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Dossier

Quignard

L’adaptation cinématographique du texte littéraire : Tous les matins du monde du texte de Pascal Quignard au film d’Alain Corneau

par Geneviève Merlin, professeur de Lettres et de Cinéma, lycée de la vallée de Chevreuse à Gif-sur-Yvette

 

Transpositions

Mise en drame [1]

Le transfert des événements, dialogues et descriptions est étudié à travers :

  • la confrontation des deux modes de fragmentation du texte et du découpage [2] :
    - chapitres courts, dispositif séquentiel segmenté par le monologue continu,
    - recours à la parataxe, usage du plan fixe en montage cut ;
  • le choix des lieux [3] ;
  • les effets de sens de l’inscription de l’action dans un flashback.

 

Temporalité

On analyse les correspondances et décalages entre temps du texte et temps du film à partir des opérations suivantes :

  • suppressions, condensations ;
  • ajouts, dilatations, amplifications ;
  • transformations, déplacements.

On repère les marques temporelles en étudiant à l’échelle du film et d’une séquence :

  • l’inscription de l’action dans l’époque du récit ;
  • les scansions du temps chronologique marquées par le texte du monologue et les raccords de montage ;
  • les ellipses.

On étudie la contribution de ces éléments à la dramatisation et les incidences sur la temporalité du recours au flashback.

Mise en scène

On identifie les partis pris de mise en scène et leurs effets sur la diégèse,

  • dans une scène [4] :
    - composition du cadre et organisation de l’espace filmique :
            - place de la caméra,
            - mouvements des acteurs,
            - lien entre cadre et mouvements dans le cadre ;
    - rendu de la durée :
            - relation entre fixité, durée du plan et profondeur de champ,
            - dialectique plan serré/large, long/court,
            - direction des regards, interaction champ contrechamp ;
  • dans un lieu [5] : variations de cadre et de lumière signifiant sentiments et passage du temps.

L’étude du générique est une entrée féconde pour interroger le dispositif visuel et sonore et la lecture qu’il engage :

  • mention de l’œuvre ; désignation des auteurs, de l’équipe du film ;
  • usage du gros plan ;
  • couleur rouge du lettrage, dont on repère les échos dans le film.