Célestin Freinet

par Christophe Dubois,
[octobre 2011]

Mots clés : Célestin Freinet

  • Google+
  • Imprimer
Célestin Freinet
Célestin Freinet

"Nous savons, nous, que nous ne sommes ni des hommes universels, ni des demi-dieux, que nous sommes loin de tout connaître, tout comme le commerçant moderne qui n'a point dans l'esprit les caractéristiques et les prix de tous ses articles. Mais nous avons cette supériorité que nous sommes en mesure de procurer rapidement aux enfants les réponses et la documentation qu’exigent leur désir de s’instruire et leur curiosité."

Cette déclaration sonne résolument moderne, n’est-ce pas ? Pourtant, elle date de 1938 ! [1]. Rien donc de très nouveau lorsque nous affirmons que l’enseignant n’est pas  le vecteur unique de transmission de la connaissance. Un des axes de la pédagogie Freinet repose en effet sur l’accès des élèves aux documents.  Comment Célestin Freinet a-t-il introduit cette démarche qui intéresse au plus haut point les enseignants documentalistes que nous sommes ?

Biographie

1896 : Naissance à Gars, Alpes-Maritimes. Il fait ses études à Grasse, à l'École primaire supérieure, puis à l'École normale de Nice, pour devenir instituteur.
1914-1918 : Il est blessé à la guerre : cette blessure limite sa capacité à parler longtemps.
1920 : Il est nommé à l’école du Bar-sur-Loup, Alpes-Maritimes.
1922 : Près de Hambourg, il rencontre « Les maîtres libertaires »
1925 : En URSS, il rencontre Nadejda Kroupskaïa, épouse de Lénine, militante bolchévique et pédagogue soviétique.
1926 : Il épouse Elise Lagier, enseignante et artiste qui adhère à sa vision novatrice de l’enseignement
1927 : Il publie L'imprimerie à l'école. Premier congrès de l'imprimerie à l'école, Tours.
1927(?) – 1929 : Echanges avec Paul Otlet autour de la classification de la connaissance
1928 : il publie Plus de manuels scolaires
1928 : il fait fonctionner son premier atelier expérimental.
1929 : avec Roger Lallemand, il développe l’idée du fichier scolaire coopératif, puis de la Bibliothèque de travail.
1932-1933 : Victime d’une campagne politique, alors qu’il est en poste à Saint-Paul-de Vence (06), il est écarté de l’Education nationale
1935 : Il fonde son école privée « Le Pioulier » à Vence. Parallèlement, il fonde avec les autres mouvements pédagogiques (dont le Groupe français d'éducation nouvelle mené par Henri Wallon), le Front de l'enfance.
1937 : Il publie La grammaire en quatre page.
1940 : Il est interné au camp de d'internement administratif de Saint-Maximin, en raison de son appartenance au Parti communiste. Libéré en 1941, il participe dès lors à l’organisation de la Résistance.
1947 : Il crée l'I.C.E.M., l'Institut coopératif de l'école moderne
1950 : Il publie l’Essai de psychologie sensible appliquée à l’éducation
1957 : congrès fondateur de la F.I.M.E.M., Fédération internationale des mouvements de l'école moderne
1959 : Il publie Les Dits de Mathieu
1964 : Les techniques Freinet de l'École moderne
1966 : Il meurt à l’âge de 80 ans.

Contexte historique

Célestin Freinet est un Provençal qui a fait le choix de l'enseignement très tôt : les études qu'il a choisi de suivre l'ont conduit en ligne directe vers les salles de classes. Mais, on peut dégager au moins deux éléments majeurs qui l'ont amené à une réflexion originale, en marge des pratiques traditionnelles de l'Ecole de la République.

Célestin Freinet a été profondément marqué par l'expérience de la guerre de 14. L'abomination des combats de tranchées, sa blessure au Chemin des Dames en 1917, le spectacle inhumain de la folie guerrière l'ont amené à aspirer à une nouvelle société, mue par des valeurs humanistes, qui ferait de cette guerre bel et bien la der des der. Mais comment une nouvelle société peut-elle naître ? L'avenir est entre les mains des nouvelles générations : il faut donc les éduquer autrement, l'école en a la responsabilité. Mais pour éduquer le peuple en vue de le faire progresser, il faut de nouvelles méthodes plus efficaces qui permettraient aux futurs citoyens de rejeter les élans guerriers, le colonialisme et autres dérives de ce temps.

Son constat n'est évidemment pas d'une très grande originalité : le début du 20ème siècle, et c'est là le second élément majeur qui influera sur l'instituteur, est une époque où la réflexion pédagogique est très vivace : on parle d' »éducation nouvelle ». Les promoteurs de l'éducation nouvelle prônent les méthodes actives, pour que l'élève participe à sa propre formation. Le pédagogue doit tabler sur les centres d'intérêt de ses apprenants, favoriser l'esprit d'exploration et de coopération. Les apprentissages ne se circonscrivent pas aux domaines intellectuels et artistiques mais aussi aux champs de l'éducation physique, manuelle et des savoir-être. Ces notions ne sont pas étrangères aux lecteurs de la rubrique du "Personnage du mois" de Savoirs CDI : en effet, Marie-France Blanquet lui avait consacré de nombreuses lignes à l'occasion de son article sur John Dewey tenant de l'apprentissage par l'action [2]. Au nom de John Dewey, nous pourrions ajouter ceux de Maria Montessori, Johann Heinrich Pestalozzi et Anton Makarenko, autres pédagogues qui étaient au centre de la révolution « des écoles nouvelles » que l'Europe, les Etats-Unis et l'Union soviétique ont vu fleurir au moment où Freinet constituait en France les bases de sa réflexion.

Ce bref tableau serait incomplet si nous omettions un autre élément historique : la fin de la Première guerre mondiale, c'est aussi le temps de la Révolution russe et les espoirs qu'elle fit naître chez ceux qui,  comme Célestin Freinet, adhéraient à la pensée communiste. Pour la Russie, la guerre de 14 et la guerre civile qui a menacé la Révolution jusqu'en 1923, date de la défaite complète des armées blanches, ont entraîné un drame social majeur : des milliers d'enfants, orphelins, étaient livrés à eux-mêmes. Cela a représenté un défi pour la Révolution et le projet de création d'une société nouvelle, en adéquation avec les principes exposés par Lénine. C'est dans ce contexte que des pédagogues tel Anton Makarenko et Nadjeda Krouspkaïa (l'épouse de Lénine !) ont mis en oeuvre de nouvelles méthodes pédagogiques.
En 1925, Célestin Freinet n'hésita pas à aller rencontrer Nadejda Kroupskaïa en Russie, sur ce champ d'expérimentation grandeur nature riche de défis et de perspectives extraordinaires.
Ce voyage illustre par ailleurs le désir constant de Freinet d'échanger pour construire des nouvelles méthodes qui se baseraient sur la réflexion et les expérimentations de novateurs, avides comme lui de pédagogies novatrices.

Aujourd'hui Célestin Freinet jouit de la faveur générale, mais il a dû batailler avec opiniâtreté face à l'opposition de notables locaux, qui s'inquiétaient des nouvelles méthodes ! La campagne menée à son encontre aboutira en 1933 à son déplacement d'office de l'école publique de Saint-Paul-de-Vence. Il quitte à regret l'école publique et fonde alors une école privée près de Vence, le Pioulier où il met en oeuvre ses  innovations pédagogiques et poursuit sa réflexion et ses échanges. Cela débouchera en 1947 sur la création de l’Institut coopératif de l’école moderne (Icem, 1946) dont le rayonnement s'est étendu par delà les frontières de la France.

Les piliers de la pédagogie Freinet

« Toute méthode est regrettable qui prétend faire boire un cheval qui n’a pas soif. Toute méthode est bonne qui ouvre l’appétit de savoir et aiguise le besoin puissant de travail. » (Les Dits de Mathieu, 1959).

La pédagogie Freinet n'est pas qu'affaire de méthodes. C''est une refondation de l'école : le savoir ne naît pas à l'école, mais il provient de la vie quotidienne et de l'intelligence sociale. Elle est donc centrée sur l'enfant. C'est pour cela que la théorie, outre qu'elle se nourrit de la réflexion productive de son temps, se développe de façon pragmatique au contact même des élèves : Freinet observe, analyse le comportement de ses élèves. En ce sens,  il se distingue - s'éloigne ? - des théoriciens pionniers de l'éducation nouvelle :  « La libération pédagogique sera l'œuvre des éducateurs eux-mêmes ou ne sera pas. », disait-il.

Principes

  • La coopération dans l'apprentissage. Ce choix pédagogique est aussi un choix politique et social. La coopération implique la gestion du travail  : répartition des responsabilités, élaboration de règles de vie et de travail, régulation des conflits.
  • Le tâtonnement expérimental : les élèves émettent des hypothèses personnelles, les vérifient par une phase action-essai  et ainsi la connaissance se construit. Une hypothèse erronée est abandonnée ou bien remplacée par une autre. Une hypothèse peut être implicite et non verbalisée. Les situations d'apprentissage sont ancrées dans la réalité :  elles sont vraies et problématiques.
  • Expression et communication : entretiens, textes libres, expression corporelle et artistique. L'école doit permettre l'épanouissement de l'enfant et l'expression de ses pensées.

Ces principes découlent de l'observation d' "invariants pédagogiques", que le militant avant la lettre des droits des enfants a listés au nombre de 30 en 1964.

Les invariants pédagogiques

(tels que développés dans La bibliothèque de l'école moderne, 1964, n°25, consultable en ligne : http://www.icem-freinet.fr/archives/bem/bem-25/bem-25.htm)

01. L'enfant est de la même nature que nous.
02. Etre plus grand ne signifie pas forcément être au-dessus des autres.
03. Le comportement scolaire d'un enfant est fonction de son état physiologique, organique et constitutionnel.
04. Nul - l'enfant pas plus que l'adulte - n'aime être commandé d'autorité.
05. Nul n'aime s'aligner, parce que s'aligner, c'est obéir passivement à un ordre extérieur.
06. Nul n'aime se voir contraint à faire un certain travail, même si ce travail ne lui déplaît pas particulièrement. C'est la contrainte qui est paralysante.
07. Chacun aime choisir son travail, même si ce choix n'est pas avantageux.
08. Nul n'aime tourner à vide, agir en robot, c'est-à-dire faire des actes, se plier à des pensées qui sont inscrites dans des mécaniques auxquelles il ne participe pas.
09. Il nous faut motiver le travail.
10. Plus de scolastique.
10. bis Tout individu veut réussir. L'échec est inhibiteur, destructeur de l'allant et de l'enthousiasme.
10. ter Ce n'est pas le jeu qui est naturel à l'enfant, mais le travail.
11. La voie normale de l'acquisition n'est nullement l'observation, l'explication et la démonstration, processus essentiel de l'Ecole, mais le tâtonnement expérimental, démarche naturelle et universelle.
12. La mémoire, dont l'Ecole fait tant de cas, n'est valable et précieuse que lorsqu'elle est vraiment au service de la vie.
13. Les acquisitions ne se font pas comme l'on croit parfois, par l'étude des règles et des lois, mais par l'expérience. Etudier d'abord ces règles et ces lois, en français, en art, en mathématiques, en sciences, c'est placer la charrue devant les boeufs.
14. L'intelligence n'est pas, comme l'enseigne la scolastique, une faculté spécifique fonctionnant comme en circuit fermé, indépendamment des autres éléments vitaux de l'individu. 
15. L'Ecole ne cultive qu'une forme abstraite d'intelligence, qui agit, hors de la réalité vivante, par le truchement de mots et d'idées fixées par la mémoire.
16. L'enfant n'aime pas écouter une leçon ex cathedra.
17. L'enfant ne se fatigue pas à faire un travail qui est dans la ligne de sa vie, qui lui est pour ainsi dire fonctionnel.
18. Personne, ni enfant ni adulte, n'aime le contrôle et la sanction qui sont toujours considérés comme une atteinte à sa dignité, surtout lorsqu'ils s'exercent en public.
19. Les notes et les classements sont toujours une erreur. 
20. Parlez le moins possible. L'enfant n'aime pas le travail de troupeau auquel l'individu doit se plier comme un robot. Il aime le travail individuel ou le travail d'équipe au sein d'une communauté coopérative.
22. L'ordre et la discipline sont nécessaires en classe.
23. Les punitions sont toujours une erreur. Elles sont humiliantes pour tous et n'aboutissent jamais au but recherché. Elles sont tout au plus un pis-aller.
24. La vie nouvelle de l'Ecole suppose la coopération scolaire, c'est-à-dire la gestion par les usagers, l'éducateur compris, de la vie et du travail scolaire.
25. La surcharge des classes est toujours une erreur pédagogique.
26. La conception actuelle des grands ensembles scolaires aboutit à l'anonymat des maîtres et des élèves; elle est, de ce fait, toujours une erreur et une entrave.
27. On prépare la démocratie de demain par la démocratie à l'Ecole. Un régime autoritaire à l'Ecole ne saurait être formateur de citoyens démocrates.
28. On ne peut éduquer que dans la dignité. Respecter les enfants, ceux-ci devant respecter leurs maîtres est une des premières conditions de la rénovation de l'Ecole. 
29. L'opposition de la réaction pédagogique, élément de la réaction sociale et politique est aussi un invariant avec lequel nous aurons, hélas ! à compter sans que nous puissions nous-mêmes l'éviter ou le corriger.
30. Il y a un invariant aussi qui justifie tous nos tâtonnements et authentifie notre action : c'est l'optimiste espoir en la vie.

Techniques

La classe, organisée en coopérative gérée par les élèves, est une ruche où tous s’activent et travaillent dur, autour d'activités planifiées : correspondance scolaire, programmation des sorties, entretien du matériel, du potager, des animaux...
C'est tout un ensemble de techniques pédagogiques originales au service de ses méthodes que Freinet propose :

  • L’imprimerie.  Des  « textes libres » sont choisis collectivement et imprimés par les élèves pour le journal de classe. C'est souvent à partir de ces textes que vont être traitées des questions de mathématiques, de physique, de biologie, ou des aspects historiques ou géographiques.
  • La correspondance interscolaire
  • La coopérative scolaire
  • Les plans de travail (sortes de contrats individuels pour chaque élève)
  • Les fichiers autocorrectifs (forme d’enseignement programmé par discipline)
  • La bibliothèque de travail (dossiers thématiques remplaçant les manuels scolaires à libre disposition des élèves)
  • Le jardin scolaire, l’élevage de petits animaux
  • Les ateliers artistiques

Le milieu éducatif s'adapte donc aux besoins des élèves.

La place de la documentation

Bibliothèque de l'école moderne, n°25
Bibliothèque de l'école moderne, n°25

Si nous avons choisi de présenter succinctement Célestin Freinet,  c'est plus particulièrement parce que la façon dont il a choisi de faire travailler les élèves lui a donné à réfléchir sur la place de la documentation.
L'élève devant devenir autonome, l'enseignant n'étant plus la source du savoir, il doit pouvoir accéder librement et aisément à la documentation qui contribuera à la construction de ses connaissances et à la capacité de partager  cette connaissance.
Il s'agit donc de doter les écoles d'un fonds de livres ou de brochures fiables et attrayants.
Cette nouvelle offre documentaire est destinée à pallier la nécessaire disparition des manuels scolaires qu'appelle le pédagogue dès 1928 dans son ouvrage Plus de manuels scolaires.  L'erreur du manuel scolaire réside dans le fait qu'il est fait par des adultes pour des enfants : il fatigue par sa monotonie, inculque une connaissance toute faite et ne laisse pas s'épanouir la pensée propre de l'enfant qu'il concourt à abrutir.

Dans cette perspective, Freinet lance également avec Roger Lallemand en 1929 le projet de Fichier Scolaire Coopératif [FSC] (sur lequel il écrit notamment dans Brochures d'éducation nouvelle populaire », février 1938, N°5, consultable sur http://www.freinet.org/icem/archives/benp/benp-5/benp-5.htm)

Parallèlement, des échanges fructueux ont été menés avec Paul Otlet « l'homme qui voulait classer le monde » sur ce projet de FSC qui s'inscrivait dans la logique de sa propre encyclopédie universelle.[3]

Les élèves vont donc coopérer à la construction de fichiers constitués de fiches documentaires, de fiches mères listant des notions à acquérir et des fiches d'exercices destinés au travail individuel. Les FSC sont à disposition des élèves et destinées à être utilisées en autonomie.

A la suite des travaux sur le fichier, Freinet lance la collection Bibliothèque de travail en 1932. Il s'agit de fournir des brochures qui proposent des informations permettant d'approfondir un domaine, informations qui sont nécessaires à l'accompagnement des expériences vécues et relatées par les élèves. Le premier numéro de BT, préparé par Alfred Carlier, archiviste et dessinateur, avait pour thème : Histoire du véhicule - Chariots et carrosses. On sortait donc de l'enseignement strict des évènements tel qu'il était conçu à cette époque. Dès le début, les contributeurs (souvent scientifiques, artistes, ou créateurs de renom) se sont attachés à une grande rigueur scientifique et à la fiabilité de l'information.

La création de ces nouvelles ressources documentaires a posé bien évidemment la question de la mise à disposition organisée, donc de la classification à mettre en oeuvre dans la bibliothèque de l'école.
A la fin des années vingt, on est déjà bien familiarisé avec la classification décimale. Melvil Dewey avait développé son système dès 1876 et les Belges La Fontaine et Otlet l'avait complété et perfectionné en proposant en 1905 la première édition de leur classification décimale universelle (CDU).
Le classement des ressources par thèmes, symbolisé par un indice décimal qui rapproche les documents traitant de sujets voisins séduit Freinet. La logique d'un tel classement est plus pertinente et formatrice qu'un simple classement alphabétique. Cette logique est donc retenue par Freinet pour son école, mais il veut adapter le classement à la réalité de la classe en créant 12 divisions de base qui correspondent aux centres d'intérêt des jeunes enfants.

Ces douze divisions sont les suivantes :

01 Ouvrages de références
02 Milieu naturel
03 Plantes
04 Animaux
05 Autres sciences
06 Agriculture et alimentation
07 Travail et industrie
08 La cité et les échanges
09 Société
10 Culture et loisirs
G Géographie
H Histoire

Conclusion

Célestin Freinet a marqué l'école de son empreinte, même s'il s'est heurté de front avec les pratiques pédagogiques traditionnelles à tel point qu'il a dû quitter l'école de la République et fonder son propre établissement : Le Pioulier. Aujourd'hui le Pioulier, propriété de l'État, est devenue une école publique expérimentale, inscrite au patrimoine du xxe siècle des Alpes-Maritimes en 1995. Les enseignants revendiquant leur attachement aux techniques Freinet seraient près de 100 000 dans le monde.
Les principes pédagogiques Freinet marquent à des degrés divers les pratiques  qui ont cours dans nos CDI : la pédagogie de projet, le journal scolaire, l'initiation aux techniques documentaires en vue de l'autonomie de l'élève, l'adaptation du fonds aux centres d'intérêt des jeunes en vue de l'acquisition de compétences scolaires, culturelles et citoyennes.
Freinet voulait mettre l'éducation au service de la construction d'une société nouvelle, meilleure : la documentation tenait une place de choix dans sa vision. Les pédagogues-documentalistes que nous sommes en restent convaincus.

Pour aller plus loin

  • Institut coopératif de l'école moderne. Site de lCEM. http://www.icem-pedagogie-freinet.org/. Consulté le 1er septembre 2011.
  • Pain, Jacques. « Célestin Freinet ». In Encyclopaedia universalis [en ligne]  http://www.universalis-edu.com/encyclopedie/celestin-freinet/. Consulté le 1er septembre 2011. (Nécessite un abonnement)
  • Véronique BEDIN et Martine FOURNIER (dir.), « Célestin Freinet », La Bibliothèque idéale des sciences humaines, Editions Sciences humaines, 2009.
    URL : www.cairn.info/la-bibliotheque-ideale-des-sciences-humaines-article-154.htm. Consulté le 1er septembre 2011.
  • Josette Ueberschlag. Tout le savoir du monde. Intercdi, mars-avril 2010, n°224 [article également consultable en ligne : http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/docs/00/47/57/77/PDF/Tout_le_savoir.def-1.pdf ]
  • C. Freinet, Œuvres pédagogiques, 2 tomes, Seuil, Paris, 1994
  • Élise et Célestin Freinet, Correspondances, P.U.F., Paris, 2004.
  • Association Les Amis de Freinet, Le Mouvement Freinet au quotidien, des praticiens témoignent, éd. du Liogan, Brest, 1997
  • M. Barré & M. Sartoux, Célestin Freinet, un éducateur pour notre temps, 2 vol., P.E.M.F. (Mouvement Freinet), 1996 / P. Boumard, Célestin Freinet, P.U.F., 1996
  • H. L. Go, Freinet à Vence : vers une reconstruction de la forme scolaire, Presses universitaires, Rennes, 2007
  • G. Goupil, Comprendre la pédagogie Freinet. Genèse d'une pédagogie évolutive, Mayenne, 2007 / A. Lamihi, De Freinet à la pédagogie institutionnelle, Vauchrétien, Ivan Davy, 1994
  • J. Le Gal, Le maître qui apprenait aux enfants à grandir, I.C.E.M., Éditions libertaires, Paris, 2007
Recherche avancée