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Melville Dewey : Père de la bibliothéconomie moderne

par Marie-France Blanquet,
[octobre 2006]

Mots clés : Dewey, Melvil : 1851-1931, classification documentaire

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DEWEY
DEWEY

Une vie, des œuvres et des actions

1851 : Naissance d’un cinquième enfant, nommé Melville Louis Kossuth Dewey, au sein d’une famille pauvre, dans une petite ville dans le nord de New York

1874-1877 : Assistant bibliothécaire au Amherst College.

1876 : Année décisive pour trois raisons. Elles concrétisent l’action de Dewey comme fondateur de ce qui deviendra la science de l’information.

Parution d’un ouvrage anonyme (conçu en 1873) comprenant 44 pages,  intitulé: Classification and subject index for cataloguing and arranging the books and pamphlets in library qui deviendra la Decimal Dewey Classification (DDC). Passeront dix années pour vendre 1000 exemplaires de cet opuscule !

Création de l’American Library Association (ALA), en compagnie de son ami Charles Cutter

Fondation de l’American library journal devenu Library journal.

1883-1888 : Bibliothécaire du Columbia College

1885 : Deuxième édition très enrichie (et signée !) de la DDC. Elle est sept fois plus importante que la première édition.

1886 : Fondation de la Spelling Reform Association

1876 : Premier congrès de bibliothéconomie

1887 : Ouverture de la première école de bibliothéconomie

1888-1906 : Directeur de la New York State Library School

1888-1900 : Secrétaire de l’université de l’Etat de New York.

1897 : The United States Government l’envoie comme délégué au London’s International Library Conference, lui donnant ainsi une reconnaissance internationale

1922 : Décès de sa première femme. Dewey se remarie quelques années plus tard

1926 : Il assiste à la conférence du 50e anniversaire de sa classification

1927 : Création de l’International Federation of Association Library (IFLA). L’ALA y joue un rôle important.

1931 : Dewey meurt d’une crise cardiaque. Il a 80 ans.

Une vie remplie et riche racontée en mots-clés

Dans le domaine des sciences de l’information

  • Bibliothécaire Ses compétences sont décrites dans un essai intitulé : « Les qualifications professionnelles du bibliothécaires » [1]. Dans la liste des qualités énumérés, on trouve des traits de caractère tels que le courage, l’ambition, l’enthousiasme, l’énergie, la persévérance et la foi. Les langues étrangères (français et allemands, en particulier) sont citées comme d’essentiels outils de travail. L’économie, les législations municipale, nationale, fédérale, la manière de collecter des fonds financiers, les bâtiments, l’équipement, la conservation des livres sont parmi les secteurs cités. Sous « Connaissance et expérience » figurent les compétences concernant la restauration des livres, la calligraphie, la sténographie et la dactylographie (voir infra, Library Handwriting !) [2]. On voit que Dewey a une approche très exhaustive du métier incluant des disciplines connexes telles que l’économie et le droit.
  • Bibliothécaire au féminin Dewey est à l’origine des opportunités des carrières offertes aux femmes. Il considère les femmes comme fort bien adaptées à la nature répétitive du travail en bibliothèque. Elles ont la patience et peuvent rester assises durant de longues périodes et, en plus, ne causent guère d’ennuis ! Les documentalistes des années 2006 apprécieront ?
  • Catalog Dewey ne les conçoit que partagés ou collectifs. Les métiers de l’information ne peuvent exister que de façon collaborative. Ils sont par essence métiers d’échange et de partage. C’est lui qui permet à la Library of Congress d’obtenir le statut de Bibliothèque Nationale tout en demandant que celle-ci centralise le travail de catalogage pour soulager les autres bibliothèques. Dewey serait ravi probablement de découvrir son action à travers les termes nouveaux de workflow ou de travail collaboratif !
    La forme de ces catalogs est au centre d’une bataille qui sépare les pour et les contre le catalogue-livre manuscrit ou imprimé et le catalogue sur fiches. Beaucoup se prononcent pour le catalogue livre manuscrit mais se séparent sur de nouvelles batailles : écriture joined ou disjoined (liées ou non), plume ou stylo, pour quelle encre…
  • Classification ou théorie de l’organisation des connaissances
    • Les éditions
      Dewey élabore, de son vivant, douze éditions de sa classification. A partir de 1924, il en confie l’exploitation au  Lake Placid Club, un complexe ouvert avec sa première femme : Annie (qui le précède dans la mort) et destiné à l’enrichissement culturel et spirituel situé dans les montagnes Adirondack. . Pourtant – et c’est une zone d’ombre importante chez ce bibliothécaire de génie- les Juifs ne sont pas admis par ce « bigot » au sein de ce culturel complexe, sans but lucratif.
      Les Forest Press créées par ce dernier, pour la publication et la commercialisation de la DDC font partie depuis 1988 de l’Online Computer Library Center (OCLC) à qui revient tous les droits d’auteur de ce travail traduit dans plus de 30 langues et utilisé dans plus de 135 pays. Cette classification est disponible dans plusieurs formats : version imprimée  version électronique, WebDewey et fait l’objet d’une révision régulière détaillée dans diverses publications de l’OCLC [3].
    • Les utilisateurs de la classification
      Aujourd’hui 95% de toutes les bibliothèques publiques et scolaires américaines utilisent la DDC. Vingt cinq pour cent des bibliothèques collégiales et universitaires ainsi que 20% des bibliothèques spécialisées utilisent la CDD. Plus de 200 000 bibliothèques dans le monde organisent leurs collections à l’aide de la CDD pour que leurs lecteurs puissent aisément accéder aux ressources documentaires dont ils ont besoin [3].
    • Schéma et notation
      Dewey’s scheme was one of the most important contributions to library economy that has been made for many years” [4].
      De très nombreux sites décrivent la DDC, connue pour sa notation, son extensibilité (chaque nouvelle révision introduit ainsi des notions nouvelles qui trouvent leur place). Nous ne l’évoquons ici que dans ses aspects moins connus :
      Rendons d’abord « à César, ce qui est à César » ! Le schéma de base (classes/sous-classes et subdivisions) n’est pas créé par Dewey. Avant lui, un autre bibliothécaire américain : William Torrey Harris, s’est inspiré du système des sciences de Bacon pour construire une classification qui réparti l’ensemble des connaissances en dix classes principales, chacune comportant un nombre variables de division. On en remarque l’ « ordre baconnien » inversé. Il fait référence, en effet,  à cette classification de Bacon basée sur la théorie des facultés humaines : mémoire (histoire, géographie…), imagination (arts et littérature) et connaissance (philosophie, religion et  mathématiques…). Harris la reconstruit sans retenir les facultés comme classes principales et en sens inverse. [5]
      Dewey reprend ce travail et lui attribue une notation décimale. C’est ce qui fait le succès de cette classification basée sur un schéma qui reflète correctement l’ensemble et la répartition des connaissances à la fin du XIXe siècle. Aujourd’hui, en dépit des nombreuses modifications, son orientation idéologique lui est reprochée. La classe 200 de la religion en est une frappante illustration,  qui permet de comprendre que toute classification reflète l’environnement dans lequel elle naît. Les classifications sont mortelles. Eric de Grolier a donné quelques durées de vie. Le système chinois de quatre classes a duré de 616 à 1918, soit 13 siècles. Le classement des bibliothèques médiévales a duré 7 siècles. Le système des libraires de Paris, deux (1650- 1865). La DDC a plus d’un siècle. La première brèche à l’empire Dewey est le fait d’une bibliothèque de lecture publique de Detroit qui en 1941 applique un schéma d’organisation fondé sur les comportements et les motivations de ses lecteurs. Plus tard, « L’épitaphe pour une classification défunte », « la Deuxième mort de Melvil Dewey »  ont été annoncé en 1976, au profit d’un classement par centres d’intérêt [6]. Aujourd’hui, l’avenir de cette classification refait écho. Y a-t-il une vie après la Dewey ?, interroge une groupe d’association de bibliothécaires. Cette rencontre sur l’organisation des savoirs en bibliothèque publique prévue à Pau le 15 novembre 2006 apportera-t-elle une réponse ? On peut en attendant, remarquer que la classification Dewey est peu présente sur le Web. Bruno Menon remarque à ce sujet que la DDC : « a fait l’objet de tentatives… pour recenser des sites à contenu informatif dense, mais les répertoires qui en font usage sont de taille restreinte et restent assez marginaux »[7].
    • Un gain de place
      Le titre de la première édition évoque une des qualités que Dewey confère à sa classification et sur lequel il insiste souvent : le gain de place qu’il présente comme l’un des avantages majeurs. Son but  principal est « numbering and arranging books and pamphlets on the shelves » (coter et ranger les ouvrages et les brochures sur les rayons). L’aménagement de l’espace est de la plus grande importance puisqu’il conditionne à la fois l’architecture, l’agencement intérieur du bâtiment et la richesse du fonds offert à l’utilisateur. Pourtant, cet « avantage » est aujourd’hui grandement contesté par des bibliothécaires qui pointent sur les deux inconvénients majeurs de la DDC et du libre accès qu’elle autorise : Il demande une surface de locaux relativement vaste et surtout des reclassements constants des collections consultées par les lecteurs (quand elles ne sont pas volées !).
    • Accueil réservé à la DDC
      De très nombreux professionnels de l’information, contemporains de ce bibliothécaire, voient dans la Dewey un immense progrès dans le domaine de la bibliothéconomie et mesurent son impact pour la communication de l’information. On sait, par exemple, que Paul Otlet, séduit par ce système d’organisation des connaissances entre en contact avec Dewey pour obtenir la possibilité d’adapter la Dewey à ses besoins. Ce sera la Classification décimale universelle.
      Cependant, la DDC est accueillie avec réserve et froideur par de nombreux autres bibliothécaires, en particulier, Français. Les critiques sont nombreuses et peu aimables. Les contradicteurs  ne font pas défaut qui contestent avec de nombreux arguments l’application d’une idéologie à une classification matérielle. Jevons ira jusqu’à parler d’absurdité logique ! Funck-Brentano, bibliothécaire français déclare : (Cette) «  classification… est à une oeuvre scientifique ce que les montres importées de cette même Amérique sont aux montres de précision. Elles sont laides. Elles ne marchent qu’à peu près, mais elles sont vite fabriquées et coûtent si peu cher… »[8]. Plus tard, au nom de ce jugement, Otlet et La Fontaine seront traités de « doux aliénés ! ». En 1939, l’Encyclopédie française ressasse les griefs faits au système Dewey et lui apporte une condamnation définitive : « L’idée fondamentale de la classification ne fut pas moins critiquée que les détails de sa réalisation. Léopold Delisle en 1896, Carl Dietch en 1929 résumèrent les reproches que l’on peut lui faire. L’Association des bibliothécaires français en 1932, en accord avec les inspecteurs généraux des bibliothèques, écarta définitivement cette méthode qui fausse les rapports naturels des choses, impose un cadre rigide à des sciences en perpétuelle évolution et contraint bibliothécaires et lecteurs à rechercher continuellement dans un lexique coûteux à quel indice décimal correspond le sujet de chaque livre, soit qu’il s’agisse de le classer, soit qu’on veuille le trouver. » [9]
  • Edition professionnelle Dewey est un des cofondateurs et rédacteurs du Library Journal, premier journal professionnel ayant pour objectif d’expertiser et de promouvoir matériels et méthodes destinés à améliorer la productivité et la qualité du travail du bibliothécaire. Ce journal, argumente Dewey, doit permettre de sortir la bibliothéconomie de l’enfance. Il doit être un « medium of communication », lieu de partage et de rencontres (virtuelles, via l’écriture !) des bibliothécaires américains. Dewey plaide pour la création d’une association professionnelle. Ce sera l’ALA. Ce journal doit aussi faciliter l’édition et la mise à jour régulière du Poole’s Index to Periodical Literature  (Il s’agit du premier index imprimé d’articles de périodiques grand public réalisé par Poole. Il est repris plus tard par l’Ala puis en 1905 par la Wilson Company toujours éditrice d’index de périodiques). Mais il doit surtout se préoccuper de la promotion de la lecture et inciter les bibliothécaires à s’engager dans ce combat, en particulier pour les exclus de la lecture (voir infra : Utilisateurs) [10].
    (Pour information : Le numéro 1 du bulletin de l’Association des bibliothécaires français sobrement intitulé Bulletin ABF paraît en 1907, avec 31 années de retard ?)
  • Formation Professionnelle Pionnier de la formation en bibliothéconomie, Dewey  ouvre la première école de bibliothéconomie en 1887, aujourd’hui la plus ancienne institution de formation de bibliothécaire au monde. Elle devient, après son déménagement de Boston à Albany en 1890 la New York Library School. En France, en 1879 est créé  un « Certificat d’aptitudes aux fonctions de bibliothécaires des Facultés des départements » exigé pour travailler dans une bibliothèque universitaire. L’idée de la nécessité d’une formation « ad hoc » pour travailler dans un lieu d’information est  donc « dans l’air » dans ces années là !
  • Fourniture pour bibliothèque Dewey est très attentif aux conditions matérielles et aux équipements destinés aux bibliothèque. L’accès libre donné aux usagers nécessite, en effet, un aménagement différent de celui des magasins dans lesquels les livres sont conservés (enterrés ?). En ce sens, Dewey fonde un entreprise de fournitures pour bibliothèques, devenue aujourd’hui la compagnie Library Bureau. Il saisit l’occasion pour faire la promotion des normes destinées aux bibliothèques qui travaillent à unifier les méthodes et les équipements des bibliothèques américaines. On lui doit, en ce sens, l’invention du concept de « bibliothèque de dépôt ».
  • Library handwriting (ou l’homme et la machine) La formation est basée sur une exigence imparable : avoir une belle écriture, « la plus proche possible de l’impression » « to be able to write a satisfactory library hand » [2]. c’est-à-dire de la machine ! « A première vue, il semble que mettre l’accent sur un talent purement mécanique qui est une qualification importante pour un bibliothécaire, c’est subordonner le côté intellectuel et créer un standard imaginaire. Cependant, quoi qu’on pense, il n’en reste par moins que rien ne rapporte plus pour le temps que cela coûte à un candidat à une place dans une bibliothèque, que d’être capable d’écrire d’une main de bibliothèque satisfaisante » [8].
    Dewey est pourtant partisan de l’introduction des machines à écrire dans les bibliothèques. Il vend même une machine à écrire spécifique pour faire des fiches de catalogage. Il  considère toutefois qu’un bon bibliothécaire doit impérativement avoir une belle écriture et l’essentiel de la formation qu’il défend consiste à étudier l’écriture, à remplir des registres d’inventaire et à rédiger des fiches à la plume. Il rédige d’ailleurs plusieurs publications sur l’enseignement de cet art. « En acquérant une écriture convenable, les étudiants peuvent être plutôt autorisés à faire un travail de catalogage de grande valeur comme entraînement ». [9]
    Un bibliothécaire : J.C. Rowel qui souhaite introduire la machine à écrire dans sa bibliothèque envoie une lettre accompagnée d’un exemplaire d’une fiche de catalogage « machinale » à Dewey pour obtenir son approbation. Ce dernier présente cet échantillon lors d’un congrès de l’ALA ; ce qui déclenche la réaction suivante du président d’alors de cette association : « j’ai expérimenté certains produits de machines à écrire et de stylos électriques. Je n’ai jamais réussi à avoir un résultat satisfaisant ». Cette qualité essentielle qu’il recommandait avant toute autre est défendue jusqu’à une époque avancée. En 1930, un manuel de bibliothéconomie et de catalogage signé par Margaret Mann fait de la maîtrise de l’art de la library hand un impératif catégorique pour les étudiants. Les compétences en écriture manuscrite et dactylographique sont remplacées en 1977 par la recherche documentaire informatisée. Certains débats actuels sur Internet et son impact sur les élèves ressemblent un peu à cette querelle des anciens et des modernes de la library handwriting. A méditer !
  • Reconnaissance de la profession et Vie associative Dewey défend l’idée qu’une bibliothèque peut être conduite par un non bibliothécaire. Il agit, toutefois, pour que cette situation, rendue  possible à l’époque faute d’écoles et de formation professionnelle, prenne fin et que soient reconnues les aptitudes et compétences de cette profession. Les associations et journaux créés en ce sens portent ainsi en germe la naissance des sciences de l’information. Il contribue, pour cela, à la création de l’American Library Association (ALA), toujours très active aujourd’hui. Il en est le secrétaire de 1876 à 1890. Il la préside par deux fois en 1890, puis en 1892 et laisse ainsi dans ses archives un certain nombre d’écrits qui permettent de découvrir sa vivacité et son infatigable action pour faire vivre la bibliothéconomie.
  • Utilisateurs « rois » et éducation populaire Dewey a une passion pour l’éducation populaire. Il améliore considérablement les services rendus aux lecteurs. Tous doivent avoir leur place dans les bibliothèques et trouver les livres qui leur conviennent. Il devient un promoteur du développement de la lecture publique. L’instauration d’un libre accès aux collections rend donc inopérant le classement des ouvrages par format ou ordre d’entrée observé traditionnellement dans les magasins interdits aux publics. «  Il faut, déclare Dewey, mettre les livres dans l’ordre l’utilisateur souhaite les trouver ». De plus,  Dewey pense à des catégories de lecteurs jusque-là oubliée : enfants, aveugles, tous les exclus de la lecture … ou qui ne peuvent se déplacer. Pour eux, il invente le book wagon devenu aujourd’hui bookmobiles ou bibliobus.
  • Dans d’autres secteurs

  • Orthographe Dewey milite pour la simplification de l’orthographe. Il propose d’ailleurs d’épeler son nom Dui (non retenu). Melvil Dewey restera ! Il impose le catalog contre le catalogue ! Il présente les premières éditions de sa classification avec une orthographe simplifiée qui met à rude épreuve ses lecteurs. L’introduction originale de la première édition paraît ainsi jusqu’à la 18ème édition de son œuvre, publiée en 1971.
  • Système métrique Adoption du système métrique aux Etats-Unis.

[1] DEWEY, Melvil. Qualifications of a Librarian. Albany, N.Y. New York State Library School, 1899
[2] DEWEY, Melvil. Library handwriting. Library notes, mars 1887, no1, p.273-28
[3] OC LC. Services Dewey : classification décimale Dewey (on line),  (page consultée le 10/10/06), accessibilité : Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://www.oclc.org/ca/fr/dewey/default.htm
[4] CUSTER, B.A. Les éditions Dewey in General classification systems in a changing world. Proceedings of the FID classification symposium held in commemoration of the Dewey centenary, Brussels, November 1976. The Hague: Fédération internationale de documentation, 1978. –V-107p., 24 cm.- (FID ; 561) ISBN 92-66-00561-4
[5] BETHERY, Annie. Abrégé de la classification décimale de Dewey. Paris : Editions du Cercle de la Librairie, 1998. ISBN 2-7654-0682-0
[6]  De GROLIER, Eric. La Classification cent ans après Dewey. Bulletin de l’Unesco, 1976
[7] MENON, Bruno. L’évolution des langages documentaires. 1. L'héritage classique. Les dossiers de l’ingénierie éducative, décembre 2004, no 49, p.56-60
[8] SALVAN, Paule. Esquisse de l’évolution des systèmes de classification. Paris : ENSB, 1972 (ouvrage qui mériterait d’être réédité et lu par tous les documentalistes !)
[9] Le Butineur. L’émergence du lecteur, les centres d’intérêt  Le Butineur (on line) (page consultée le 12/09/06), accessibilité : Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://site.voila.fr/le_butineur/ci21.htm
[10] Dewey Diary, 18 avril 1876
[11] DEWEY, Melvil. Library handwriting. Library Journal, sept-oct.1885, no 10, p.321
[12] DEWEY, Melvil. Library Handwriting : a Guide for the Use of Students in the New York State Library School. Albany, NY : University if the State of New York, 1916
[13] Dewey Diary, 17 mai 1876

Pour aller plus loin

Le Bulletin des bibliothèques de France ou BBF a édité de très nombreux articles sur Dewey et sa classification, fait de nombreux comptes-rendus d’ouvrages ou de colloques qui lui sont consacrés. Le bulletin est accessible gratuitement sur le net. Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://bbf.enssib.fr

General classification systems in a changing world. Proceedings of the FID classification symposium held in commemoration of the Dewey centenary, Brussels, November 1976. The Hague: Fédération internationale de documentation, 1978. –V-107 p., 24 cm.- (FID ; 561) ISBN 92-66-00561-4

VANN, Sarah. Melvil Dewey : his enduring presence in librarianship. Littleton, CO: Libraries unltd, 1978

WIEGAND, Wayne.A. Irrepressible Reformer. A biography of Melvil Dewey. Chicago: American Library Association, 1996

Et à écouter

Une curiosité : la chanteuse Tori Amos a composé un double album autour de la classification de Dewey : Tales of A Librarian édité par Epic en 2003. Elle y reprend les 10 classes de la Dewey et interprète deux chansons sur leurs différents thèmes. Angels, Crucify sont ainsi les titres de la classe 2.

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