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Service Développement Educatif et Culturel de l'INA : Sophie Bachmann

Par Anne Francou,
Savoirscdi [novembre 2009]

Mots clés : INA (Institut national de l'audiovisuel)

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ina.fr

Institut National de l'Audiovisuel [INA]
Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreService Développement Educatif et Culturel [SDEC]
Centre Pierre Sabbagh
83-85 rue de Patay
75013 PARIS

Site de l'INA : http://www.ina.fr/

Jalons pour l"histoire du temps présent : http://www.ina.fr/fresques/jalons/Html/PrincipaleAccueil.php

Bonjour Mme Bachmann. Quel est votre rôle au sein du SDEC ?

Sophie BACHMANN : Je suis chargée du développement éducatif au sein du Service Développement Educatif et Culturel. Notre service a en charge les relations avec le secteur institutionnel : les collectivités territoriales, les ministères, les associations, les musées, les expositions, etc. En ce qui me concerne, je m'occupe des relations avec la communauté éducative au sens large. Je suis chargée à la fois de répondre aux demandes des différents acteurs de la communauté éducative en matière d’archives et de contribuer avec d’autres directions de l’Ina à la constitution d’une offre propre à l’Ina.

Les locaux de l'Ina sont  implantés sur plusieurs sites ?

Sophie BACHMANN : Oui. Le siège social est situé à Bry-sur-Marne. En 1992, le législateur a confié à l’Ina la mission de dépôt légal pour les radios et les télévisions publiques et privées. Ce matériel est enregistré et stocké à Bry-sur-Marne. L'Inathèque est située au sein de la Bibliothèque Nationale de France pour la consultation  publique. Y sont admises après accréditation les personnes qui ont un projet de recherche, qu'il s'agisse d' étudiants  en master,  ou d' enseignants qui ont  un projet de recherche. Nous avons des magasins à Saint Rémy l’Honoré dans l’ouest parisien. La plupart des services de la phonothèque sont dans l’immeuble Mangin à côté de la Maison de Radio-France. Nous avons également six délégations en province qui sont chargées d’administrer notamment les fonds régionaux.
Ici, rue de Patay, se situent le front-office de la Direction Marketing Ventes qui regroupe les collègues chargés de commercialiser nos archives auprès des professionnels de l’audiovisuel, notre service, ainsi que des services de restauration d’archives de la phonothèque, des salles de réunions, etc.

Quelles sont les relations qu'entretient le SDEC avec l’Education Nationale ?

Sophie BACHMANN : le rôle de l’Ina est de conserver et de valoriser les archives de la radio et de la télévision. Dans ce cadre, nous répondons aux demandes des professionnels de l’éducation et nous construisons des offres en liaison ou pas avec le Ministère de l’Education Nationale.
Nous sommes un point d’entrée pour le CNDP et le CNED qui ont besoin d’acquérir des émissions ou des extraits d’émissions pour leurs propres offres;  par exemple, pour un DVD que va éditer le CNDP ou pour négocier des droits pour Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrelesite.tv. En ce qui concerne les relations directes avec le Ministère, c'est principalement avec la Sous-direction des technologies et le bureau des ressources éducatives que nous travaillons. Nous avons produit avec son concours, le siteOuvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtre Jalons pour l’histoire du temps présent qui est notre site de référence pour l’éducation.

Comment est né ce projet ?

Sophie BACHMANN : c’est un projet qui a démarré en 2002 dans le cadre de l' Espace Numérique des Savoirs. Depuis, le site a connu un développement croissant, à la fois dans le perfectionnement de ses fonctionnalités et par le nombre et la diversité des documents mis à disposition. La dernière mise à jour a eu lieu en novembre 2009.
Avant Jalons pour l’histoire du temps présent on avait beaucoup de demandes individuelles, que ce soit pour le Concours National de la Résistance et de la Déportation, pour les TPE, etc. On ne pouvait pas y répondre parce que la cession d’archives coûte extrêmement cher. L'idée a germé de construire un site qui mette à disposition du plus grand nombre ce type de documents.
Le principe de Jalons pour l’histoire du temps présent était de donner la possibilité aux enseignants et à leurs élèves d'accéder à des documents sources de l’histoire du monde contemporain.  L’objectif était de sélectionner au sein de nos archives un millier de documents non seulement pour illustrer les grands événements qui ont marqué le 20e siècle et le début du 21e siècle mais aussi pour permettre aux enseignants de travailler sur de nouvelles sources pour l’histoire du monde contemporain et dans une optique critique. On en est actuellement  à 1 270 documents en ligne.

Qui constitue  l’équipe de  Jalons pour l'histoire du temps présent ?

Sophie BACHMANN : au niveau interne, c’est le fruit d' une collaboration entre la Direction des archives - le SDEC pour ce qui est de la définition de la ligne éditoriale, de la gestion des droits, de la diffusion du site, du suivi des usages, etc., et les  documentalistes qui font les recherches thématiques - et le studio Hypermedia rattaché à la Direction de la production et de l’édition qui définit l’architecture du site, les outils de navigation, qui intègre les contenus aussi bien audiovisuels qu' écrits. Le site est réalisé complètement en interne à l’exception des notices d’accompagnement des vidéos qui sont rédigées par des enseignants historiens. Il est hébergé par l’Ina.

Comment accéder au contenu du site ?

Sophie BACHMANN :  Ce millier de documents est déployé sur une ligne chronologique du temps. Il suffit de Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrecliquer sur cette fresque interactive pour accéder aux documents ou bien d'utiliser le moteur de recherche qui propose différents modes d’accès : un mode de recherche simple, une recherche avancée permettant de croiser les descripteurs ; on a prévu également une possibilité de recherche aidée par thèmes et par lieux. En outre, lorsqu’on fait une requête celle-ci peut être affichée en mode "fresque" mais aussi sous la forme  plus traditionnelle d'une liste ainsi qu' en mode "carte". On a imagé une carte vectorielle qui permet d'affiner le lieu jusqu’à la région ou la ville par un système de zooms successifs.
L’accès peut se faire librement dans ce que l’on appelle le mode découverte à partir du site de l'Ina. Mais les vidéos y sont seulement consultables. A partir du moment où l’on souhaite télécharger des vidéos,  avoir accès à des fonctions avancées, il convient de  s’abonner.

Existe-t-il une formule d'abonnement pour les établissements scolaires ?

Sophie BACHMANN : il existe en effet un abonnement réservé aux établissements scolaires et aux médiathèques. Compte-tenu de la disparité des équipements des établissements scolaires, il existe plusieurs cas de figure. Certains établissements utilisent Jalons pour l'histoire du temps présent à partir du site grand public : ils se privent ainsi d’une cinquantaine de documents qui ne sont pas sur le site grand public pour des raisons de droit, ou parce qu'il s'agit de sujets de propagande lourde qu’on n’a pas voulu laisser en libre accès.
L’abonnement réservé aux établissements donne accès au téléchargement. Par exemple, un enseignant peut télécharger depuis son domicile les documents qu'il souhaite pour son cours sur une clé USB ;  il peut ensuite visionner ces documents avec ses élèves à partir d'un ordinateur de l’établissement sans être forcément relié à Internet.  Pas besoin de retenir la salle multimédia, un simple vidéoprojecteur suffit.
Autre exemple :  si  un enseignant veut faire travailler ses élèves sur la lecture de l’image, ou si un documentaliste veut organiser une séance de recherche documentaire avec une classe, il peut faire travailler les élèves à partir du site : les élèves vont devoir sélectionner des documents et pouvoir les télécharger en toute légalité.  Faire chercher aux élèves les grandes étapes de l’évolution de la condition féminine depuis 1945 à partir de Jalons pour l'histoire du temps présent peut être un bon exercice pour valider le B2i.
La version abonnés donne également accès à un classeur dans lequel les utilisateurs peuvent capitaliser une sélection de vidéos sur un thème.

Combien coûte l'abonnement à Jalons ?

Sophie BACHMANN : l’abonnement annuel pour un collège est de 250 euros, 350 euros pour un lycée et 500 euros pour une cité scolaire. Il existe un tarif individuel par utilisateur de 2 euros par utilisateur (pour un minimum de 25 utilisateurs) qui est utilisé quand un établissement ne veut abonner qu’une ou plusieurs classes ou un niveau. C’est ainsi que le Conseil Général des Landes abonne à Jalons pour l'histoire du temps présent toutes ses classes de 3è.

Combien comptez-vous d’abonnés ?

Sophie BACHMANN :   on a un millier d’ établissements abonnés, moitié collèges moitié lycées. Pour les abonnements, nous passons par l’intermédiaire de plate-formes spécialisées. Il y a les deux plate-formes de distribution commerciale : le Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreCanal Numérique des Savoirs et le Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreKiosque Numérique pour l’Education. Dans certaines académies ou collectivités territoriales, Jalons est intégré au portail de ressources. C'est le cas de Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreCorrélyce, le portail de ressources de la Région PACA qui a fait l’acquisition d’abonnements à Jalons pour l'histoire du temps présent  pour l’ensemble de ses lycées.

Quelles sont les conditions d'utilisation des images et des enregistrements proposés dans Jalons ?

Sophie BACHMANN : les sélections faites au sein des archives de l’Ina sont examinées par nos juristes qui déterminent si ces documents peuvent être utilisés pour une exploitation de type extranet ou bien sur internet. L'extranet concerne le public abonné qui va pouvoir télécharger les documents, les reproduire dans certaines limites - pour les besoins du cours -. On peut imaginer demander aux élèves de graver une sélection, ce qui tout à fait autorisé. Il s'agit à la fois de droits de représentation, de droits de reproduction partiels et limités à l’établissement et de droits de publication. Un enseignant qui voudrait publier un "parcours" sur un site académique ou sur Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreEducnet est tout à fait autorisé à le faire, cela figure d'ailleurs dans nos conditions juridiques d’utilisation.
Bien évidemment ces droits de représentation et de reproduction sont limités à la durée de l’abonnement.

Quels choix avez-vous faits en terme de structuration de contenus ?

Sophie BACHMANN : un cahier des charges nous avait été donné par le Ministère qui précisait l'intention éditoriale du projet. Il fallait concevoir un site qui permette aux enseignants et aux élèves d’accéder à des documents sources pour l’histoire du 20e siècle. L' interface devait faciliter les usages. La navigation en mode fresque est tout à fait intuitive puisqu'il suffit de passer la souris sur l’ensemble des vignettes correspondant aux vidéos pour avoir une idée de ce que l'on trouve dans le site. 
Tous les documents sont accompagnés d’une notice documentaire qui permet de sourcer avec précision le document. Le travail sur le document figure dans les programmes depuis un certain nombre d’années, mais  il est vrai qu'on entend encore beaucoup d’acteurs du système éducatif  ne pas citer  les sources des vidéos, par exemple... Avant la télévision,  il y avait la presse filmée. Il n’y a pas que des sources Ina puisque nos fonds de presse filmée ne commencent véritablement qu'en 1940. Pour la période 1914-1940, on a acheté les droits d’archives chez Pathé-Gaumont. C'est pourquoi pour chaque document on précise non seulement sa date de diffusion mais aussi l’origine du programme. Le document peut provenir d' Antenne 2, de l’ORTF, de la RTF... : cela fait partie de l’histoire des sources qu’il faut connaître. On trouve dans la page d’accueil un Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehistorique des sources qui permet aux enseignants  de se former à ces sources un peu particulières.
On précise également le genre, c’est-à-dire s'il s'agit de presse filmée, de journaux télévisés, de documentaires, de magazines. On renseigne également des descripteurs thématiques, personnes et lieux.

Comment est effectué ce travail de recherche et de rédaction ?

Sophie BACHMANN : à l’origine, on a récupéré les notices documentaires de l’Ina. Mais ces notices sont encore hétérogènes puisqu’elles ont été faites à différents moments de l’histoire de la télévision. Le travail de nos auteurs-enseignants est justement d’harmoniser ces notices. On leur propose une grille, qu’ils vont compléter. Eux qui sont historiens vont pouvoir par exemple identifier des personnages qui ne l’ont pas été à l’origine. Dans le même temps, l’ensemble de ces informations est récupéré pour enrichir notre base documentaire.
En plus de cette notice documentaire, on propose une note de contexte historique. Les études qu’on avait faites en amont de la naissance du site nous disaient que les enseignants avaient besoin certes d’images brutes, mais qu’il fallait que ces dernières soient contextualisées. Cette note de contexte historique est accompagnée d'une note d’éclairage média qui doit faciliter la lecture de l’image. Cet éclairage média peut comporter deux types d’informations. D’une part, les conditions de production du document ; par exemple pour des extraits de ce que l’on appelle « les duels » des seconds tours des élections présidentielles, on va expliquer comment ce type de débat a été inventé  en 1974. C’est ce que l’on appelle les conditions de production du document. D'autre part, la note peut aussi pointer la façon dont le document a été construit d’un point de vue sémiologique ; par exemple, comment un document de propagande insiste sur tel ou tel aspect, s'il est mensonger ou pas. Nous demandons à nos auteurs de souligner « ce que l’on voit » mais aussi « ce que l’on ne voit pas » dans le document.
Le troisième outil que l’on propose est la transcription intégrale de la bande-son. Cette transcription est synchronisée à l’image, c’est-à-dire qu’à tout moment on peut savoir où on est dans le déroulement de la vidéo et lorsqu’on sélectionne un passage de la transcription la vidéo va se positionner précisément au passage que l’on souhaite étudier.

Le site a-t-il connu des évolutions dernièrement ?

Sophie BACHMANN : il y a deux ans, on a créé un onglet «Pédagogie». Au début on pensait que les enseignants allaient s’approprier l’outil tel quel, construire leur propre parcours ; or les usages étaient un peu lents à démarrer. A l’inverse des usages réels se créaient. On a donc voulu à la fois rendre compte et publier ces retours d’usages. Ceux-ci peuvent servir d’exemples - non pas de modèles !- à des enseignants qui débuteraient avec Jalons pour l'histoire du temps présent.
On a intégré pour la rentrée scolaire 2009  plus de trente  parcours pédagogiques nouveaux, ce qui les porte à  cinquante. On est allé explorer les sites académiques, très producteurs : par exemple les sites de l’académie de Grenoble, de l’académie d’Amiens ou encore de l’académie de Versailles. Avec leur accord, on a intégré ces "parcours" dans l’interface. Pour les enseignants qui  le souhaitent nous avons fait des sélections de vidéos qui correspondent à chaque ligne du programme scolaire.
Autre nouveauté : on propose une sélection de 300 documents qu’on appelle les «incontournables». Cette sélection a été faite en interne, elle a été complétée, corrigée, validée dans le cadre d’échanges avec les experts du Ministère de l’Education Nationale. L’ensemble des notices est d’'ailleurs validé par le Ministère de l’Education Nationale : les professeurs peuvent  donc envoyer leurs élèves en toute sécurité sur le site.

Qui sont les principaux utilisateurs de Jalons ? Les enseignants d'histoire ?

Sophie BACHMANN :  Oui, mais pas uniquement. C’est un site qui a une vocation transversale. Il est beaucoup  utilisé en sciences économiques et sociales, en lettres également, en histoire des arts maintenant, mais aussi en sciences.

Avez-vous des retours de la part des enseignants à propos de Jalons ?

Sophie BACHMANN : On voit surtout les retours quand on fait une veille sur les sites académiques, les sites associatifs, etc. On a un partenariat avec Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreLes Clionautes qui publient sur leur site le "Jalon du mois" élaboré par un enseignant qui a utilisé  Jalons avec ses élèves. Quelquefois des enseignants nous appellent directement.
Un groupe inter-académique travaille dans le cadre de la Sous-Direction des technologies sur la rédaction de parcours qui sont aussi intégrés dans Jalons et diffusés sur Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreEducnet.
On rencontre également les enseignants par exemple au Salon de l’Education Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreEducatice, lors de festivals comme les «Rendez-vous de l’Histoire» de Blois où nous allons chaque année et où nous faisons des ateliers pédagogiques. Cette année aux «Rendez-vous de l’Histoire» de Blois, trois ateliers étaient menés par des enseignants.
Au cours des derniers mois, on a travaillé pour améliorer le confort d’utilisation grâce à une image plus grande et de meilleure qualité et pour affiner les possibilités de recherche. On a augmenté l'offre de ressources en géographie, en éducation civique, en histoire des arts. On a aussi amélioré le classeur et je pense que, dans les prochains mois, on va travailler sur les outils, les services qui peuvent être associés au site.

D'autres projets pédagogiques sont-ils actuellement à l’étude à l’Ina ?

Sophie BACHMANN : Jalons est notre site éducatif privilégié à l’INA.  Sur le modèle de Jalons qui a beaucoup séduit, on a développé d’autres fresques interactives qui sont proposées à tout internaute.
Par exemple on a construit des fresques avec des régions, notamment la région PACA, les régions Bretagne et Pays-de-Loire. On propose des documents régionaux qui permettent aux enseignants de travailler avec leurs élèves sur ce qu’on appelle le fait local ou de travailler en géographie. On avait aussi fait au moment de la Présidence française de l’Union Européenne une frise qui s’appelle Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreL’Europe des cultures : c’était une fresque bilingue qui proposait des documents sur des artistes de l’ensemble des pays de l’Union Européenne. L’ensemble de ces documents est accompagné d’une notice documentaire, d’une note de contexte et de la transcription. C’est ce que l’on appelle du «rich media», c'est-à-dire des archives qui sont éditorialisées.
De la même façon,  nous avons rassemblé sur une fresque les discours, allocutions et conférences de presse majeures du Général De Gaulle, à l’occasion de l’ouverture de l’Historial Charles De Gaulle aux Invalides.
On propose sur le site de l'INA un autre outil  enrichi par rapport aux archives brutes. Il s'agit d' entretiens interactifs de longue durée plutôt destinés aux professeurs et au public universitaire. Par exemple des entretiens avec une dizaine d’historiens contemporains ; des entretiens avec 110 témoins de la Shoah. C’est un travail énorme qu’on a conduit avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Ces outils sont-ils en libre accès ?

Sophie BACHMANN :  L’ensemble des vidéos qui sont sur le site de l'INA peuvet être utilisé librement par les enseignants en classe. Cela représente des milliers d’heures qui couvrent des thèmes très larges : les sports, la politique, les arts et la culture, la publicité - toutes les publicités depuis 1968 qui sont un outil éducatif extraordinaire - la fiction, les sciences et techniques, l'histoire et les conflits, l'économie et la société. 
La seule restriction se situe au niveau de l’acquisition de la ressource,  c’est-à-dire que le téléchargement est payant -à des prix qui restent cependant très modiques : de 1 à 4 euros, 8 euros pour les plus chers-. Dans la Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreBoutique en ligne, il y a un onglet éducatif où on met en avant des vidéos qui peuvent être ou visionnées librement ou téléchargées.
Enfin, nous éditons deux DVD-ROM dont l’un est très connu des documentalistes : « Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreApprendre avec la télé : le JT » qui a été fait en partenariat le CEMEA et le CLEMI. L'autre DVD-ROM s'appelle  «Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtre Images de guerre 1940-1945 » et est distribué par Arcades.Tous les DVD édités par l’Ina sont diffusés auprès des établissements scolaires par des distributeurs institutionnels comme l’ADAV ou ARCADES.
Je voudrais ajouter que tout ce qui concerne l’éducation à l’image est très transversal à l’Ina qui s’est doté d’une Direction de la recherche et de l’enseignement. L'Ina propose plusieurs cycles de formation qui vont de la formation initiale à destination des futurs professionnels de l’audiovisuel à la formation continue. On a inauguré il y a maintenant deux ans deux master : un master Métiers du patrimoine et un master Métiers de la production dont la première promotion vient de sortir. D'autres formations sont ouvertes aux documentalistes.

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