi un rayon réservé aux filles « Du coté des filles ».

Comment faites-vous la différence entre un livre que vous classez en littérature jeunesse et un livre que vous classez en ados ?

Emilie Donteville : Nous lisons tous les livres et nous décidons selon les cas : souvent la thématique, le profil du personnage principal mais aussi l'écriture nous font décider de placer un roman dans la section ados. Ensuite nous connaissons les collections et nous savons que des collections comme Sarbacane, Macadam, Black Moon, Hachette s'adressent plus particulièrement à cette tranche d'âge. Ensuite il y a des livres que nous classons directement en littérature jeunesse comme par exemple « Harry Potter ».

Quelle est la tranche d'âge intéressée par cette littérature ?

Emilie Donteville : Les ados mais aussi de jeunes adultes et des adultes. Beaucoup de mamans lisent les livres qui sont destinés à leurs adolescents. C'est pour cela que notre table « coups de cœur » est commune aux livres de poche et aux livres ados. Il arrive qu'un livre grand format comme par exemple « Ma sœur vit sur la cheminée » d'Annabel Pitcher sorti d'abord pour un public adolescent soit réédité en version Pocket adulte. Le texte est le même, la seule chose qui change est la couverture.

Que pensez-vous de cette littérature, quels sont vos derniers coups de cœur ?

Emilie Donteville : Nous prenons beaucoup de plaisir et nous ne pensons pas que ce soit une sous-littérature. Nous avons beaucoup aimé dernièrement « Terrienne » de J. Claude Mourlevat. Nous attendons avec impatience toutes ses parutions. Nous avons aussi aimé « Delirium » de Lauren Oliver, « Ma soeur vit sur la cheminée » d'Annabel Pitcher, « Dernier métro » de Christophe Léon, « Hate list » de Jennifer Brown, « Je renaîtrai de vos cendres » d'Elisabeth Brami, « Cabilye Twist » de Liliane Berthlot…

Quels sont les livres les plus vendus ?

Emilie Donteville : Les livres qui font partie des séries, qui ont ces dernières années accompagné nos lecteur pendant leur adolescence et ont grandi avec eux. Je pense à :
« Hunger Games » de Susanne Collins
« Eragon » de Christopher Paolini
« Les chevaliers d'Eméraude » - Anne Robillard
« Twilights » de Stephenie Meyer
D'autre part les livres qu'on vend le mieux ce sont nos « coups de cœur ».

Que pensent le libraire et le lecteur que vous êtes de la qualité de ces romans qu'on appelle cross-age ? Pensez-vous qu'ils sont écrits pour répondre à une demande ou qu'ils proposent vraiment une écriture et des thèmes nouveaux ?

Emilie Donteville : Je pense qu'il y a de très beaux romans dans cette catégorie et qu'il ne s'agit en aucun cas de sous littérature. En ce qui concerne l'écriture je pense à Sarbacane qui travaille beaucoup sur les registres de langue. Je pense à Edgar Sekloka avec son premier roman « Coffee » et l'utilisation du slam.

Une dernière question. Comment avez-vous appelé cet espace ?

Emilie Donteville : Nous y avons pas mal réfléchi et nous avons décidé de l'appeler tout simplement ADOS.

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