MUNAÉ

Musée national de l'Éducation

Dossiers documentaires

Les grandes thématiques de l'histoire de l'Éducation

Les documentalistes du musée vous proposent des dossiers synthétiques sur l'histoire de l'éducation.

Le certificat d'études primaires

Dossier réalisé par Sylvie Lefaucheux.

Le certificat d’études primaires (CEP) ou certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), appelé plus communément certificat d’études, a existé pendant plus de 100 ans. Créé par Victor Duruy en 1866 puis institué en 1882 par Jules Ferry qui rend l’instruction obligatoire de 6 à 13 ans, ce diplôme emblématique marquait la fin de l’enseignement primaire et attestait des connaissances de base acquises par les élèves.

Initialement destiné pour la majorité des enfants quittant l’école obligatoire, le certificat d’études était en fait un examen plus ou moins réservé à l’élite des élèves.

Avec l’allongement de la scolarité obligatoire (jusqu’à 14 ans en 1936 puis 16 ans en 1959) et l’explosion démographique du second degré, le certificat d’études devient de moins en moins important au fil du temps. Il est officiellement supprimé en 1989.

  

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Le baccalauréat

Dossier réalisé par Kristell Gilbert.

Le baccalauréat a été créé en 1808 par Napoléon Bonaparte. Il s’agissait au départ d’un examen d’entrée à l’université uniquement oral et destiné à une élite de garçons : à la première session de 1809, seuls 31 candidats ont été reçus. La première femme bachelière, Julie Victoire Daubié, a obtenu son baccalauréat en 1861.

En 1965, sont créés les baccalauréats de technicien, en 1986 les baccalauréats professionnels. En 2020, plus de 70000 candidates et candidats ont été reçus dans une des filières du baccalauréat, dont 53 % dans la voie générale et 47% dans la voie technologique ou professionnelle.

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Les bataillons scolaires

Dossier réalisé par Sylvie Lefaucheux.

 

Après la défaite de 1870 et l’esprit revanchard ressenti en France, la pratique de la gymnastique et des exercices militaires se met en place dans des établissements d’enseignement primaire et secondaire, afin de faire des élèves des citoyens et des soldats.

Les bataillons scolaires sont institués par le décret du 6 juillet 1882, signé par le Président de la République et les ministres de la Guerre, de l’Instruction publique et de l’Intérieur.

Pour constituer un bataillon scolaire, il faut au minimum 200 participants âgés d’au moins 12 ans (4 compagnies de 50 enfants chacune). Celui-ci est soumis à autorisation préfectorale, après l’avis d’une commission d’inspection et est placé sous les ordres d’anciens militaires.

Ce dispositif de la République concerne donc surtout les zones urbanisées et industrialisées et il touche principalement les écoles primaires. Il connaît à ses débuts un certain engouement dans les communes, qui se manifeste lors des défilés. Il est à son apogée en 1886, stable les années suivantes, avant de décliner et d’être supprimé en 1892.

Les causes de son échec sont multiples : changement de contexte politique, difficultés matérielles des municipalités, hostilité des catholiques, des instituteurs, des parents et des militaires.

Les bataillons scolaires vont être remplacés par des sociétés de gymnastique et de tir.

 

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Le brevet

Dossier réalisé par Kristell Gilbert.

En 1816, une ordonnance royale crée le brevet de capacité destiné aux instituteurs primaires. La loi du 16 juin 1881 confirme que «  nul ne peut, en France, exercer les fonctions d'instituteur ou d'institutrice titulaire, d'instituteur adjoint chargé d'une classe ou d'institutrice adjointe chargée d'une classe, dans une école publique ou libre, sans être pourvu du brevet de capacité pour l'enseignement primaire ». Il existe alors deux brevets de capacité : le brevet élémentaire obligatoire et le brevet supérieur, qui accorde des avantages supplémentaires à celui qui le possède. Le brevet élémentaire peut être obtenu à partir de l’âge de 16 ans. Il permet d’accéder outre le métier d’enseignant à des postes dans l’administration. Le décret du 20 octobre 1947 crée le Brevet d’études du premier cycle du second degré (BEPC). Celui-ci « est substitué au brevet élémentaire dans tous les décrets réglant l’entrée en première année des écoles normales ». Dans les administrations et les entreprises nationalisées, les titulaires du BEPC bénéficient d’avantages au moins équivalents à ceux possédant le brevet élémentaire. Depuis 1987, le BEPC est devenu le Diplôme national du brevet.

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L'enseignement secondaire des jeunes filles

Dossier réalisé par Kristell Gilbert

En 1861, alors même qu’il n’existe pas d’enseignement secondaire public féminin, Julie-Victoire Daubié (1824 – 1874) obtient l’autorisation de passer le baccalauréat dans l’académie de Lyon et devient la première bachelière. Il faudra attendre une circulaire du Ministre de l’Instruction publique, Victor Duruy, de 1867 pour la création de cours secondaires publics pour jeunes filles, et une proposition de loi du député Camille Sée votée en 1880 pour la création de collèges et lycées de jeunes filles. Cependant, ceux-ci ne préparent pas au baccalauréat. Ce n’est que le 25 mars 1924 que les lycées et collèges de jeunes filles sont autorisés à préparer au baccalauréat. Mais garçons et filles sont encore généralement séparés et le chemin vers la mixité est encore long. Celle-ci n’est rendue obligatoire qu’avec la loi Haby de 1975 et ses décrets d’application parus en 1976.

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