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Bibliothèque scolaires et formation du bibliothécaire scolaire

par Donatella Lombello,
[professeur de bibliographie et de bibliothéconomie - Université de Padoue] [Décembre 2001]

Mots clés : international

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Traduit de l'italien en février 2002 par : Josette Barboni (académie de Lyon), Max Barboni (académie de Lyon),  Mariagrazia Morello (institut d'art de Saluzzo. Cuneo)

Coup d'œil sur quelques pays [1]

L'étude que nous proposons va permettre de prendre en compte quelques points importants concernant la création et l'organisation des bibliothèques scolaires ainsi que le statut et la formation des bibliothécaires scolaires dans les pays européens suivants : l'Espagne, la France, le Royaume-Uni, le Danemark, la Lituanie, l'Italie. Ce tableau comparatif permet de mettre en évidence, compte tenu de la diversité des conditions, l'importance de la norme, présupposé obligatoire pour garantir l'efficacité pédagogique et éducative des bibliothèques scolaires.

En effet c'est à partir d'une même conception de ce qu'ils doivent être que peuvent se développer dotation, qualité de services et professionnalisme du personnel travaillant en bibliothèques scolaires. Ces bibliothèques scolaires sont "les lieux spécifiques des apprentissages", selon les Directives de l'IFLA, facteurs des innovations inhérentes à l'école du troisième millénaire telle qu'elle apparaît dans les textes européens les plus récents sur l'éducation (voir : la synthèse de la Commission des Sages concernant la nouvelle organisation de l'école italienne de 1997 à 1998, ainsi que le Livre Blanc de la Commission européenne, sur l'éducation et la formation, Enseigner et apprendre. Vers une société de la connaissance, 1996).

Développer les bibliothèques scolaires entraîne incontestablement des coûts élevés, sur le plan des engagements (du législateur, du personnel de direction, du personnel enseignant, des élèves, des familles…) et également sur le plan budgétaire. Mais les effets positifs sont explicitement signalés dans le dernier Manifeste pour les bibliothèques scolaires de l'UNESCO (1999) qui affirme : "Il a été démontré que lorsque les bibliothécaires et les enseignants travaillent en collaboration, les élèves font des progrès en écriture et en lecture, savent mieux apprendre, résolvent mieux différents problèmes et acquièrent une expérience des techniques de l'information et de la communication".

Les évaluations effectuées il y a plus de dix ans par Carolyn Markuson, chercheur américaine qui a travaillé longtemps en Europe sur les bibliothèques scolaires, expriment des conclusions analogues : " Il existe un rapport entre le budget des bibliothèques multimédias et la réussite des élèves, et l'école est tenue de recruter les personnels des bibliothèques scolaires au niveau le plus élevé possible" [2].

L'Espagne

Malgré les dispositions récentes (1994) relatives à la réorganisation des cycles promulguées par le Ministère de l'Éducation Nationale dans le cadre du plan de réforme progressif de l'enseignement (1991-97), il n'y a pas encore en Espagne un texte reconnaissant l'existence des bibliothèques et des bibliothécaires scolaires.

L'existence des bibliothèques scolaires, et le rôle éducatif des bibliothécaires scolaires, que de toute façon nous rencontrons dans ce pays, découlent donc des capacités d'organisation et de l'esprit d'initiative du personnel de direction et des enseignants de chaque établissement scolaire et par conséquent changent selon la localité. [3] .

Par exemple, en Catalogne, [4] aux Canaries, en Galice, grâce à quelques enseignants et à quelques bibliothécaires des bibliothèques publiques, des projets pour la création de bibliothèques scolaires et impliquant souvent les administrations locales ont été mis en place.

En général, là où les bibliothèques scolaires ont été crées, nous remarquons des différences relatives à l'acquisition, au catalogage, au développement des équipements et de l'informatisation.

Parfois la forme la plus simple de gestion documentaire fait encore défaut, et dans beaucoup d'endroits les activités menées par les bibliothèques se limitent aux prêts d'ouvrages de littérature de jeunesse : de cette façon la spécificité des bibliothèques scolaires est ignorée et elle double tout simplement les services offerts par les bibliothèques publiques. A défaut de vrais bibliothécaires scolaires, des enseignants bénévoles se relayent. Des enseignants parvenant à bénéficier de 4 à 5 heures hebdomadaires d'activité pour compléter leur emploi du temps sont souvent aidés par des parents bénévoles. Ici, comme en Italie, les enseignants déchargés de leur fonction d'enseignement pour raisons médicales peuvent être détachés auprès des bibliothèques.

Cependant une certaine volonté à prendre en compte le problème des bibliothèques scolaires se dégage d'une initiative ministérielle de 1995. Cette initiative, intitulée Programa de Bibliotecas escolares de la Direcciòn General de Renovaciòn Pedagogica del Ministerio de Educaciòn y ciencia, a institué un projet visant non seulement à la création des bibliothèques scolaires, mais aussi à la formation des bibliothécaires scolaires sur les territoires des communautés autonomes de Madrid, d'Aragon, de Castille-La Manche et de Castille-Léon. Cette formation pose notamment un problème épineux, puisque en Espagne la formation des bibliothécaires de bibliothèques publiques est toute récente et les cours dispensés dans les écoles de l'enseignement para-universitaire ont débutés dans les années quatre-vingt et ne prévoient pas l'enseignement de la littérature de jeunesse ou de la spécificité des bibliothèques.

Barcelone, qui dès 1925 a fondé la Escola d Biblioteconomia i Documentaciò (celle-ci faisant, de plein droit, partie intégrante de l'Université de la ville), propose un cours annuel intitulé "Libros y bibliotecas para niños" et un cours de 30 heures intitulé "Formaciòn de usuarios" (Formation des usagers) ayant pour objet les bibliothèques pour enfants et scolaires et qui est dispensé par Monica Baro, professeur de Bibliothéconomie à la même université.

Exemples

1. La bibliothèque de l'école primaire "Eura" (Bruyère) de Barcelone. Cette école autrefois privée, maintenant publique, reçoit des enfants âgés de 5 à 12 ans. Je l'ai visitée l'été 1997. Un enseignant rétribué 5 heures par jour par les parents est présent du lundi au vendredi. Le fonds de 8910 livres (pour 270 élèves ) a été créé en majorité lorsque l'école était encore privée et il s'est enrichi par une contribution annuelle des parents (moyenne et grande bourgeoisie) s'élevant à 50000 pesetas. Parfois le gouvernement autonome offre des sommes comprises entre 25000 et 50000 pesetas. Les choix et le catalogage des livres s'effectuent avec l'aide de l'organisation L'Amic de paper (L'Ami du papier) rassemblant des spécialistes de littérature de jeunesse et de bibliothéconomie, coordonnés par Monica Baro.

2. La bibliothèque de l'établissement scolaire "Ferran Tallara" de Barcelone. Cet établissement comprend la ESO (Enseñanza secondaria obligatoria, des enfants âgés de 12 à 16 ans), les classes de baccalauréat (de 16 à 18 ans) avec option en sciences humaines et sociales, en biologie et en sciences de la santé, en technologie, et un cours du soir de formation professionnelle avec une filière tourisme - de 18 à 30 ans. La bibliothécaire Maria Anglada, titulaire d'une licence en pédagogie et spécialisée en langue française et anglaise, professeur de langues pendant 25 ans et en même temps bibliothécaire pour compléter son emploi du temps, a été autorisée il y a quatre ans à être bibliothécaire à plein temps. Elle s'est formée toute seule à l'aide de livres de bibliothéconomies, pour occuper ce poste. Elle est aidée par un professeur d'arts plastiques qui a cessé d'enseigner à cause de troubles auditifs. La bibliothèque est multimédia (6 ordinateurs équipés de lecteurs de CD pour l'apprentissage des langues, trois téléviseurs équipés d'une antenne parabolique, des cassettes audio et vidéo qui ne sont pas inventoriées, une connexion à Internet que les élèves n'utilisent qu'en présence de leur professeur). La bibliothèque est dotée de 10000 livres environ (qui ne sont pas inventoriés par manque de temps : ce chiffre est donc incertain) - dont 7000 en prêts et en consultation sur place - classés en CDU et signalés d'une étiquette de couleur selon le degré de difficulté (blanche = édition intégrale ; jaune = édition abrégée) et d'étiquettes de formes différentes pour les langues (rondes = anglais ; carrées = français ; étoile = allemand). De plus, les livres de fiction sont signalés d'une étiquette rouge pour ceux en langue catalane et noire pour ceux en langue castillane. La bibliothèque est ouverte aux usagers (420 élèves et 41 enseignants) de 11 heures à 18 h 45 (fin des cours du soir ) du lundi au jeudi ; le vendredi elle ferme à 14 h 30. Les crédits annuels affectés à l'enrichissement de la bibliothèque s'élèvent à la somme exceptionnelle de 1050000 pesetas (entre 500 et 1000 acquisitions nouvelles). La bibliothèque s'inscrit tout à fait dans le cadre pédagogique ; elle possède 32 places assises pour une salle de 50 m2, avec environ 35 m de fiction et 29 m d'ouvrages de vulgarisation, d'essais, d'encyclopédies, de revues pédagogiques. L'informatisation est bloquée, parce que le logiciel en usage (ABSIS pour Windows) propose une analyse trop pointue. Le fichier informatique, comme le fichier papier n'est pas mis à jour (la bibliothécaire joue le rôle de "fichier vivant"). Le gouvernement autonome envisage la mise en réseau des bibliothèques scolaires.

Un parcours de formation a démarré à la Faculté des Sciences de l'Éducation, mais, s'il prévoit la création de cours de littérature de jeunesse il n'aborde pas les spécificités des bibliothèques.

En tout cas, ceux qui assurent la fonction de bibliothécaires scolaires ont parfois obtenu une formation spécifique (sur le rôle des bibliothèques dans l'enseignement, sur le traitement du document…) grâce à des cours d'une durée de 30 à 60 heures mis en place par des Associations professionnelles des bibliothécaires ou par des Associations des Maîtres.

Conscients de l'urgence avec laquelle il faut faire face au problème des bibliothèques et des bibliothécaires dans l'enseignement, un Colloque Encuentro nacional sobre bibliotecas escolares s'est tenu à Madrid les 13-14-15 mars 1997. En conclusion de ce colloque un document a été élaboré dans lequel est soulignée la valeur éducative des bibliothèques scolaires pour la formation de l'individu et dans lequel le Ministère compétent réclame l'élaboration d'une réglementation appropriée qui observe les recommandations internationales, règle les espaces, la dotation, l'emploi du temps, l'intégration des bibliothèques scolaires dans le Système Bibliothécaire espagnol et, enfin, établit le rôle - et aussi la formation - des bibliothécaires scolaires comme celui d'un enseignant ayant une formation en bibliothéconomie [5] .

La France

La situation française, qui est le fruit d'expériences et d'un débat pédagogique engagé il y a plus de trente ans, offre deux types de bibliothèques scolaires. En effet dans l'enseignement primaire nous trouvons les Bibliothèques Centres de Documentation (BCD), et dans l'enseignement secondaire (les collèges et les lycées) les Centres de Documentation et d'Information (CDI).

Les BCD ont été créées fin 1972 après une réflexion de plus de dix ans menée par l'école et les bibliothèques publiques. Effectivement au début des années soixante une impulsion a été donnée en faveur d'un engagement pédagogique et d'une éducation à la lecture soutenus par les bibliothèques publiques dans les établissements scolaires. Celle-ci était possible grâce à un renouvellement de la pédagogie - mieux perçu à cette époque-là dans l'enseignement primaire (grâce à la diffusion des méthodes actives et en particulier de la méthode Freinet) - et grâce à la diffusion simultanée du Secteur jeunesse dans les bibliothèques publiques apparu dans le sillage de l'Heure Joyeuse à Paris (un centre créé par un groupe de femmes américaines dans l'immédiat après-guerre) et sous l'influence de l'association des bibliothécaires français de la Joie par les livres.

C'est à l'initiative des bibliothécaires des bibliothèques publiques que les expériences étrangères de création des Bibliothèques scolaires (surtout aux États-Unis et au Québec) ont été connues et que les premières bibliothèques se sont créées dans les écoles primaires. La première en titre (1972) a été créée dans le Var, puis en Bretagne, ensuite dans d'autres villes comme Rouen, Poitiers, Auxerre etc. (Note 6).

Mais, malgré l'engagement au cours des années soixante-dix d'experts comme Jean Foucambert, à l'époque Responsable du groupe de travail "Pour une nouvelle école primaire", de Geneviève Patte, bibliothécaire fondatrice de la Joie par les livres, de Jean Hassenforder, membre du mouvement novateur des bibliothécaires, les BCD n'ont remporté qu'une audience limitée dans les pratiques scolaires (Note 7). Et il ne semble pas qu'il ait été donné suite au plan de développement des BCD dans l'enseignement primaire élaboré au début de l'année scolaire 1984-85 à l'initiative du Ministère de l'Éducation et de la Culture (Note 8) .

Au bout de dix ans environ, un nouveau plan de développement des BCD a été lancé. Il préconisait leur intégration dans les pratiques pédagogiques relatives aux différents champs disciplinaires et concernant avant tout l'enseignement de la lecture et de l'écriture. Au-delà des investissements financiers et des ressources humaines induits par le plan, il est évident que le problème essentiel pour le bon fonctionnement des BCD est qu'il n'existe pas de personnel formé spécifiquement dans ce but. Comme dans les BCD il n'y a pas de véritable bibliothécaires scolaires, là aussi ce sont des enseignants ou des parents qui assurent cette fonction bénévolement.

Exemple
  • A la bibliothèque de l'école primaire " Jean Moulin " de Grand Quevilly, que j'ai visitée au printemps 1997, deux mères étaient occupées à classer des fiches, tandis qu'une troisième montrait à un groupe d'élèves comment se servir des livres de la bibliothèque pour faire des recherches.

La situation des CDI dans les collèges et les lycées se présente différemment. Les CDI ont été eux aussi créés dans les années soixante pour renouveler les méthodes d'enseignement dans l'enseignement secondaire. Le "modèle" a été inauguré au lycée Janson de Sailly à Paris, en 1958, et baptisé Centre local de documentation pédagogique à l'usage des enseignants "novateurs" (Note 9) . Les CDI ont opté tout de suite l'utilisation de la bibliothéconomie des bibliothèques publiques, en adoptant le modèle de l'Heure Joyeuse, caractérisé par "un classement Dewey, accès directs, prêts" (Note 10) . Les CDI (d'abord appelés Services de Documentation - SD -, ensuite Services de Documentation et d'Information - SDI - et finalement dans les années soixante-dix, Centre de Documentation et d'Information - CDI) confirment progressivement leur rôle de Centre dans l'établissement scolaire (même d'un point de vue géographique) pour la lecture et la recherche documentaire, "lieu de culture, de création, de production, lieu de tous les apprentissages" (Note 11) .

A partir des années soixante-dix, des volontaires de l'Éducation Nationale, prêt à exercer cette nouvelle charge, ont été recrutés dans le but de gérer les CDI. Des enseignants du primaire et du secondaire, avec ou sans diplôme, des titulaires ou des auxiliaires, ont travaillé dans ces CDI en instaurant une hétérogénéité au sein d'un métier qui restait encore à définir. Ces "pionniers" ont d'abord été appelés bibliothécaires et documentalistes, puis bibliothécaires-documentalistes, ensuite documentalistes-bibliothécaires et finalement documentalistes. L'évolution de ces appellations révèle de façon significative "le flou statutaire et l'importance croissante de la fonction documentaire par rapport à la fonction culturelle des bibliothèques" (Note 12) .

A partir du 1989 le statut, l'itinéraire de formation et les modalités de recrutement des documentalistes se sont profondément transformés avec la création d'un CAPES (Certificat d' Aptitude au Professorat de l'Enseignement du Second degré) de Documentation, qui a attribué à cette fonction le statut d'enseignant comme à leurs collègues des disciplines traditionnelles dans l'enseignement primaire et secondaire.

Le lieu de la formation scientifique, didactique et pédagogique des "prof. doc." (professeurs documentalistes) est l'IUFM - Institut Universitaire de la Formation des Maîtres - créé en 1989 (Note 13) . L'accès est autorisé aux étudiants possédant le baccalauréat plus trois années d'études (ou d'une licence).

Le cursus de formation dans les IUFM dure deux ans et prépare à un concours national organisé dans chaque Académie (Note 14) . La première année, les cours dispensés à l'IUFM concernent la préparation des épreuves professionnelles : bibliothéconomie, management, documentation, sciences de l'information, littérature de jeunesse, connaissance du système éducatif, psychologie de l'adolescent, théorie des apprentissages, pédagogie et méthodologie. l'Université assure les enseignements disciplinaires : Lettres modernes, histoire, géographie, anglais etc., l'un d'eux faisant l'objet d'une épreuve (optionnelle) au concours. A la fin de la première année le candidat admis au concours effectue un an de stage (rétribué) dans un CDI. A la fin de l'année de stage il est à nouveau évalué. A la suite de cette évaluation soit il est admis, soit il a la possibilité de refaire une année de stage, soit il est définitivement recalé. Si le candidat obtient sa "titularisation", il obtient en même temps un poste dans un CDI de collège ou de lycée, et il commence à exercer sa fonction de "professeur documentaliste" soit 36 heures hebdomadaires (un emploi du temps double par rapport à celui de ses collègues enseignants).

Les documentalistes des CDI sont donc des professionnels de la documentation et de l'information, ils enseignent les règles d'utilisation de la bibliothèque, pour une exploitation judicieuse des documents liés aux apprentissages de la recherche documentaire. Leur spécificité représente une formule tout à fait originale dans le cadre des systèmes scolaires européens, bien que leur double rôle soit mis à l'épreuve par l'arrivée des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Celles-ci impliquent l'élaboration de modalités pédagogiques nouvelles pour accéder à la maîtrise des savoirs, les documentalistes doivent donc prouver leur capacité d'adaptation pour atteindre les buts pédagogiques et formateurs fixés par l'école.

Le Royaume-Uni

Dans ce pays il n'y a pas de dispositions, d'orientations ou de directives envisageant des normes pour les bibliothèques scolaires ou proposant des critères d'évaluation en ce qui concerne les dotations, le personnel, les types de services : pourtant les situations sont très différentes selon les établissements scolaires (Note 15) .

Même si l'introduction d'un Cursus National - équivalent à l'école obligatoire pour les 5-16 ans - en donnant des indications sur les matières à enseigner rompt avec la tradition du système scolaire britannique en accordant davantage d'importance au rôle des bibliothèques scolaires dans le processus d'enseignement apprentissage, ce document ne donne pas d'indications explicites pour qualifier et homogénéiser les services et les personnels. Pourtant nous observons des situations où les bibliothèques scolaires assument leur rôle de référent de la pédagogie et de la lecture, et des situations où l'école emprunte les services du Secteur jeunesse des bibliothèques publiques les plus proches, qui au Royaume-Uni est toujours bien géré.

Exemples

1. A Londres, la bibliothèque du collège de filles Élisabeth Garrett Anderson (12-16 ans) que j'ai visité au début 1997, est installée dans un quartier populaire ("Angel") caractérisé par une immigration importante (en particulier de l'Inde et du Bangladesh). Elle se répartit sur deux grandes salles, équipées de rayonnages en bois et d'affiches décoratives aux couleurs vives, et dispose d'une trentaine de places assises. La dotation est multimédia : outre un fonds convenable à usage scolaire et à la lecture, il y a 6 ordinateurs équipés de lecteurs de cédérom, littéralement assaillis pendant la pause du déjeuner par des fillettes en uniformes gris et bordeaux, souvent complétés d'un tchador, pour l'utilisation des hypertextes en anglais ou en français, dans le but de maîtriser la nouvelle langue ou de réviser les lieux et leur langue d'origine. La bibliothèque est gérée par une bibliothécaire professionnelle récemment mutée de la bibliothèque publique à l'école. En raison du taux très élevé de sa population scolaire immigrée, cet établissement a été choisi, à partir de l'année scolaire 1995-96, pour la réalisation d'un plan en faveur de la lecture.

 2. La Children's Library présente un cadre différent. Située dans une aile très confortable de la Barbican Lybrary du Barbican Centre de Londres, elle exerce des fonctions d'assistance auprès de l'école primaire du quartier, tant par des prêts de livres, que par la préparation à des activités telles que : visites guidées de la bibliothèque, présentation des nouveautés de librairie, et surtout des rencontres avec les auteurs.

En ce qui concerne le personnel il y a là aussi une disparité des rôles qui laisse entrevoir des différences dans la mise en valeur de la fonction des bibliothèques scolaires comme centres de ressources des apprentissages et la promotion du plaisir de la lecture.

En effet la fonction de bibliothécaire scolaire peut être assurée par du personnel professionnel (surtout dans l'enseignement secondaire) ou par des enseignants rémunérés en heures supplémentaires, ou par du personnel administratif d'appoint, ou par des parents et des élèves bénévoles.

Malgré tout, c'est surtout dans l'enseignement secondaire (11-16 ans) que les bibliothèques scolaires ont davantage la possibilité d'exercer leur rôle de learning resource centre, en adéquation avec le cursus scolaire.

Même au Royaume-Uni, où la bibliothèque scolaire jouit pourtant d'une attention traditionnelle - comme le prouve, par exemple, la création des Schools Library Services qui offrent "un appui et une expérience professionnelle, des outils complémentaires et des services centralisés" (Note 16) - on constate une opposition, commune à d'autres pays d'Europe, entre les bibliothèques "défavorisées" de l'enseignement primaire et les bibliothèques "favorisées" de l'enseignement secondaire.

Le Danemark

Dans le cadre de l'instruction obligatoire - la Folkeskole, de 7 à 16 ans (Note 17)  - les bibliothèques scolaires, ou plutôt les Centres de Service Pédagogique, comme le spécifie la loi de 1993, ont le très grand rôle "d'appuyer et de renforcer le développement pédagogique et l'enseignement quotidien"  (Note 18) .

C'est dans ce but que les Centres de Service Pédagogique mettent à disposition des élèves et des enseignants des livres et des outils multimédias pour les travaux d'étude et de recherche, mais aussi des romans pour les loisirs.

Les élèves sont toutefois des usagers déjà "expérimentés" des bibliothèques scolaires et des bibliothèques publiques dès l'école maternelle.

Les Centres de Service Pédagogique pourvoient aux besoins d'information et au plaisir de la lecture de la population scolaire pendant toute la durée de l'enseignement obligatoire, alors que ce sont les bibliothèques publiques qui assument le rôle de référent pour les élèves du Gymnasium ou ceux des enseignements techniques ou professionnels de l'école secondaire non obligatoire. L'informatisation, en général adoptée par les Centres de Service Pédagogique, aide aux opérations de catalogage comme au choix de la dotation pour toutes les bibliothèques scolaires, puisque, au Danemark, le Centre national des Bibliothèques (Dansk Bibliotheks Center - DBC) s'occupe non seulement du catalogage de toutes les bibliothèques danoises, aussi bien publiques que scolaires, mais prête aussi des disquettes avec listes bibliographiques, résumés et tout ce qui peut être utile aux enseignants-bibliothécaires scolaires pour la mise à jour des fonds de livres et des documents multimédias (Note 19) .

En ce qui concerne le personnel des Centres de Service Pédagogique, celui-ci de par la loi (Note 20) fait partie intégrante du personnel enseignant de l'établissement scolaire. Les enseignants qui choisissent aussi de travailler à la bibliothèque partagent leur emploi du temps entre la classe et la bibliothèque. Les enseignants-bibliothécaires reçoivent une formation de 288 heures délivrée par l'Institut Supérieur d'Études Pédagogiques (Danmark Loererhøjskole). Cela leur permet d'acquérir des compétences non seulement en bibliothéconomie et en gestion des bibliothèques, mais aussi en littérature de jeunesse, aux différents outils de l'information à usage pédagogique, aux projets et au développement d'activités pluridisciplinaires et de groupe (Note 21) .

La Lituanie

Ce pays, "centre géographique du continent européen" d'après l'Institut national de géographie de France, indépendant depuis 1990, s'est engagé à favoriser le développement du secteur socio-économico-culturel, et révèle son désir d'ouverture et de rencontre face aux sollicitations qui viennent d'autres pays d'Europe (Note 22) . Son système scolaire de tradition plusieurs fois centenaire, prévoit l'instruction obligatoire des 7-16 ans (souhaité même à partir de 6 ans), suivie de deux années d'enseignement secondaire (avec deux orientations scientifiques et une orientation humaniste où on apprend le latin) permettant, à ceux qui le souhaitent, d'accéder à l'Université après avoir satisfait à un examen d'admission. En général tous les niveaux scolaires sont regroupés au sein d'un même établissement équipé d'une bibliothèque scolaire utilisé autant pour l'activité pédagogique que pour la lecture récréative.

En cette période de transition, le personnel préposé aux bibliothèques peut être constitué d'enseignants bibliothécaires, c'est-à-dire d'enseignants perdant leur poste et qui trouvent une place dans une bibliothèque, ou, et cela arrive de plus en plus fréquemment, de bibliothécaires formés par la Faculté de Communication, orientation Bibliographie et Bibliothéconomie. Les bibliothécaires scolaires ont un emploi du temps de six heures par jour, du lundi au vendredi, et le recrutement se fait "à l'anglaise" : en répondant à des annonces passées par les écoles dans la presse quotidienne.

Exemple
  • Dans l'établissement scolaire que j'ai visité à l'automne 1997 - depuis peu dénommée École Radvilu, du nom d'un riche propriétaire foncier appartenant à une des plus ancienne famille lithuanienne, alors que pendant l'époque soviétique elle était appelée d'un numéro, le 50 -, la bibliothèque est installée dans un bâtiment qui n'héberge que l'école secondaire du premier et du deuxième degré (10-16 ans et 16-18 ans). L'école primaire est située un peu plus loin mais utilise les services de la même bibliothèque. Au total les deux écoles hébergent 42 classes, comprenant plus de 900 élèves et 80 enseignants. L'école est soumise à un double horaire de service (8 h 30-12 h 45 ; 14 h-19 h) ; elle est équipée d'une cantine gratuite pour les enfants défavorisés ou appartenant à des familles de trois enfants ou plus. Le fonds de la bibliothèque atteint 50000 volumes, dont 27000 pour la fiction et 22000 pour les essais, manuels scolaires, dictionnaires, livres pour les enseignants, selon la moyenne considérable de 50 volumes par usager. Il n'y a pas de budget spécifique destiné à l'enrichissement de la dotation pourvue par le Ministère. L'horaire d'ouverture, 10 h-16 h, permet de couvrir le double horaire du service scolaire. La bibliothécaire, Veronika Paskeviciene, est une ex professeure de russe de l'époque soviétique ayant perdu son poste et qui exerce cette fonction à l'école Radvilu depuis 4 ans. En cas de besoin, en dehors de son horaire de bibliothèque, elle peut enseigner le russe, comme cela lui est déjà arrivé, en touchant un complément de rémunération. Pour la formation des enseignants-bibliothécaires il n'y a pas d'initiatives spécifiques. Madame Paskeviciene possède quelques compétences en gestion bibliothécaire, parce que, sa licence obtenue, elle avait eu l'opportunité de travailler quelques temps auprès de la Bibliothèque de la République. Le fonds de la bibliothèque scolaire est indexé par auteur et par sujet (l'ISBD n'est pas utilisé) et classé suivant des pratiques subjectives, sans l'appui de l'informatisation. La bibliothécaire range les livres sur les rayons, les répartissant par sujet. Au dos des volumes il n'y a pas d'étiquettes avec les côtes : ceci est une pratique habituelle à la Bibliothèque publique, dont les livres, pourtant, indique le classement (CDU) à la troisième page de la couverture. Les espaces de la bibliothèque scolaire sont tous occupés par des rayonnages ouverts : les ouvrages pour la recherche et la lecture ne sont pas consultables sur place, mais sont prêtés aux classes et à tous ceux qui les réclament

Il n'y a ni échanges ni collaboration entre les différentes bibliothèques et bibliothécaires scolaires, (Note 23) ni entre ces derniers et les bibliothèques et bibliothécaires publiques, même s'il paraît qu'il va bientôt se créer une Association des bibliothécaires.

L' Italie

On connaît la grande diversité de la situation italienne : la réalité des bibliothécaires scolaires présente des points remarquables d'inefficacités et de négligences, même quand il s'agit de fonds d'une valeur considérable, découvert lors de recherches plus au moins récentes, (Note 24) et des points remarquables d'efficacité en bibliothéconomie et en pédagogie (Note 25) .

Nous souhaitons faire remarquer ici qu'une certaine efficacité caractérise, plus souvent qu'on ne croit, nos bibliothèques scolaires, grâce à la mise en valeur pédagogique attribuée aux inspecteurs, aux dirigeants scolaires et aux enseignants qui rendent possible ce que la législation, fragmentaire, nulle et/ou inapplicable, rend difficile à concrétiser.

Nous souhaitons rappeler ici deux exemples spécifiques de modalités législatives en faveur de la création, l'organisation et la gestion des bibliothèques scolaires qui concernent deux réalités administratives autonomes : celle de la Province de Bolzano et celle de la Région Sicile (Note 26) .

La Province autonome de Bolzano s'est pourvue depuis des années d'une loi, la loi n. 17 du 7 juillet 1990, en vertu de laquelle sont favorisées et développées en territoire tyrolien les bibliothèques scolaires "qui permettent de concourir à la mise en place d'activités pédagogiques et de processus d'éducation et de formation de la personne" (art. 1). La loi envisage l'existence de trois types de bibliothèques : les bibliothèques scolaires, les bibliothèques interscolaires - communes à plusieurs établissements scolaires de même degré scolaire comme de degrés scolaires différents appartenant au même groupe linguistique - et les bibliothèques des grandes groupes scolaires, regroupant des "circoli didattici" (écoles maternelles et primaire) ou les "instituts supérieurs" (lycées), possédant au moins 20 classes.

La Province affecte des subventions aux établissements scolaires soit pour enrichir des dotations - le fonds minimum doit être de dix ouvrages par élève et par enseignant (proche des normes conseillées par Carroll dans les Directives de l'IFLA de 1990) et doit comprendre des ouvrages de référence, d'approfondissement, d'intégration liées à chaque discipline étudiée, des romans, des collections d'ouvrages de pédagogie, des revues, des documents audiovisuels (Note 27) - soit pour rétribuer le personnel de la bibliothèque.

La solution choisie par la Province de Bolzano pour la gestion des bibliothèques scolaires est intéressante. Le responsable est toujours un enseignant, qui, en plus de son emploi du temps dans l'enseignement, s'occupe des activités de gestion et de formation culturelles ordinaires de la bibliothèque. Il a été élu par le "Collegio docenti" (l'assemblé des enseignants) et a suivi une formation en bibliothéconomie par des cours organisés par la Province (Note 28) . Le reste du personnel des bibliothèques est constitué par un bibliothécaire professionnel - un employé de 6ème niveau titulaire d'un diplôme de fin d'études secondaires et qui a réussi à un concours spécifique faisant suite à une formation effectuée par un cours provincial d'une durée de trois semaines - et par un assistant - employés de 4ème niveau. Il est important de noter l'efficacité de la collaboration qui s'établit au sein des équipes des bibliothèques, dont les activités, prévues au début de chaque année scolaire, se décident en Conseil de bibliothèque. Celui-ci est composé du directeur scolaire (ou des directeurs scolaires dans le cas des bibliothèques interscolaires), de l'enseignant responsable de la bibliothèque, du bibliothécaire professionnel, de l'assistant, et de deux enseignants élus par le "Collegio docenti" (Note 29) . La législation provinciale tyrolienne prévoit en outre, que les bibliothèques scolaires s'intègrent dans le réseau des bibliothèques du territoire, et se partagent le classement, le catalogage et la gestion des ouvrages et des documents audiovisuels (Note 30) .

La deuxième modalité de création et de gestion des bibliothèques scolaires, que l'on souhaite citer ici, est celle qui découle de la loi n. 66 du 16 août 1975 de la Région Sicile. Celle-ci envisage l'affectation de sommes budgétaires aux bibliothèques remplissant les conditions requises "d'ouverture au public" et qui proposent des projets de qualité. A Agrigente, c'est en vertu de cette loi que depuis plus de dix ans a été montée, à côté de l'École primaire G. Matteotti du "II Circolo didattico", une bibliothèque scolaire "ouverte au public". Cette bibliothèque, qui porte le même nom que l'école, a été crée en 1984 à la suite d'une délibération du "Consiglio di Circolo" et après approbation et soutien financier de son projet par la "Sovrintendenza ai Beni Librari" de la Sicile (un organisme préposé à la conservation et à la protection des livres).

La bibliothèque représente non seulement le lieu destiné aux activités d'animation, de lecture, d'étude et de recherche impliquant les enfants et les enseignants, mais aussi le référent culturel des parents et de la population du quartier entier .

Exemple
  • Le projet a été présenté à l'initiative de Salvatore Capodicasa, enseignant-bibliothécaire très actif de la bibliothèque de la rue Bac à Agrigente. Depuis lors d'autres projets ont été approuvés et financés par la "Sovrintendenza ai Beni Librari" sicilienne. Parmi tous les projets, un projet interculturel a suscité beaucoup d'intérêt, - ce projet a même permis le Colloque qui s'est tenu le 5 décembre 1995 : Tra Occidente e Oriente : il ruolo della biblioteca e della lettura nell'educazione interculturale (Entre Occident et Orient : le rôle des bibliothèques et de la lecture dans l'éducation interculturelle) -, en considération de l'importance de l'immigration dans ce quartier du centre historique où l'établissement scolaire et la bibliothèque ont leur siège .
  • La bibliothèque est très active dans l'établissement scolaire : le bibliothécaire développe des animations autour du livre et du soutien pédagogique, il met à jour le Secteur de la "Bibliothèque magistrale" (la bibliothèque des enseignants) et fait en sorte de satisfaire les intérêts de lecture des usagers habitant le quartier, pour la plupart les parents des élèves. Pendant la visite à la bibliothèque, effectuée au printemps 1997, j'ai vérifié le pôle central que la structure occupe par rapport à l'établissement scolaire et au quartier en ce qui concerne les échanges d'idées, l'élaboration des projets, la réalisation d'activités éducatives et culturelles (Note 31) .

[1] : Des références de ce travail se trouvent dans mon étude La biblioteca scolastica : centro di risorse per la formazione, in MOSCATI G. V. (sous la direction de), La biblioteca pubblica. Manuale a uso del bibliotecario, Milano, Unicopli, 2000, pp 353 - 389.
[2] : C. MARKUSON, Effective libraries in international schools, Petersfield, England, The European Council of International Schools, 1988.
[3] : Pour plus de précisions, voir M. BARO, La formazione dei bibliotecari scolastici in Spagna, in M. BOLLETTI, D. LOMBELLO SOFFIATO, L. MARQUARDT (sous la direction de), Senza confini : formazione e azione educativa del bibliotecario scolastico, Padova, CLEUP, 2000, pp 35 - 46.
[4] : Exclusivement pour ce qui concerne la situation en Catalogne, voir : M. BARO, Les biblioteques escolars : un sector desatès pero dinàmic, en Anuari Biblioteonomia, Documentaciò i Informaciò, Bibliocord 99, Barcelona, Collegi Oficial de Bibliotecaris - Documentalistes de Catalunya, 1999, pp 41-52.
[5] : Encuentro nacional sobre bibliotecas scolares. Conclusiones finales, Madrid, 13-14-15 mars 1997, dactylographié, p. 3.
[6] : Voir J. HASSENFORDER. BCD et CDI. La genèse, "InterCDI" 140 (1996), pp 59-61, et 141 (1996), pp 54-55.
[7 : Voir J. HASSENFORDER. BCD et CDI. La genèse, "InterCDI" 141 (1996), p. 54.
[8] : F. ARCHINTO BABLED, La Bibliothèque Centre Documentaire. Le biblioteche scolastiche in Francia alla ricerca di un nuovo modello, "Sfoglialibro", 4 (1993), pp 2-24.
[9] : F. MAGNIN, I Centri di Documentazione nel sistema scolastico francese. Formazione e funzioni del documentalista scolastico, in M. S. DAL POS, Il coordinatore dei servizi di biblioteca, Venezia, IRRSAE, 1993, p. 29 ; F. CHAPRON, Gli insegnanti documentalisti dei CDI in Francia, in M. BOLLETTI, D. LOMBELLO SOFFIATO, L. MARQUARDT (sous la direction de), Senzaonfini… , cit., pp 61-77.
[10] : J. HASSENFORDER, BCD et CDI. La genèse, "Intercdi", 140 (1996), p. 60.
[11] : Décret 15/V/1989, "Bulletin officiel", n° 30 du 31/ VIII / 1989, p. 1885.
[12] : F.CHAPRON, Gli insegnanti documentalisti dei CDI in Francia, cit., p. 62.
[13] : L'IUFM est en même temps un institut de formation universitaire et professionnelle formant tous les enseignants : de l'enseignement primaire (Cycle préparatoire - CP ; Professeur des écoles 1 - P. E. 1) et secondaire (Professeur des collèges et lycées - CAPES ; Professeur d'éducation physique et sportive - CAPEPS ; Professeur d'éducation technique - CAPET ; Professeur de lycée professionnel - CAPLP2 ; Conseiller principal d'éducation - CPE ; Professeur documentaliste - CAPESD).
Le cours est biennal, réparti entre une première année d'enseignement surtout théorique et une deuxième année pour les stagiaires.
[14] : Pour ce qui concerne l'organisation de l'Éducation Nationale, le territoire français est réparti en 30 circonscriptions (y compris la Guyane française) appelées Académies, chacune reliée à une Université. A son tour, chaque IUFM est relié à l'Université de l'Académie dont il fait partie intégrante.
[15] : A. TILKE, L'attività di formazione e il ruolo del bibliotecario e dello specialista dell'informazione nel Regno Unito, in M. BOLLETTI, D. LOMBELLO SOFFIATO, L. MARQUARDT (sous la direction de), Senzaconfini… , cit., pp 78-79.
[16] : A. TILKE, L'attività di formazione e il ruolo del bibliotecario e dello specialista dell'informazione nel Regno Unito, in M. BOLLETTI, D. LOMBELLO SOFFIATO, L. MARQUARDT (sous la direction de), Senzaconfini…
[17] : F. VANISCOTTE, L'Europa dell'educazione. Sistemi scolastici, istituzioni comunitarie e priorità formative in Europa, Brescia, La Scuola, 1994, p. 43. Un cours pré-universitaire sur trois ans (Gymnasium, instruction technique et professionnelle, de 16 à 19 ans) vient après la Folkeskole.
[18] : J. KRØGH, Il ruolo del bibliotecario scolastico in Danimarca e la sua formazione, in M. BOLLETTI, D. LOMBELLO FIATO, L. MARQUARDT (sous la direction de), Senzaconfini…, cit., pp 124-133.
[19] : J. KRØGH, Un laboratorio multimediale. L'evoluzione della biblioteca scolastica in Danimarca, " Sfoglialibro ", 10 (1995), numéro monografique concernant les Bibliothèques scolaires, pp. 26-27.
[19] : J. KRØGH, Un laboratorio multimediale. L'evoluzione della biblioteca scolastica in Danimarca, " Sfoglialibro ", 10 (1995), numéro monografique concernant les Bibliothèques scolaires, pp. 26-27.
[20] : J. KRØGH, il ruolo del bibliotecario scolastico in Danimarca e la sua formazione, cit., p. 130.
[21] : J. KRØGH, il ruolo del bibliotecario scolastico in Danimarca e la sua formazione, p. 130 et suivante.
[22] : C'est ce que j'ai pu constater au cours d'une visite à l'Université de Vilnius (à l'automne 1997), en discutant avec Madame le Professeur Birute Pociute, doyen de la Faculté de Philosophie, Psychologie, Sociologie et Activités sociales.
[23] : La capitale Vilnius comptait au moment de ma visite, par rapport à une population de 400000 habitants, environ soixante établissements scolaires.
[24] : Nous nous référons aux Recherches de Laeng du 1981 et à d'autres, faites plus récemment, dans des zones délimitées ou plus importantes du territoire italien. En particulier aux publications suivantes : A. BRAGA, E. ANZALDI, Le Biblioteche scolastiche delle Scuole Medie Superiori della Provincia di Novara, Assessorato all'Istruzione - Provincia di Novara, 1996 ; C. TRUCCO ZAGREBELSKY (sous la direction de ), Ripensare la biblioteca scolastica, Milano, Einaudi Scuola, 1999.
Nous nous référons aussi aux recherches confiées à la BDP de Florence par le MPI et faites en 1997 sous la coordination scientifique de Marisa Trigari. Voir : M. TRIGARI, Il Centro di Risorse Educative multimediali della Scuola(CREMS), in C. TRUCCO ZAGREBELSKY ( sous la direction de), Ripensare la biblioteca… , pp 108-136.
[25] : Comme il résulte d'expériences différentes réalisées, par exemple, à l'ITC "G. C. ABBA" de Brescia, dans le cadre du projet "Abbabourg", ou à l'ITC "spérimental " "P. Levi" de Bollate, dans la province de Milan, ou au Collège "Masaccio" de Florence, ou au Lycée "Cornaro" de Padoue, etc. Pour plus de précisions voir : L. AGNOLINI, D. AMIGHETTI, F. JANNACCI (sous la direction de), Biblioteca scolastica e didattice, Brescia, Amministrazione Provinciale, 1997 ; numéro monographique La bilioteca incompiuta : viaggio nel pianeta scuola, "Biblioteca oggi", n° 10, décembre 1995 ; numéro spécial concernant les bibliothèques scolaires de "Sfoglialibro", avril 1999 et avril 2000.
[26] : J'ai effectué ces visites avec M. Bolletti au printemps 1997, dans le cadre des recherches sur "la biblioteca scolastica : servizio, strumento e osservatorio per la promozione culturale della scuola", recherches confiées par le MPI à la BDP de Florence et coordonnées par M. Trigari.
[27] : Selon les prescriptions du décret du Président du Conseil Provincial de Bolzano : art. 1-c- du 1er avril 1992, n° 15, en exécution la L. P. 7 / VIII / 1990. Le règlement spécifie que le fonds minimum doit encore être possédé par les bibliothèques scolaires cinq ans après la date d'effet du décret, ou "de la fondation de l'établissement scolaire" (art. 3).
[28] : Pour des mises au point plus analytiques, voir : M. FRITZ, L'organizzazione delle biblioteche scolastiche in Alto Adige, in D. LOMBELLO SOFFIATO (sous la direction de), I capelli di Sansone, in M. BOLLETTI, D. LOMBELLO SOFFIATO, L. MARQUARDT (sous la direction de), Senzaconfini… , pp 374-382.
[29] : Cette efficacité de collaboration au sein des équipes engagées dans les bibliothèques a été vérifiée pendant une visite à la Bibliothèque interscolaire ITF "M. Curie" - Lycée Scientifique "A. Einstein" de Merano, et à la Bibliothèque interscolaire des écoles primaires "Stolz", "Chini" et "Pestalozzi" et aux collèges "Egger-Lienz" et "Schweitzer" de Bolzano, et à la Bibliothèque de l'école primaire de Laives, visite effectuée au printemps 1997 dans le cadre des recherches de la BDP et coordonnées par M. Trigari.
[30] : Cf. Décret du Président du Conseil Provincial de Bolzano du 1 / IV / 1992, art. 2-b.
[31] : Pour plus d'informations, voir : S. CAPODICASA, Una biblioteca al servizio della scuola e del quartiere, "Sfoglialibro", 3-4 (1991), p. 59 ; les journaux illustrés de la Bibliothèque " Incontralibro-Esperienze e proposte di lettura".

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