MUNAÉ

Musée national de l'Éducation

Le musée

Service du Réseau Canopé, héritier du Musée pédagogique créé par Jules Ferry en 1879 et labellisé « Musée de France », le Musée national de l’Éducation (MUNAÉ) est chargé de la valorisation scientifique, patrimoniale et documentaire des fonds liés à l’éducation scolaire et familiale, à travers des animations et expositions proposées tout au long de l’année, dans une double implantation à Rouen (Centre d’expositions et Centre de ressources).

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Histoire

Du Musée pédagogique au Musée national de l’Éducation

Fondé à Paris par Jules Ferry en 1879, le Musée pédagogique est un élément de la politique qui se met alors en place en faveur de l’instruction populaire. Dans l’esprit de son fondateur, le Musée pédagogique «est fait pour rendre à notre instruction primaire les mêmes services que rend à l’enseignement technique le Conservatoire des arts et métiers». Autrement dit, il s’agit d’offrir aux professionnels de l’enseignement une image concrète de la rénovation pédagogique en cours.

Au fil des décennies, la dimension historique et muséographique des collections alors conservées rue d’Ulm revêt une importance croissante. Aux documents initiaux : matériels scolaires, livres de classes, s’ajoutent d’importantes séries d’estampes, de photographies, de travaux d’élèves, de jeux et jouets éducatifs. Ces «Collections historiques», transférées à Rouen en 1980, forment le noyau de l’actuel Musée national de l’Éducation.

Le Munaé est en effet l’aboutissement d’un projet conçu au sein de l’Institut national de Recherche et de Documentation Pédagogique au début des années 1970. Il s’agit alors de réunir à l’échelle nationale un large patrimoine scolaire, à des fins de conservation, d’exposition et d’étude. D’importantes collections de matériel pédagogique constituées dans ce but par le CRDP de Rouen doivent ainsi être réunies aux Collections historiques héritières du Musée pédagogique. Le rassemblement des deux fonds sur le site de Rouen - Mont-Saint-Aignan, s’effectue dans le cadre du Musée national de l’Éducation, créé le 1er janvier 1980 au sein de l’INRP.

En 2001 la Maison des Quatre Fils Aymon, centre d'expositions du Munaé est l'objet d'une complète rénovation muséographique. En 2010, les collections et le centre de ressources du musée sont installés dans un bâtiment neuf et fonctionnel, 6 rue de Bihorel à Rouen (architecte : N. Fahmy). En 2011, le Munaé devient un service du Centre national de Documentation pédagogique (CNDP), aujourd'hui Réseau CANOPÉ.

Missions

Au nouveau Musée national créé le 1er janvier 1980, mission est donnée par le ministre de «regrouper de façon cohérente, en vue de permettre leur utilisation scientifique dans les meilleures conditions possibles, les témoignages matériels sur lesquels se fondent l’histoire de l’éducation» et d’œuvrer «dans la double perspective de l’ouverture au grand public et d’une exploitation rationnelle et fonctionnelle à des fins scientifiques».

Ministre de l'Éducation Nationale

À ce titre, le Munaé – Le Musée national de l’Education dispose d’un centre de ressources riche de plus de 900.000 documents relatifs à l’histoire de l’éducation en France du XVIe siècle à nos jours et d’un centre d’expositions ouvert à tous les publics.

Le Munaé – Le Musée national de l’Education entretient des relations de partenariat avec des institutions analogues à l’étranger, en particulier dans le cadre de l’International Symposium for School Museums and School History Collections.

En France, il joue un rôle de tête de réseau vis-à-vis d’un nombre croissant de musées locaux de l’école.

La Maison des Quatre Fils Aymon, un monument historique qui abrite le Centre d'expositions du Munaé

La Maison des Quatre fils Aymon, maison gothique des années 1470-1480, fait partie du « pittoresque » rouennais depuis longtemps. Passants, artistes et érudits lui ont consacré leur attention et leurs créations, en raison de la qualité de son architecture, de son ampleur et de son élégante ornementation. Son histoire, dont certains pans restent inconnus à ce jour, est longue et pleine de rebondissements. Construite par un riche notable, qui lui donne le nom de Maison des Quatre Fils Aymon, elle appartient par la suite, jusqu’au début du XIXe siècle, à des propriétaires issus du milieu textile, pour passer ensuite aux mains d’aubergistes et débitants de boissons, dont E.-A. Canu, qui réunifie le tènement en 1873. Malgré un premier niveau de protection par les Monuments Historiques, elle se dégrade et menace ruine. Les associations et la presse locales s’en émeuvent. Son attribution au Ministère de l’Education en 1977 la sauve finalement, après de nombreuses tergiversations et projets non aboutis.

Une architecture rare

Remarquable bâtisse à pans de bois et encorbellements, datant des années 1470-1480, la Maison des Quatre fils Aymon, actuel 187 rue Eau de Robec, est signalée par E. de La Quérière, historien et archéologue, dès les années 1840. Son inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1930, avec les maisons voisines au 185 et 183, est le premier acte de protection de cette « vieille maison gothique », qui a retenu depuis longtemps le regard des passants, des artistes et des spécialistes érudits séduits par la qualité de son architecture.

Elle comporte deux corps de logis en équerre, le bâtiment rue Eau de Robec présentant son pignon rue du Ruissel et est dotée, en limite sud de propriété, d’une admirable construction de la Renaissance rouennaise, le célèbre « Pavillon des Vertus », adjoint vers 1530.

Une longue histoire

Son histoire est connue de manière incomplète : bâtie par un notable, elle passe, jusqu’au premier tiers du XIXe siècle, à des propriétaires plutôt aisés liés aux milieux textiles implantés sur les rives du Robec. En 1873, A. Canu, débitant de boissons et entrepositaire, réunit les n° 183-185-187.

Avec la disparition du Logis des Caradas dans les années 1940, autre construction à colombages renommée de Rouen, la maison occupe désormais une place unique dans l’architecture domestique locale à pans de bois, malgré son toit en tôle, posé après les bombardements de 1940- 1944.

Après-guerre, la Ville de Rouen entreprend l’expropriation des occupants, et, au décès d’H. Hinfray, le dernier propriétaire-cafetier, elle achète à ses trois enfants l’ensemble immobilier en 1960.

Les historiens D. Lavallée, puis L.-R. Delsalle lui consacrent des études fondatrices. En 1961, les façades et la toiture sont classées au titre de Monuments Historiques, mais la maison menace ruine. Au cours des décennies 1960-70, elle est occupée illégalement, son intérieur pillé et ses boiseries Louis XV perdues. Le chantier voisin rue du Ruissel soustrait les appuis du tènement au sud et imposent de l’étayer.

Une difficile sauvegarde

La Société des Amis des Monuments Rouennais et la presse régionale interpellent régulièrement la municipalité, en raison de l’état inquiétant de la bâtisse et de ses décorations, qui ne fait qu’empirer.

Le sauvetage ne peut venir que d’une affectation sérieuse du bâtiment, rendue plus complexe par son état de dégradation. En outre, si le quartier est appelé à évoluer dans le cadre des projets de rénovation urbaine, la rue du Pont de l’Arquet et les abords semblent encore peu fréquentables.

De nombreux projets d’usage du bâtiment avortent : Musée d'art Normand, foyer Franco-Canadien, magasin d’antiquités, Maison de l’Europe de Haute-Normandie, foyer des Compagnons du Tour de France, siège de l’Association pour la sauvegarde du Paysage rural de Haute-Normandie.

L’attribution définitive est décidée en 1976, grâce à l'impulsion de M. Denieul, Directeur du cabinet du Ministre de l'Éducation R. Haby, et de F. Bourguignon, Conservateur des Monuments Historiques.

La maison est, dès lors, appelée à une autre destinée, publique et culturelle, de premier ordre : être la « vitrine en ville » du Musée national de l'Éducation, grâce à un montage financier associant l’État, la Région, le Département et la Ville.

L’ensemble immobilier dénommé Maison des Mariages, d’une surface d'environ 650m2 en « complet état de vétusté », est officiellement cédé à l’État à titre gratuit en 1977.

Un nouveau Musée national à Rouen

Les étapes d’étude et de restauration de la Maison des Mariages débutent en février 1978 et durent jusqu’à l’été 1982. L’analyse approfondie du bâtiment dicte désormais les restitutions d’éléments d’époque. Des choix techniques innovants permettent de conserver les poutres en bois d’origine, en ne remplaçant que les parties abimées par des bétons de résine coulés sur place. L’aspect gothique et pittoresque de la maison est, de ce fait, sauvé, dans les limites budgétaires imposées.

Parallèlement, les travaux scientifiques et les propositions muséographiques, en vue de l’ouverture de la nouvelle institution rouennaise, se poursuivent, entre aléas et découvertes fortuites. Le musée, ouvre le 19 avril 1983. Assez tôt, une nouvelle rénovation et mise aux normes se révèlent nécessaires et le musée ferme de 1996 à 2001. Les thèmes de l’exposition permanente sont revus en 2004 et, en 2014, le souci d’une meilleure prise en compte des différents publics impose de modifier le rez-de-chaussée.

Une restauration d’envergure pour l’enveloppe

L’inauguration du chantier de restauration de la Salle des Mariages, annoncée par voie de presse, a lieu le 1er février 1978. Les travaux commencent en juin de la même année.

Parmi les partis de restauration envisagés, G. Duval, Inspecteur Général des Monuments Historiques, choisit une solution novatrice appuyée par des technologies de pointe. Il s’agit d’employer, à grande échelle, une technique de réhabilitation jusque-là réservée à des interventions ponctuelles : le procédé hollandais (dit béta) de consolidation des pans de bois anciens par injection de résine sous pression. Cette méthode permet de concilier la patine du temps et les contraintes économiques.

Les poutres d’époque sont conservées, les zones en mauvais état étant remplacées par un béton de résine coulé sur place et reliées aux parties saines par des aiguilles en fibre de verre.

Un soin particulier est apporté à la préservation des matériaux anciens, chaque fois que cela est possible. G. Duval, aidé par D. Lavallée, s’attache à retrouver les agencements d’origine, par une lecture attentive des traces qui en subsistent. La redécouverte de dispositions anciennes à l’occasion du dégarnissage des maçonneries entre les colombages permet de valider certains choix de restauration.

Les essentages en ardoises protégeant pigearts, pans de bois et sablières des étages, sont restaurés ; 6000 nouvelles ardoises, remartelées à la main, côtoient dorénavant celles plus anciennes qui ont pu être récupérées. Une cage d’escalier en béton armé est créée et couverte d’ardoise. Elle solidarise les façades intérieures des deux immeubles, du XVe siècle, à l'angle de la rue du Ruissel, et du XVIIIe, au 183 rue Eau-de-Robec, auparavant tenus par de nombreuses dépendances sur cour et les trois escaliers desservant l'immeuble.

Les orientations muséographiques successives

Les travaux de gros œuvre s’achèvent à l’été 1981. Suite au transfert officiel de la maîtrise d'ouvrage, du Ministère de la Culture au Ministère de l’Éducation la même année, il faut maintenant « harmoniser le propos muséal avec la qualité de la maison qui l’abrite », selon les termes du premier directeur du musée S. Chassagne.

Le nettoyage des 1200m2 des pans de bois intérieurs permet la découverte, sur les solives de la grande salle du 1er étage, de décors dans le goût renaissance italienne, datés vers 1620. Des élèves de l’enseignement technique et leurs professeurs des L.E.P. Péguy, Jacquard et de l’E.N.P. de Canteleu participent aux aménagements intérieurs.

Retrouvez des visuels d'anciennes cartes postales de la Maison des Quatre Fils Aymon et du quartier Robec

 

 

L'équipe

Contacts :

prénom.nom@reseau-canope.fr / 02 32 08 71 00

Direction

  • Delphine Campagnolle, Directrice
  • Nicolas Coutant, Directeur adjoint

Département Conservation-Patrimoine

  •     Emmanuelle Macaigne, Responsable du département Conservation-Patrimoine
  •     Bertrand Lecureur, Chargé de conservation et de recherche
  •     Georgia Santangelo, Chargée de conservation et de recherche
  •     Emily Busato, assistante de conservation et de valorisation des collections
  •     Franck Renou, Régisseur des collections
  •     Christiane Deltour, Magasinier
  •     Corinne Flament, Magasinier
  •     Florian Bouelle, Magasinier
  •     Pascal Boissière, Photographe
  •     Roger Andrieux, Numérisation

Département Documentation-Communication

  •     Isabelle Arnoux, Responsable du département Documentation-Communication
  •     Kristell Gilbert, Documentaliste
  •     Sylvie Lefaucheux, Documentaliste

Département des Publics 

  •     Saadia Dahmani, Responsable du département des Publics
  •     Cécile Lavenu, chargée de médiation
  •     Julie Guimont, Agent d'accueil et de médiation
  •    Hélène Lepillier, Agent d'accueil et de médiation

          Service éducatif

  •     Laurence Carrez-Martin, Professeur du service éducatif
  •     Cindy Falaise, Professeur du service éducatif
  •     Céline Flament, Professeur du service éducatif
  •     Catherine Grémillon, Professeur du service éducatif
  •     Thierry Lamiraud, Professeur du service éducatif
  •     Philippe Leclair, Professeur du service éducatif
  •     Erick Staëlen, Professeur du service éducatif
  •     Benoît Vandenbeuck, Professeur du service éducatif
  •     Jean-Luc Villemin, Professeur du service éducatif

Médiation scientifique et partenariats universitaires 

  •     Laurent Trémel, Chargé de mission médiation scientifique et partenariats universitaires

Administration / Accueil / Logistique

 

  •     Delminda Duarte de Sousa, Responsable administrative
  •     Sophie Lebret, Assistante de direction
  •     Sabina Robert, Secrétaire photothèque
  •     Philippe Pain, Agent d'accueil, logistique et maintenance
  •     Christophe Leroux, Agent logistique et maintenance
  •     Christian Piterek, Technicien informatique
  •     Paul-Erwan Bonsens, Agent d'accueil et d'information
  •     Corinne Dupendant, Agent d'accueil et d'information