Alberto Manguel (1948-)

par Anne Rabeau,
[mars 2013]

Mots clés : lecteur

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Un lecteur autodidacte, érudit et polyglotte : " lire c'est vivre "

Alberto Manguel est essayiste, romancier, traducteur, critique littéraire, directeur de collection chez Actes Sud, Canadien. mais surtout

 

Dates principales

13 mars 1948 : Alberto Manguel naît à Buenos Aires. Il passe sa prime enfance à Tel-Aviv et voyage beaucoup en Europe.
1955 : retour à Buenos Aires 1964 : rencontre avec Borges.
1968 : départ pour Paris.
De 1968 à 1982 : de l'Italie à Tahiti, de traductions en anthologies, le monde est sa résidence.
1982 : il s'installe au Canada et prend la nationalité canadienne en 1985.
1998 : il publie Histoire de la lecture (prix Médicis essai) et Dictionnaire des lieux imaginaires (éd. Actes Sud).
2001 : il s'installe en France, reçoit le prix France-Culture pour Dans la forêt du miroir (Actes Sud).
2002 : il dirige la collection Le Cabinet de lecture, Actes Sud.
2004 : Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres. Prix Roger Callois.
2008 : il est le premier écrivain à avoir donné son nom à un CDI d'établissement scolaire français de son vivant : le lycée Victor Hugo de Poitiers possède depuis ce jour le CDI Alberto Manguel.

Un lecteur autodidacte, érudit et polyglotte

« J'ai eu une enfance heureuse »

Il est né en Argentine en 1948. Il a vécu ses premières années à Tel-Aviv où son père fut le premier ambassadeur argentin en Israël. Ce père très occupé n'accorde pas beaucoup de temps à l'éducation de ses quatre enfants. Ellin Stonitz, la nurse tchèque et juive du jeune Alberto lui apprend d'abord l'allemand et l'anglais. C'est à travers ces deux langues qu'il découvre le monde et les histoires du monde. Alberto ne va pas à l'école, sa nurse lui enseigne tout. Ellin est une jeune femme stricte, pas très heureuse, elle entretient avec lui des rapports d'adulte. Il a 4 ou 5 ans, elle voyage beaucoup en Europe, seule avec lui et met la culture au centre de l'éducation qu'elle lui prodigue. Elle l'initie à l'Histoire, aux histoires, lui fait découvrir les monuments. Elle lui fait la lecture : Jules Verne, Mark Twain… Puis lui fait apprendre par cœur la plupart des textes ou poèmes qu'ils ont lus ensemble. Si Alberto Manguel cite et connaît par cœur des pans entiers de livres, gageons que les méthodes d'Ellin ne sont pas étrangères à cette immense mémoire. Ellin aime les livres et lui fait découvrir de grands auteurs : Enrich Maria Remarque, André Maurois, Graham Greene…

Alberto Manguel ne se souvient pas d'une époque où il ne lisait pas

Lorsqu'il arrivait quelque part il mettait ses livres sur une étagère pour se sentir un peu chez lui, pour se rassurer. En revanche, il se souvient de sa découverte de la lecture lorsqu'en voyant une affiche il a constaté qu'il pouvait la lire, c'est, a-t-il dit comme s'il venait de découvrir qu'il avait des ailes… un intense sentiment de pouvoir.

Retour à Buenos Aires, l'apprentissage des langues s'enchaîne

Il a huit ans lorsqu'il retourne dans son pays natal. Et c'est seulement à Buenos Aires qu'il apprend l'espagnol et peut parler avec ses parents. S'ajoute l'empreinte linguistique de ses grands-parents émigrés de Russie et d'Autriche. Ses grands-parents maternels gardaient les terres d'un aristocrate russe et ses grands-parents paternels étaient des bijoutiers juifs d'origine autrichienne. Le français, l'italien suivent. Il passe naturellement d'une langue à l'autre à l'oral comme dans ses lectures. Il lit également le portugais, le suédois et le latin.

La rencontre avec Borges, découverte de la lecture à haute voix

À seize ans, pour mieux s'immerger dans les livres, Alberto Manguel travaille après l'école dans une librairie anglo-allemande de Buenos Aires, Pygmalion. Il y rencontre celui qui a été un de ses maîtres : Jorge Luis Borges. Le poète, devenu aveugle, l'invite à lui faire la lecture. Avec Borges, le jeune Alberto fait rimer à l'infini « lire » et « plaisir ». Pendant deux ans, il va trois ou quatre fois par semaine lui faire la lecture ou l'accompagner au cinéma.

« Borges demandait à tout le monde de lui faire la lecture. J'étais un lecteur parmi des douzaines. J'ai eu la chance qu'il tombe sur moi dans la librairie de Buenos Aires où je travaillais après l'école, mais il n'y a jamais vraiment eu un rapport d'amitié. Je ne sais pas si Borges avait des amis en dehors de Bioy Casares. Je ne sais pas s'il était voué à l'intimité dont une amitié a besoin. De plus, j'avais seize ans, lui presque soixante-dix. Et puis, tout ce qui était en dehors de la littérature et des livres ne l'intéressait pas. » [1]

Dans Chez Borges, il évoque cette rencontre en mélangeant souvenir, anecdotes et réflexions sur l'homme.

De cette époque, Philippe Chevilley écrit dans les Échos, qu'un autre personnage, plus obscur, bouleverse sa vie : un professeur de lettres de son lycée, que Manguel affuble du pseudonyme de Rivadavia. « Écouter Rivadavia nous guider au travers d'un texte, au travers des relations entres mots et souvenirs, entre idées et expériences, a constitué pour moi un encouragement à une vie entière de passion pour la page imprimée, dont je n'ai jamais réussi à me désintoxiquer », écrit-il dans son essai Dans la forêt du miroir. Des années plus tard, alors qu'il a quitté l'Argentine, Manguel apprend que ce même professeur a sans doute livré ses camarades de lycée à la police sous la dictature militaire… [2]

Durant ses dix-huit premières années, les livres sont un refuge pour Alberto Manguel, les adultes, éducateurs, enseignants servent de média entre lui et eux. À partir de dix-huit il n'a plus rien appris estime-t-il.

L'exil

Deux ans après le coup d'État militaire, il décide de quitter l'Argentine. Il arrive à Paris juste après mai 1968. Il y rencontre l'écrivain argentin en exil Julio Cortazar. De cette époque le journaliste Philippe Lançon écrit de lui « Pendant sept ans, Alberto Manguel vit… de l'or du temps, ne faisant rien sinon lire, végéter et baiser. Il vit dans un hôtel de passe, qu'il quitte parfois à l'aube pour éviter de payer ses dettes. Il s'assoit pendant des heures en terrasse derrière un café. Des écrivains comme Hector Bianciotti ou le Cubain Severo Sarduy l'adoptent, l'aident, le nourrissent parfois. Ils lui commandent aussi quelques fiches de lecture. Un moment, il s'installe à Londres, où il fabrique et vend des ceintures peintes à la main ; l'une d'elles fait son orgueil : elle est achetée par Mick Jagger. « Il est difficile d'expliquer aux jeunes d'aujourd'hui que j'ai pu glander comme ça pendant tant d'années, regrette-t-il. Bianciotti et les autres ont été d'une générosité incroyable. Je me demande ce qu'ils me trouvaient, car, vraiment, je ne faisais rien. Ce furent des années lentes, statiques, de digestion. » » [3] À Londres puis à Milan Alberto Manguel gagne sa vie en traduisant des textes ou en faisant le lecteur pour plusieurs maisons d'édition. À Tahiti, il travaille durant cinq ans aux Éditions du Pacifique, puis il s'installe au Canada à Calagary et enfin à Toronto. Il écrit pour des journaux, publie quelques livres dont son best-seller, Histoire de la lecture.

En 2001, Alberto Manguel s'installe en France

Ses positions lors du conflit qui opposait les journalistes du Calgary Herald (auxquels il a donné son soutien) à l'ex-magnat de la presse Conrad Black ainsi que les prix de l'immobilier qui ne lui permettaient d'acheter une maison assez vaste pour abriter sa bibliothèque, l'ont décidé à s'installer en France. Dans un minuscule village du Poitou, à Mondion, à l'abri des murs de ce qui fut la grange d'un presbytère il a pu enfin installer la bibliothèque dont il rêvait et réunir tous les livres, rangés dans des cartons, qu'il avait en garde-meubles.

« Une bibliothèque est un autoportrait »

La sienne possède plus de 35 000 volumes, en anglais, en français, en espagnol, en italien, en portugais, en latin et en arabe. Il a travaillé pendant deux mois, du matin au soir, pour classer ses livres. Il les a rangés par langues : il y a donc une section française, anglaise, allemande, italienne, russe, espagnole… Et dans ces sections, par ordre alphabétique d'auteur, sans distinction de genre. Mais il a aussi quelques sections thématiques, sur le Moyen Âge, le corps, la légende de Faust, la littérature policière… Il possède quelques ouvrages anciens, dont une bible anglaise du 17e siècle et une édition de Don Quichotte de 1782 en quatre volumes. Il entretient des rapports physiques avec ses livres. Lorsqu'Alberto Manguel évoque sa bibliothèque il dit : « Je m'y enferme parfois la nuit. Car il y a, la nuit, une ambiance très particulière dans les bibliothèques. Quand il fait jour, vous êtes le personnage principal : vous, lecteur, entrez dans la pièce et choisissez le livre que vous voulez. La nuit, c'est le contraire : ce sont les livres qui vous parlent et demandent, l'un ou l'autre, à être sortis de l'étagère. Ce sont eux qui vous choisissent. » [4] Dans Journal d'un lecteur, il écrit « J'explore ma bibliothèque à la façon d'un homme qui retrouverait son pays natal après une absence de plusieurs dizaines d'années. À chaque retour de mes tournées d'auteur, il me faut en retracer la géographie complète, rétablir des chemins de rayon en rayon, me rappeler des titres auxquels je n'ai pas pensé depuis des semaines. »

La lecture, une démarche de toute une vie

Alberto Manguel pourrait raconter sa vie à travers sa bibliothèque. Il sait quand il a lu tel ou tel livre, qui le lui a offert et il se prend à rêver qu'il pourrait deviner la vie d'un étranger en parcourant et en lisant les livres de sa bibliothèque. Pour faire un parallèle avec nos CDI demandons-nous si nos fonds de fictions ne retracent-ils pas la politique d'acquisition ainsi que l'accompagnement des élèves sur le chemin de la lecture, tout en témoignant de l'évolution de la société ?

Dans Pinocchio et Robinson il affirme que la lecture est méprisée, menacée. « Nous sommes au bord de la catastrophe. D'une façon peut-être unique dans l'histoire, nous sommes entrés dans une période de déshumanisation. Les pouvoirs économiques organisent la misère intellectuelle. L'acte intellectuel – lire, réfléchir – n'a plus aucun prestige parce qu'il ne crée aucun produit financier. » [5]

Pourtant « Lire c'est vivre » et « La lecture, c'est l'exercice de la liberté absolue ». Dans un entretien avec Martine Laval il livre sa définition de l'acte de lire « La lecture est une conversation avec un livre, un auteur, soi. Lire, c'est demander une présence. Lire, c'est découvrir, c'est aussi relire, au gré de ses désirs. C'est dialoguer avec le passé. C'est apprendre à penser, à repousser les limites, les nôtres, et même celles du livre que l'on lit. Lire, c'est rechercher les ambiguïtés, sans cesse se poser des questions. Et chaque fois que nous allons plus loin, nous nous éloignons d'une réponse facile. Dans la littérature, il n'y a pas de réponses monosyllabiques – oui, non –, que des espaces ouverts […] Lire, c'est apprendre sur soi, c'est appréhender le monde. C'est prendre la liberté, le pouvoir. » [5]

Pour Alberto Manguel un classique c'est « une œuvre qui s'ouvre de génération en génération, qui redevient neuve à chaque lecture. C'est notre héritage, le lien entre le passé et le présent. » [5]

Mais lire requiert le goût de l'effort : « Il ne suffit pas de savoir lire pour être un lecteur. La lecture est une activité élitiste. Mais c'est une élite à laquelle tout le monde peut appartenir. Depuis des décennies, on donne à la difficulté un sens négatif. Mais c'est par la difficulté que nous atteignons les étoiles ! Et par la lenteur. Il faut du temps. Or, dans une société où tout va vite, où l'on croit obtenir tout sans effort, difficulté et lenteur sont des expériences que l'on rejette. Au bout de l'effort, pourtant, il y a le plaisir. » [5] « Lire n'est pas une activité aussi facile que jouer à un jeu vidéo ou regarder la télévision. Lire nécessite l'exercice de la pensée, la volonté d'aller au-delà des apparences, d'entrer de plus en plus profondément dans le texte, d'aller par-delà ce qui semble être dit sur la surface de la page…» [4]

Pour nous montrer ce qui se passe quand nous lisons il a écrit Journal d'un lecteur, dans lequel il relit durant une année douze grands classiques de la littérature : « Tout texte est commenté au fur et à mesure qu'il est lu. Nous le commentons à partir de ce qui se passe autour de nous et dans le monde : la visite d'un ami, une nouvelle entendue aux informations, la question d'un enfant, la présence d'un animal, un changement dans le jardin, tout cela entre dans l'œuvre que nous lisons et joue un rôle déterminant. Cela montre à quel point la lecture, acte solitaire, est en même temps la seule activité vraiment interactive. Aujourd'hui, on prétend que les ordinateurs proposent cette interactivité. Mais c'est faux ! Lorsque vous utilisez un ordinateur, vous ne pouvez communiquer que selon ce qui a été programmé. Et quand vous le faites, il faut encore suivre un ordre donné. La lecture, au contraire, est totalement libre. » [4]

Sur la question du plaisir de la lecture, évidence que nous avons parfois des difficultés à faire percevoir à nos élèves, Alberto Manguel dit que le plaisir se concrétise dans l'accession à un « Ailleurs » : « Le lecteur n'est d'aucun pays. […] le véritable pays d'un lecteur est, en fait, celui des écrivains dont il lit les livres. Pour moi qui suis né en Argentine, Proust ou Stevenson ne sont pas des étrangers. Ils font partie de ma famille. Ce sont mes racines et mes amis. La lecture est le meilleur moyen d'accéder à un Ailleurs où nous pouvons être heureux. En effet, nous passons notre temps à croire que le quotidien, la politique, l'économie, la religion sont des réalités qui nous définissent. Mais c'est un leurre ! La seule véritable réalité, celle dont on peut toucher les racines, est celle que nous découvrons dans les livres. En lisant, nous abordons sur les rives d'un Ailleurs, c'est-à-dire d'un pays que nous ne connaissons pas encore. Et pourtant, en découvrant ce pays, nous savons que nous ne faisons que revenir, en fait, à un endroit que nous connaissons, mais où nous ne nous sommes jamais rendus. Cette redécouverte de ce que nous n'avons pas connu est le cœur du plaisir de la lecture. J'ajouterai que, lorsque nous lisons, nous sommes seuls. Mais le monde entier rentre dans la page et nous pouvons alors partager ce que nous avons lu. » [4]

Pour Alberto Manguel notre société dévalorise la lecture pour se protéger des individus qui veulent la questionner. « Il y a, dans l'acte de lire, une anarchie totale et salvatrice.[…] Le vrai lecteur est un anarchiste par nature. Il se laisse tenter par un titre, une couverture, passe d'un texte à l'autre. Il n'a aucune obligation, pas même celle de terminer le livre qu'il est en train de lire. » [4]

Lire peut être dangereux…

« C'est pour cela que nos sociétés occidentales ne valorisent pas l'activité intellectuelle, réduisent les budgets de l'Éducation, de la Culture, ferment les bibliothèques ! Des individus perdus et soumis, voilà le socle de leur pouvoir. Alors, elles véhiculent une image du lecteur peu sexy, le caricaturent avec des lunettes, toujours seul, dans son coin, à faire quoi ? À penser quoi ? C'est un être dangereux puisqu'il est capable de se soustraire au régime imposé par la culture environnante. » [5]

Et le rôle des enseignants dans tout cela…

« Enseigner, comme lire, est difficile et demande du temps. Les enseignants sont piégés : ils sont censés éveiller la curiosité, apprendre aux étudiants à penser par eux-mêmes, et, en même temps, ils ont l'obligation de leur faire respecter les codes d'une société qui refuse que l'individu pense par lui-même ! L'école prépare à lire de la propagande : ce qui est superficiel, qui défile sur des écrans, slogans, publicités, etc. Je prends l'exemple de Pinocchio. En bon pantin, il lit les mots, mais ne les digère pas, il les répète comme un perroquet. Il est incapable d'incarner un texte, d'en déceler les richesses, à savoir les ambiguïtés… La pensée, la réflexion fonctionnent comme un muscle. Si on ne s'en sert pas, il s'atrophie. Les professeurs n'ont pas d'autre choix que d'entrer en résistance. » [5]

Alberto Manguel porte de virulentes critiques sur la société actuelle et en tout premier lieu sur le monde de l'édition. Sur ce dernier, il évoque la « dictature » des maisons d'édition qui se concentrent et censurent les livres en faisant changer aux auteurs le texte, sa longueur, le sexe du personnage pour qu'il colle mieux au marché. Il récuse l'idée qu'un livre soit un produit commercial. Il fustige la téléréalité et la société de consommation, médiatique qui ne fait que restreindre l'imagination, « toute crise de société est une crise de l'imagination » affirme-t-il. S'agissant d'internet, il se montre très circonspect : « ce qui m'inquiète, c'est que la technologie prenne le pouvoir sur les utilisateurs. Internet est une illusion de la communication qui nous est imposée comme une nécessité. Or, elle se déploie par une volonté purement économique, sans justification intellectuelle. La grande question reste : à qui cela profite-t-il ? À Buenos Aires, ma grand-mère refusait que l'on installe le téléphone à la maison. Elle disait que c'était comme parler à des fantômes. Aujourd'hui, le monde entier communique avec des fantômes. Moi, je préfère, lire, converser, deux choses qui demandent une présence. » [4]

Pour aller plus loin

Bibliographie d'Alberto Manguel

  • Nouvel éloge de la folie Actes Sud, 2011
  • Moebius transe forme, avec Moebius, Actes Sud/Fond. Cartier pour l'Art, 2010
  • La Cité des mots (2009)
  • Tous les hommes sont menteurs (2008)
  • La bibliothèque, la nuit, éditions Actes Sud, octobre 2006
  • Au pays des jouets, éditions Xavier Barral, automne 2006
  • Un retour, éditions Actes Sud / Leméac, 2005
  • Un amant très vétilleux, éditions Actes Sud / Leméac, 2005
  • Pinocchio et Robinson, pour une éthique de la lecture, éditions 'Escampette, 2005
  • Journal d'un lecteur, éditions Actes Sud / Leméac, 2004
  • Kipling une brève biographie, éditions Actes Sud / Leméac, 2004
  • Chez Borges, éditions Actes Sud / Leméac, 2003 ; Babel, 2005
  • Stevenson sous les palmiers, éditions Actes Sud / Leméac, 2001 ; Babel, 2005
  • Le Livre d'images, éditions Actes Sud / Leméac, 2001
  • Dans la forêt du miroir. Essai sur les mots et le monde, éditions Actes Sud / Leméac, 2000 ; Babel 2003
  • Dictionnaire des lieux imaginaires (avec Gianni Guadalupi), éditions Actes Sud / Leméac, 1998 ; Babel, 2000
  • Une histoire de la lecture, éditions Actes Sud / Leméac, 1998 ; Babel, 2000
  • La Fiancée de Frankenstein (1997)
  • Anthologie des sept péchés capitaux, éditions Joëlle Losfeld, 1996
  • Dernières nouvelles d'une terre abandonnée, éditions du Seuil, 1993 ; Babel, 1998

Notes de bas de page

[1] Le grand entretien, Le Magazine Littéraire, n°422 : juillet 2003, p.99

[2] Culture. Les Echos, n°19 316 : 17 septembre 2004, p.

[3] Livres. Libération, n°7274 : 30 septembre 2004, p.1-3

[4] L'Entretien. Lire, n°330 : novembre 2004. pp.114-120

[5] Livres. Télérama, n°2878 : samedi 12 mars 2005, p.47

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