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L’expérimentation du réseau des bibliothèques dans le Val d’Oise

Par Elisabeth Artaud, CRDP de Limoges,
[février 2014]

Mots clés : bibliothéconomie, politique documentaire

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Suite aux indications de M. Lahary, sur l’existence d’un réseau de bibliothèques dans le Val d’Oise ayant mis en œuvre une organisation de type fonds flottants, nous avons contacté Sandrine Plaudeix, Coordinatrice du Centre Culturel Intercommunal du Sud Quercy de Lafrançaise qui a bien voulu nous éclairer sur le sujet.

Connaissez-vous l’historique de la mise en place des fonds tournants dans votre réseau de bibliothèques ?

Sandrine Plaudeix :
2001 : la médiathèque de Loubéjac (gérée par une association) est placée sous la tutelle de la Communauté de Communes du Sud Quercy de Lafrançaise
avril 2003 : ouverture de la médiathèque de Vazerac
juin 2004 : le logiciel Agate est remplacée par le logiciel KOHA. (les collections tournent entre les 2 médiathèques créées)
Septembre 2004 : ouverture de la médiathèque tête de réseau (site de Lafrançaise). Finalisation de la mise en place des fonds flottants (les collections tournent entre les 3 médiathèques créées).

Dans les premiers temps de la mise en place avez-vous été confrontés à des réserves par rapport au rôle spécifique des personnels de bibliothèque.

Sandrine Plaudeix : Non, je n’ai pas rencontré de problème spécifique étant donné que deux médiathèques sur trois ont été créées dans un projet culturel collectif.

Avez-vous été confrontés à des questions juridiques liées au fonctionnement des fonds flottants ?

Sandrine Plaudeix : Non

Quelles sont les conditions techniques inhérentes à un tel dispositif ? Avez-vous rencontré des difficultés lors de la mise en place de ce système.

Sandrine Plaudeix : Conditions techniques à privilégier :
— acquisitions coordonnées et partagées
— tâches bibliothéconomiques identiques (catalogage, indexation uniformisée…) : chaque médiathèque doit fonctionner de la même façon.
— fonctionnement identique entre les différentes structures (gratuité, harmonisation des conditions de prêt, règlement intérieur commun…).
— mise en place d’une navette qui tourne sur les différents sites de manière régulière
— SIGB adapté à ce type de fonctionnement
— pour ma part, il est également intéressant que le personnel tourne de manière hebdomadaire sur l’ensemble du réseau (ainsi, les usagers peuvent obtenir leur document réservé plus rapidement et le personnel s’inscrit vraiment dans l’idée de travail en réseau). A noter, que le travail en équipe est essentiel.

Quels sont les retours des usagers sur ce dispositif ?

Sandrine Plaudeix : Les retours positifs généralement constatés sont :
— La proposition des collections variées, actualisées, diversifiées (plus de moyens que dans une bibliothèque rurale classique du fait de la mutualisation des moyens)
— La rapidité dans la livraison des documents réservés
— La proposition d’animations de qualité
— La mobilité et l’accès à différentes structures (par ex : quand une bibliothèque est fermée ; l’usager peut aller avec la même carte dans une autre bibliothèque du réseau)

Auriez-vous quelques chiffres sur ce type de dispositif à nous communiquer (combien de bibliothèques concernées, d’usagers, d’ouvrages…) ?

Sandrine Plaudeix : — Nombre de médiathèques concernées : 3
— Nombre d’inscrits 2012 : 1551 (812 enfants, 739 adultes) cf document joint
— Fréquentation des médiathèques (année 2012) :
Lafrançaise : 8710 entrées
Loubéjac : 2528 entrées
Vazerac : 5935 entrées
— Public : tout public, écoles (25 classes sur le réseau), 1 maison de retraite, 1 relais d’assistantes Maternelles, 1 centre social, 2 crèches, 1 centre de loisirs

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