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Poètes

René Char

René Char, écrivain français, (1907 – 1988). Vers 1950<br />
© Rue des Archives / AGIP René Char, écrivain français, (1907 – 1988). Vers 1950
© Rue des Archives / AGIP

René Char est né en 1907 dans le Vaucluse à L’Isle-sur-la-Sorgue. L’enfance dans la grande maison familiale du pays des Névons reste un refuge et une source d’inspiration poétique intarissable pour l’adolescent solitaire et épris de liberté. La perte – du père, de la jeunesse, du pays natal – nimbe ses poèmes d’une tendre mélancolie et d’une beauté douloureuse.
La rencontre avec Éluard en 1929 incite le jeune homme de 22 ans à rejoindre Paris où il découvre Aragon, Breton et les surréalistes, groupe auquel il adhère un temps avant de s’en éloigner en 1934.
Durant les années 1939-1945, période névralgique de la Seconde Guerre mondiale, René Char, homme de révolte et de colère, ne peut se contenter d’un attentisme passif. Sous le nom de capitaine Alexandre, il participe activement à la résistance. Cette implication politique et historique retentit durablement sur le sens et la forme de sa quête poétique, dont l’unité vole en éclats. Seuls des notes éparses, des fragments de récits discontinus, des îlots de pensée, qui deviendront une fois la paix revenue les Feuillets d’Hypnos, permettent de « résister » à l’occupant, de témoigner de l’engagement nécessaire, de conjuguer souffrance et espérance.
Jusqu’à sa disparition en 1988, René Char ne se départit pas d’un pessimisme profond. Ami d’Albert Camus, avec qui il entretient une longue correspondance, il s’adonne également au dessin et à la peinture. Les Matinaux (1950), La Parole en archipel (1962), Fenêtres dormantes et porte sur le toit (1979)… Toute l’œuvre poétique met en mots le combat obstiné contre la mort et l’oubli, célèbre et sublime le culte de la Beauté et de l’Amour.

Fragment « 128 » des Feuillets d’Hypnos