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Pour mémoirePour mémoire

L'appel du 18 juin 1940

Introduction

Au mois de juin 2010 nous commémorerons le soixante-dixième anniversaire de l’appel du 18 juin prononcé par le général de Gaulle et communément reconnu comme un document patrimonial de notre histoire. Si elle est aussi anniversaire d’une défaite (la bataille de Waterloo) cette date du 18 juin, anniversaire d’un acte fondateur, marque incontestablement l’histoire de la Nation France. Elle crée même sa propre histoire, suffisamment efficiente pour ne pas avoir besoin de rappeler le millésime, ne parle-t-on pas de l’« appel du 18 juin », de l’« Homme du 18 juin » sans autre précision, au point que bon nombre des élèves de nos classes hésitent entre 1939, 1940 et 1944 ?

Associée à un homme au parcours à la fois classique et hors du commun, associée à un moment-clef d’un conflit au cours duquel la République la plus longue de l’Histoire de France vacille et se saborde, la date du 18 juin est dès lors teintée d’ambiguïté et de mystère. Ambiguïté des temps de création du texte, un départ précipité et le refus d’un arrêt des combats, ambiguïté aussi de son insertion dans des apprentissages scolaires, nous y reviendrons. L’appel du 18 juin se présente à la fois comme un document « facile » à étudier et comme un document éminemment dangereux. Le terme est certes un peu fort mais il veut alerter sur les risques qu’il y a à étudier un document d’histoire sous l’angle de ce qu’il n’est pas. L’appel du 18 juin n’est ni une prémonition, ni une prophétie. Il est cependant assez souvent utilisé comme une espèce de document-source annonciateur du cours de l’enseignant, cours qui conduit de la résistance à la libération de la France comme une sorte de chemin, difficile certes, mais pour ainsi dire inéluctable, comme inscrit dans ces quelques lignes rédigées dans l’urgence, puis réécrites à plusieurs reprises et âprement discutées par les autorités anglaises.

Cependant, il reste bien évidemment un document patrimonial et appartient aux grands repères chronologiques et spatiaux imposés en classe de troisième. C’est aussi le seul document sur la résistance inséré dans les programmes de cette même classe mis en relation avec des témoignages. Pour les nouveaux programmes de 3e, applicables à la rentrée 2012, « Pétain et de Gaulle illustrent les deux attitudes devant la défaite militaire » et « La Résistance est abordée à travers l’exemple d’un réseau d’un mouvement ou d’un maquis. Une mise en perspective permet d’expliquer la place de la France Libre, ses liens avec la Résistance intérieure et le rôle qu’elle a joué dans son unification » (nouveaux programmes de 3e). Dans les capacités attendues de l’élève, connaître et utiliser le repère suivant, il est l’un des quatre repères retenus pour le thème « Effondrement et refondation républicaine ». Dans les programmes actuels des classes de 1re, il s’intègre à la sous-partie consacrée à la France dans la Seconde Guerre mondiale, portant sur les composantes et l’action de la Résistance intérieure et de la France Libre. Pour l’école primaire, le cycle 3 propose une connaissance de la France contemporaine inscrite dans un cadre européen.

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Conception et réalisation du dossier


Auteur : Pierrick Hervé, professeur d’histoire en CPGE littéraires, lycée Camille Guérin, Poitiers.
Chargée de mission : Marie-Christine Bonneau-Darmagnac
Chef de projet éditorial : Bernard Clouteau
Graphiste : Julien Lassort
Iconographe : Laurence Geslin
Intégration technique : François Thibaud
Intégration éditoriale : Fanny Dieumegard
Secrétaire de rédaction : Julie Desliers-Larralde