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Le lycée Emile Mathis à Schiltigheim (académie de Strasbourg)

Les effets escomptés du projet

  • Sur les acquis des élèves :
    • Les espaces créés doivent, dans un premier temps, favoriser la mise au travail des élèves mais aussi développer un sentiment de bien être dans l'établissement. La qualité des équipements et la médiation opérée par les personnels du learning centre sont envisagées comme des catalyseurs et doivent impulser une dynamique positive à tous points de vue.
  • Sur les pratiques des enseignants :
    • Les matériels, les espaces et les services disponibles au travers du learning centre seront des outils au service de la pédagogie et doivent ainsi améliorer le confort de travail des enseignants.
    • Le learning centre ouvre le champ de l'innovation pédagogique : les expérimentations menées impulsent alors une évolution des pratiques professionnelles, pratiques plus adaptées aux difficultés et ambitions des élèves.
    • Le learning centre doit également être le moyen de faire se rencontrer les élèves et les professeurs en dehors de l'espace classe.
  • Sur le leadership et les relations professionnelles :
    • Le travail en équipe devient de plus en plus une pratique courante.
  • Sur l'école / l'établissement :
    • Le climat scolaire doit positivement évoluer. Les résultats et l'ambition des élèves devront suivre la même tendance.
    • plus généralement, sur l'environnement :
    • Le learning centre doit devenir un carrefour dans l'établissement mais aussi dans son environnement proche (ouverture sur le quartier, sur la ville, sur le territoire national) ainsi que vers le monde professionnel).

Projet d'aménagement (plan, descriptif et modélisation)

Durée : 45min03s Auteur : Les élèves de 1ère année du Diplôme des Métiers d'Art du Lycée d'Autun

Sous la direction de leur professeur Sylvain Baligand, les élèves des sections d'arts appliqués du lycée Bonaparte à Autun traduisent à leur manière le concept « Learning centre ».

Le lycée professionnel Danielle Casanova à Givors (académie de Lyon)

Faire évoluer les espaces au lycée Casanova : suite à notre participation au séminaire « du CDI au Learning Centre » organisé à Poitiers en mars 2011, nous avons ébauché une réflexion sur les usages du CDI dans notre lycée professionnel, et, plus largement, sur les « lieux de vie » au lycée.

Des constats

1 – Relation CDI-Vie scolaire

Lorsqu'ils sont au lycée, en dehors de leurs heures de cours, les élèves peuvent fréquenter différents lieux : la cour de récréation ou le préau, le foyer des élèves, le CDI. Il n'y a pas de salle de permanence dans le lycée.
Chacun de ces lieux est dévolu à des usages précis, avec des règles précises. Globalement, les élèves savent très bien ce qui est autorisé ou interdit selon les lieux.
Le foyer est un lieu de détente et de loisirs (on peut y jouer), c'est le seul endroit du lycée où on peut utiliser son téléphone portable et écouter de la musique. Parfois, certains y font leurs devoirs.
Le CDI est essentiellement un lieu de travail. Tous les élèves y viennent avec leur classe pour des activités dans le cadre des cours. Certains y viennent individuellement pour travailler. D'autres y trouvent de quoi occuper agréablement un moment, avec des romans, des bandes dessinées, des magazines. Les téléphones et baladeurs sont interdits. Le cas des autres objets nomades (ordinateurs portables, tablettes…) n'est pas prévu par le règlement.
Le foyer est ouvert quand un assistant d'éducation peut le surveiller. Le CDI est ouvert 30 heures par semaine (fermeture le mercredi et de 12 à 13 heures les autres jours). Il reste, en semaine, des moments où les élèves n'ont pas d'autre lieu que le préau pour « passer le temps ».
CDI et Vie scolaire ont donc à certains égards des rôles qui se ressemblent, se complètent, mais ne sont pas forcément concertés.

2 – Modes de travail des élèves

En LP, les nouveaux programmes favorisent les travaux en autonomie (présentation de dossiers pour les épreuves du bac, par exemple en arts appliqués, en économie-droit…).
De plus, l'hétérogénéité de nos élèves implique souvent de pratiquer une pédagogie différenciée, parfois jusqu'à l'individualité : pensons par exemple aux élèves en grande difficulté scolaire (lecture, écriture…), ou aux élèves d'origine étrangère en difficulté avec la langue française.
Le travail en autonomie se fait essentiellement au CDI, où les postes informatiques et les petites salles de travail peuvent être utilisés à cet effet. Cependant, cet équipement est assez vite saturé. Il faut songer à réorganiser les conditions de travail en autonomie des élèves, pour leur donner plus de souplesse et plus d'ampleur.

Des questions

Comment mettre en place une action concertée entre le CDI et la Vie scolaire ? Travailler ensemble pour gérer les flux d'élèves, tout en gardant à chaque lieu ses caractéristiques fortes. Notamment, le CDI doit rester un lieu où l'on doit pouvoir travailler, soit avec sa classe, soit en autonomie.
Comment repenser les différentes activités des élèves dans le lycée, scolaires ou non, pour leur permettre de les réaliser dans les meilleures conditions ?
Quel système mettre en place qui permettrait le travail en autonomie des élèves, garantirait leur sécurité ainsi que celle des équipements du lycée ?
Comment gérer l'afflux imminent des outils nomades bientôt indispensables ?

Des pistes

  • Travail sur la requalification des lieux, par exemple :
    • l'emplacement de la vie scolaire et le bureau du CPE.
    • suppression de la salle vidéo (peu utile depuis que les classes sont équipées), remplacement par une salle de travail équipée
    • mise en service d'une autre salle à proximité
  • Travail sur les temps d'ouverture du CDI et du foyer
  • Travail sur les activités proposées aux élèves dans les différents lieux de vie (pourquoi pas des magazines au foyer, par exemple) et sur les activités autorisées.
  • Travail (avec les enseignants) sur les matériels, outils, logiciels… à mettre en place
    • pour répondre aux exigences des nouveaux programmes et aux caractéristiques de nos élèves.
    • pour permettre des scénarios pédagogiques innovants et différenciés
    • pour aider les élèves à s'approprier les lieux et construire leurs parcours personnels.

Isabelle Reverchon, professeur documentaliste
Le 13 mars 2012